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octobre, dix jours qui ébranlèrent le monde

 

 

je retrouve cette note

Octobre est un étrange film sans personnage de lien sauf la foule, et justement le héros massacré à coup d’ombrelles, la prise du palais d’hiver est merveilleusement rythmée et sans doute que le collage de la musique de Chostakovitch est loin d’arranger les choses, il y eut un film de masse dont on retrouve parfois les traces

 

à revoir ce film, il convient d’indiquer quelques remarques supplémentaires, intrinséque extrinséque, Eisenstein est obéissant, il fait ce que lui demande son maître et s’il faut inventer de toute pièce une réalité , il le fait, s’il faut après couper Trotski, pas de problème, mais il demeure un formidable inventeur de forme, de sorte que si le texte est de propagande, il demeure que le souffle épique qu’il propose, les glissements sémantiques du montage, il y a là quelque chose qui ne peut plaire, la forme subvertit le fond, même si finalement tout le monde se tait ou meurt, que l’invention de Berlin et de Moscou va disparaître sous les bottes, la guerre et un dispositif narratif redondant, banal, stupide, et avec lui un cinema différent loin de l’opium capitaliste, laissant les cinemaniaques au plaisir de fouiller dans des archives pour découvrir des perles qui font bruit chez Godard, chez Debord, Isou, le monde aurait pu être, aurait pu et ne fut, ne fut. Il y a donc une question de fond que ne recouvre pas complétement GDH en associant Einsenstein à Documents , à Benjamin... l’orientation formelle pourrait effectivement avoir plusieurs formes. il n’est pas possible de traiter cette question sans resituer la question et du côté des origines et du côté du nouage fond forme politique. Tout cinema est politique. La question a été tranchée par Goebells qui n’a pas pu avoir Lang dans son système. il faut évoquer le cinema du peuple libertaire qui disparaît dans la boucherie tandis qiue 1917 voit se lever une aube, car on ne peut pas dire par exemple que la commune de Guerra soit un chef d’oeuvre ni plastiquement ni politiquement

Le croisement de la question demeure celle de l’agitprop et de l’invention, tant que ceux qui font ce cinema sont des inventeurs après on passe très vite au document d’intoxication, le petit film de Vertov sur l’agitprop train mérite  sa vision, Maiakovski et Vertov qui poinçonne les billets

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