Une sonate pour bord de fosse
Il s éveille et cherche comme chaque matin à lire les chiffres du réveil . 5 ou 7? Non 7. Le chiffre se forme avec cette idée d’une durée de sommeil largement suffisante. Il songe très vite à la rencontre de la veille avec les vieux camarades. Et voilà ! Ces deux efforts de pensée renvoient le rêve à sa consistance nuageuse. Il ne pourra pas se livrer à l’exercice freudien du matin puisqu’il lui semble nécessaire de faire l’effort de rédaction sur les propos de la veille . Claire descend l’escalier pour ce rendre au lycée, brouillage du temps que confirme l ‘bsence des douleurs physiques des jours précédents. Intemporel dans ce récit qui cherche à serrer sans doute la portance musicale dans l’écoute analytique, ce qui serait l’écoute du hors sens sans cesse ramené à sa composante organisée interprétative et somnolente. La pluie marque le jardin de gris. Les taches du jour sont légères dans le fond. La mise au point de l’iconologie du bouquin. Le repas avec José. Le vernissage d’un lieu d’exposition le soir, qui devrait permettre d’affiner le projet actuel, qui cherche à prendre figure graphique et textuelle. Malgré les feuillets qui s’accumulent, ce n’est pas encore très clair. Il y a le dogme qui sert d’oreiller avec son cortège de petits souliers . Il y a le tremblement imaginaire de paroles qui vectorise l’hystérisation des structures et pourrait soulager de l’incise du signifiant. Patrick avait confié lors d’une balade son effroi à lire le Freud de Roudinesco. Pourtant étant à une bonne moitié, il ne trouvait pas grand chose qu’il n'ait déjà lu sous la plume de Freud lui même . Il faut dire que l’historienne ne comprend pas grand chose à la psychanalyse et occupe une fonction de fossoyeur que ne lui retirent ni les Onfray ni les Miller ni les Melman. Peu importe . Le semblant glisse le long des berges à la recherche de quelques os à ronger. La petite musique de chaque voix, réel d’une structure liée au symptôme, ne cesse de faire surface comme fantôme dans ce souvenir de soi qui a pris la place de toute biographie. Et la tentative de substitution graphique demeure maladroite et futile. La poubellisation internet se poursuit avec constance selon le geste dérisoire de vouloir faire le vide de tous ces travaux. On annonce un fort mauvais temps sur l’Atlantique et les perspectives ont la couleur des corps qui survivent à leur projet . Le désir demeure sur les crêtes et l’oreille n’entend déjà presque plus que le flot gémissant des passants du souvenir. Après tout , le praticien demeure jusqu’au terme, dont les contours se précisent dans ses modalités concrètes, même s’il peut légitimement s’interroger sur sa présence réelle durant toutes ces années . Une santé à la Bichat, que demander de plus? Pourtant il y aurait toujours matière à une conversation précise qui serait tout autre chose que le jeu des mémoires. Après tout, ce sont les murmures de ces voix non détachées qui suivent le cortège. A la mort d’André, une tombale était venue apporter ce gémissement jusqu’à ce que j’ai eu bouffé toutes les cendres. C’est cela la plainte des bouleaux, le navire des morts qui remonte la seine.Sans le palu de Ferdinand à la sortie d’une pratique. Il disait ça aussi la petite musique qui fait tenir les phrases, ces phrases qui loin de l’orthodoxie continuent à courir de tous côtés à la suite du monde moderne qui daeche de bon coeur, se posant faute d’oreille dans le grouillement des thérapies diverses mystico-ludiques. Un monde sans mémoire cette fois que ces articulations sauvages qui firent la modernité. Si le refoulement chatouille le symptôme, la forclusion fait gronder les cavernes , déplacent les océans, version horrifique du sentiment océanique. En bruit de fond l’onde hurlante du meurtre de Marie.
www.youtube.com/watch?v=702knK1mop0
faute d’écouter l hors sens du symptôme, cela vire microscopiquement à une Verwerfung généralisée, être dissout dans le charnier qui vient. Maigre consolation.
commentez le noeud à trois du côté du réel , d’accord!
et voyant comment cela se passe dans le nouage à quatre, red’accord!en se disant bien qu’il ne s’agit pas d’une réparation joycienne
compliquez pas!