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burton

Alice au pays des merveilles

 

Pour peu ce film finissait au lieu des errances de la ville, parmi les croutes muséales dans le flot de fragments mnésiques, la certitude du refermé, du noyé, de l’indistinct, bref loin de la critique de Jean loup Bourget dans Positif qui est pris entre l’amour de Burton et la culture des scènes d’Alice, au point qu’on oublie le caractère très conventionnel du scénario, qu’on oublie l’insupportable de la pseudo 3D, bref ce ne peut être qu’on opus de cinephile qui cherche les clichés, les reprises, le néo Depp, on oublierait presque que le texte de Caroll est logique, que l’image n’est qu’un mode de cette logique, que tout n’est pas représentable justement et que les photos d’Alice nues ont disparu de sorte que le véritable film sur Alice est en attente ,bref il faudrait reprendre tout ça d’un autre point de vue que celui du pauvre spectateur lambda, c’est une autre base de travail que celle de la féérie au cinema, à quoi on rajoute bien sûr le dossier cinema et peinture 

Batman

 

revoir cette version déjà perdu dans la mémoire offre l’avantage de ne pas s’encombrer de l’histoire très mince, y compris le thème de la vengeance du héros, juste donc, par contre l’attention va se porter sur tout ce qui fait la magie de cet opus, le décor métropolis, art nouveau, le raffinement des détails, la scène de décor de théatre pour le dépôt des roses rouges sur le lieu du meurtre, la bande son qui joue du contraste entre la pente lugubre du héros qui a tout du vampire et l’exubérance folle du joker qui traverse cette ville moderne de morts vivants au son des trompettes de l’extermination, l’héroïne est superbe mais vide dans sa fonction nécessaire, au besoin de cadreur photo, le final est inspiré de Vertigo sans doute, la jubilation du cinema donc

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