retour de Delphes
katabase, descendre, vers un lieu souterrain, les enfers, katabasis, le grec entend katabasanizo, mettre à la torture autant que katabaskaivo, ensorceler, aller vers le lieu, ce qui s’y veut, mais tout autant tirer sa révérence, bon appétit messieurs, donc revenir après avoir posé la question, sa question, loin après tout de ce qui est conclu déjà et qui n’a aucun besoin de développement ultérieur, cette accumulation confondue de choses de fait anciennes, ne pas revenir, ne pas en revenir et pourtant ne pas arriver, ne plus revenir, on the road , sans attache, toujours matin, désaffecté de soi, agonie de soi, en soi, tout est à peu près rangé, il suffit de balancer les fichiers redondants, trois volumes sont déjà achevés, impression et version pdf, il doit être possible d’achever ça, ce n’est pas tout à fait nécessaire mais bon, un reste compulsif vient s’y loger, l’ombre de tour sur l’esprit, le dessin et la peinture sont trop encombrants et d’ailleurs parfaitement distants, le pli ne s’est pas fait à temps pour servir de support, donc l’écriture plus discrète, pratiquement aucun matériel,
une bande son raconte un truc vécu dans un décalage affligeant du réel comme si cette pauvre rivière tranquille pouvait présenter le moindre danger! hors les chinois qui plus haut vont détruire l’éco système, se faire de la poésie à quatre sous, ça ne peut être ça non plus
après tout, il n’y a pas d’anabase, juste un chemin erratique qui ne mène nulle part, le but se dissout dans la durée, demeure l’instant parfois, à quoi s’oppose la combinatoire compulsive
il se trouve que la pensée compulse de nature autour d’un savoir fantasmatique, cherchant d’un détail à faire leçon totalisée, et par là même cherchant à n’être que pensée, ce qui évite d’être une pensée dans un corps, voire un corps hystérisé qui parle, d’où cette fascination pour les dames de la Salpétrière que l’on peut observer dans le plus parfait respect clinique, non sans que la pulsion de voir le sexuel à l’oeuvre ne se trouve en quelque sorte menacée par cet Autre du savoir pas très conciliant, tendance au sublime qui ne fait que buter sur des trivialités dont le sujet voudrait se départir malgré son regard qui le pousse à ça-voir l’objet central de l’affaire, la vérification qu’il y a bien quelque chose et non rien, auquel cas il vaudrait mieux mourir, le culte de la femme phallique imperforata , le corréla de cette croyance à l’incarnation s’accompagne de l’encombrement de la chaîne parlée par l’objet qui se glisse entre chaque mot comme une ombre