Body of Lies
Ridley Scott signe là un film paranoïaque de plus, en se demandant comment ce corps des mensonges est devenu mensonges d’état, et en notant qu’on ne peut réduire le travail de ce cinéaste à un opus, cependant dans la lutte entre le bien et le mal, la technique et l’archaïsme, il est difficile de ne pas ressentir les effets de réduction, d’un pays l’autre, les arabes sont des sortes d’indiens sanguinaires, interchangeables, incompréhensibles et perfides, la géopolitique est incarnée par des héros qui, comme 007, sont un peu fatigués, de mentir, de tuer, tous pourris comme ce que répète le chef de la CIA, finalement l’agent de terrain est manipulé par tout le monde et son corps sacrifié à la mission, comme un arabe quelconque auquel il finit par s’identifier, abandonné même par l’oeil satellitaire du bien, pour celui d’une iranienne réfugié à Amman, tout cela est filmé avec brio ce qui pardonne la confusion du récit