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d un noeud l autre

d’un noeud l’autre

 

 

 

 

 

 

le hasard des déplacements d’objets me met sous les yeux une sphère tissée d’un nouage à quatre, la déformation topologique permet tout glissement imaginaire de forme mais celle-ci semble effectivement souligner la nécessité du quatre; cette question du tissage boroméen m’intrigue, ma question sur ce plan à Marc est restée sans réponse, mais bon, l’objet proposé était le plafond d’un établissement religieux, la boule que j’observais sur ma table était en quelque sorte un élémentaire de ce plafond. La question derrière est celle toujours d’une écriture à quatre où le sinthome n’est pas de réparation comme dans les trois termes de la psychose. L’occasion des propos de Darmon qui nous sert de départ semble faire écho à un malentendu mathématique, l’espace lacanien de Dugowson ne collant pas avec le mathème nodal; à cette occasion qui reprend toujours un rapport étrange voire ignorant avec les mathématiques proprement dites , nous devrions apprendre en quoi le passage des formules de la sexuation au noeud fait rupture. Lacan doit rendre compte de manière formalisée de quelque chose que le langage triture dans une sorte d’impasse du dire, la langue ne pouvant désigner que ce autour de quoi elle tourne et la logique auquelle elle réfère fatalement devient excentrique à une certaines logiques des propositions qui se construit sur un fondement externe; il s’agit de désigner  un objet mais cet objet n’est que l’effet du fondement par le langage, il y a un certain échec de la voie logicienne; et donc la rencontre avec un objet topologique cette fois qui manie le trois du fondement sans l’arrière fond du Un dans l’Autre; mais en même temps il y a échec d’un type de discours ; autre variable la suffisance psychanalytique en ces domaines, nous n’en serions pas restés à ces journées de Montpellier où un simple nombre complexe provoqua sidération, après le vidage de la salle, ailleurs, par ce même Marc parlant au CERF; nous ne serions plus dans le monde des idéalités mathématiques, encore aurait-il fallu y être un peu rentré; la distinction nécessaire entre ce qui serait un indéterminable de structure et sa forme jungienne n’est pas tranchée malgré tout; la langage implique une transmission écrite qui trace l’impossible d’une idéalité, mais d’une part cette trace est un work in progress, et d’autre part la genèse de l’écrit depuis le langage n’y est pas questionnée. En retour dans ce mouvement de supposée évidence, il n’est de trace écrite que d’un dire; il n’y a pas dans un sens comme dans l’autre de passage par le réel, nous demeurons dans un jeu d’opposition; impossible d’ailleurs de lier quelque chose du côté de l’esthétique, le sublime demeure kantien

En tout cas Lacan essaie de repartir d’un point, point réel de la droite, point de coincement de l’espace, quelque chose qui n’a pas de dimension, c’est une “illustration” de l’ensemble vide, du trou dans la sensation; ça ne va guère plus loin d’ailleurs puisque nous savons bien qu’en rajoutant une dimension de l’espace cette fois ce fameux coïncement s’efface et qu’il faudrait quatre hyper-plans mais là notre imaginaire a rendu forfait depuis longtemps, et demanderait grâce formelle, mais bon tout commence par un noeud simple

 avec sa mise à plat donc un effet de tracé qui est le mouvement de l’écriture, ici de calcul plus que d’anticipation signifiante du tracé, mais là encore l’erreur de croisement a toujours un succès, il y a une supposition de continuité du tracé, qui n’est pas du dessin; le dessin du noeud réduit l’excès même du dessin, sans doute parce qu’il trace dans et pour la langue alors que le dessin jouxte au réel. 

mais il ne s’agit pas d’interroger plus avant le graffiti lui même, même pas de s’interroger sur ce qu’implique le noeud au titre de l’espace complémentaire, on va en rester au tracé imaginaire, remarque incidente l’inscription torique du trèfle avec deux conséquences d’une part l’idée de l’exposé d’Henri à Minerve, trois parano noués pour sortir de la logique de l’identification (tore du sujet, tore de l’Autre)

 il s’agit de sortir de la coupure, de la chirurgie qui défait, le non trivial est plus dimensionné; L’amusant est que l’imaginaire est limité par le champ perspectiviste ; On va donc traiter des noeuds comme de consistances manipulables, produire des termes sensiles (rond, oreille...) s’illusionnant de tenir une chaîne infinie dans le creux de la main, image qui file des oreilles en collier pour quelque Un retrouvé comme source du don du premier rond, consistance du don; peut être un chapelet; l’un-rond est partout et nulle part; l’un-rond masque l’Un dans l’Autre; à part l’infini collier qui est peut-être la chaîne du transfert de travail, le collier n’existe sans doute qu’à partir de quatre ronds, mais ce qui peut nous intéresser c’est la mise en continuité du boro pour deux ronds, après tout un cran de plus que le noeud trivial, sauf que là encore cette chirurgie, à une torsion      près maintient un nouage ou pas

l’écriture du fantasme tiendrait à ce peu qui est sans doute la fonction du nom, plus qu’un signifiant un deux , qui tient du trois; là encore l’objet y serait figuré d’un rond...à partir du moment où ça se localise à nouveau, on peut bien sûr faire venir la mitre, même s’il n’y a sans doute aucune inscription du dit noeud sur cette surface, ça n’a pas trop d’importance si la rupture est déjouée; on peut se demander s’il ne s’agit pas toujours de faire rentrer les choses les unes dans les autres, sans reste, non sans une certaine embrouille puisqu’à partir du moment où on annonce du nouveau, on a un peu l’impression que tout le reste s’efface plus ou moins au profit de notion semi intuitives, qu’est ce que ça veut dire très concrètement que des faux dessus-dessous , hors justement cette vague intuition, , est ce que ça ne se réduit avec une espèce de balade d’usure au terme duquel l’articulation minimale demeure inchangée, sauf au risque d’une chirurgie violente, la passe comme ce moment où parce que quelqu’un est plus ou moins dans l’aventure conceptuelle de la psychanalyse, il va bien falloir faire quelque distinction

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