quantique de l’urbain
La physique moderne doit son actuel d’un certain Heisenberg qui pose l’incertain au principe du réel non sans poursuivre au service nazi des recherches atomiques, tout comme le pense Martin Heidegger. Rien n’est comparable à un paysage allemand même s'il est un peu souillé par cette fumée et cette odeur qui persistent trop longtemps. Vous dites cela aux portes de la Medina tandis que votre ami se découpe en ombre devant de ce ciel si pur entre deux palmiers et qu’un peu plus loin l'héroïne trop jeune voit son visage parcouru d’un vent trop froid venu du Nord et qui bascule sa chevelure brune comme un voile qui dispute ses traits à l’ombre. Le temps demeure incertain puisque dispersé entre des extrêmes statistiques et que les couleurs n’ont plus du tout l'audace de Delacroix malgré la relève de Matisse. Pourquoi cet instant immobile va t il si vite vers ce creuset narratif où l’âge ne compte plus, où n’est souffle que ce qui articule le son à la forme de quelques nuages qui ombrent déjà l’orgueilleuse mosquée face à l’océan qui en sape déjà les fondements . Vous êtes arrivé dans cette ville pour enquêter sur la mort de cet urbaniste retrouvé écorché aux crochets de l’ancien abattoir livré depuis aux marges d'un art balbutiant face à l’iconoclastie de fond, qui se moque des singeries des marchés modernes venant à quelques brasses poser une grosse chenille pleine des objets les plus dérisoires du commerce, sans savoir que des bidonvilles creusent toujours les espaces intermédiaires dans l’abandon de personnes réelles.