Bob le flambeur
Melville produit là un film crépusculaire où l’intrigue courue d’avance se traine de bar en bar à la recherche de quelque chose qui pourrait bloquer la nuit qui vient, personne n’attend rien de particulier, pas plus le bandit que le policier, chacun fait ce qu’il peut pour que ça dure un peu plus, et la fille arriviste et un peu sotte fait partie du nécessaire, quelqu’un raconte ce qu’il ne faut pas dire et tout ce qui n’aurait sans doute pas marché malgré les détails très techniques de la préparation parce que la trahison vient d’ailleurs , l’avidité bête d’une femme qui bloque justement le jeu de l’ascenseur, dans le fond ce qui compte est dans la lumière des rues, des bars, des tables de jeu, dans les mouvements de cette fille qui passe de l’un à l’autre, essayant de sortir de la rue, le cinema aurait pu ainsi ne pas accélérer , laisser le temps de voir