S21 toujours
Rithy Panh croise la vie de Bophana avec le témoignage actif des tortionnaires vivants car car l’une dont la machine de mort a gardé comme preuve de culpabilité la correspondance admirable, les autres semblent jouir d’une impunité totale au point de rejouer sur place les scènes de torture et de meurtre sans la moindre culpabilité, persuadés qu’ils demeurent d’avoir agi par ordre certes mais aussi par raison , le parti ne se trompe jamais et à la question sur les enfants la réponse ne tremble pas, tout est lié,nécessaire, le coup de barre de fer légitime avant l’égorgement et la fosse après les aveux sous la torture en trois temps, idéologique, de frappe et puis de découpage; ils racontent ça sans trembler devant les images reproduites de ces scènes sans le moindre remord . L’idée est claire, ils sont partout, c’est ce que l’on ressent sur place. Il y a tous ces visages , inlassablement.