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Venus in furs

Venus in furs

 

Maartje Seyferth et Victor Nieuwenhuijs proposent une lecture linéaire du texte de Masoch , noir et blanc , tableaux vivants, intrication des séquences en un montage où l’onirisme tient lieu de possible/impossible. L’esthétisme de l’ensemble repose sur ce qui pourrait être scène fondatrice et qui ne l’est que dans le raconté, la fixation par le récit de ce qui n’a pas vraiment de forme mais pourrait trouver l’accueil chez le névrosé d’une réalité. On mesure en quoi les quelques scènes de torture sont en fait des jeux moraux dont l’enjeu est un questionnement sur la jouissance. La féminisation du personnage va bien sûr à l’encontre de la perversion cinématographique qui voudrait donner à voir l’irreprésentable puisqu’indicible. Il y a du Schulz chez ce personnage, ce par quoi le dessin, qui est toujours en aveugle justement, tente de faire monter la présence du réel , l’artifice de la douleur est ici celui du parlêtre face au réel. Comment y croire autrement que du point de vue névrotique obsessionnel qui veut chosifier la présence dans une scène réglée, c’est à dire qui tient à son fantasme, absolument. Il y a sans doute un quatrième temps du fantasme de l’enfant battu , celui qui viendrait se redoubler avec la première scène, anonyme, et non pas le scénario oedipien qui serait refoulé. C’est le temps du second tour auquel tend la cure qui ,cette fois, n’est plus du semblant puisque l’objet @ vient croiser celui de l’analyste, il n’est de fin de cure qu’au prix de la chute de ce doublet dans l’indifférence de l’Autre. La formule de Lacan , il n’y a de résistance que de l’analyste trouve ici tout son poids. Il n’y a pas de même de réaction thérapeutique négative. Ce qui questionne bien sûr thanatos. Plutôt que d’évoquer quelque biologisme originaire dont même Lacan a eu quelque mal à se séparer, il convient de questionner le mathème du fantasme non comme originaire historisé (tout arché est jungien y compris chez Freud ) mais bien comme $<>@ c’est à dire ce qui advient d’entre deux signifiants S1-$<>@-S2, béance de la parole qui demeure sans appui puisqu’il n’y a pas en l’Autre quelque assurance autre que la greffe fantasmatique du phallus. C’est bien ce qu’expérimente le phobique qui ne peut du langage que retenir le signe dès lors que chaque signifiant ne renvoie à aucun autre signifiant, ce en quoi le phobique vient croiser le masochiste qui expérimente la même chose mais depuis un fantasme réduit à sa pure minimalité. Toute cure rencontre de ce fait ce dispositif croisé. Conséquence bien sûr sur la question de la passe qui demeure inscrite dans la logique de 66, c’est à dire exactement des notes des Ecrits, une topologie de surfaces qui s’écrase sur le point triple du cross cap comme elle s’écrasait sur la rotation limite du miroir plan du schéma optique.

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