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qu est ce qu un signifiant?

qu’est ce qu’un signifiant?

 

ce serait question de base si nous voulions reprendre le programme d’Erlanger dont tout le monde se fiche, j’y reviens depuis l’Adieu de Derrida à Lévinas, cet obscur commentaire sur une sorte de nontologie dont la psychanalyse se sort mal avec le primaire et l’astuce de Lacan de boucler la structure,donc la topologie et le tableau de Mendeleiev prédicatif,  ce serait question intrinséque de base au sens de l’élémentaire qui bourbakise la structure, quant à l’extrinséque il parlerait aussi bien du biologique, que de l’économique, la questions des discours, ce qui recouvre autant formation, transmission, champs connexes , il faudrait interroger quelques sourates «le signifiant qui représente le sujet pour un autre signifiant», «le signifiant n’est pas localisé»... est-il RSI? le réel du signifiant est-il nombre au sens où il traduit l’insensé de la structure que le symbolique du signifiant tisse? quant à l’imaginaire du signifiant il consiste au second tour RSI comme ce qui manifeste le réel inarticulable.

premier temps la talking cure, le sujet parle et verbalise le traumatisme qui libère le symptôme de sa présentation de l’événement non articulé, non de l’événement lui même qui demeure «historique», mais qu’est ce qui «fonctionne» alors dans le raconté, qu’est-ce qui est le support du refoulé symptomatique dans le transfert? le signe saussurien a deux faces, un concept qui n’est pas la chose, un mot qui le désigne qui comme son, le lien entre les deux est arbitraire et le signe lui même ouvert puisque le phomène est pris dans une chaîne associative et le concept erre dans la polysémie des formes, sauf dans un usage fonctionnel du langage, le signe prend l’eau de tous côtés, la signification qui est le sens du signe est de fait résiduelle , au mieux, puisque le signifiant au moins comme phonème flotte au côté du concept qui le localise relativement, de plus le signe affecte le corps (c’est d’ailleurs une vraie question) , c’est son trait de vivant et non pas de signification neutre, de sorte que l’interprétation va osciller aussitôt entre la signification compulsive qui vide le signifiant du sujet, et l’indétermination hystérique qui affecte un vide océanique, la psychose comme le rêve viennent au langage par la semblance névrotique de ces deux pôles, qui limite l’erre du signifiant et rend possible l’effet de sens qui serait le rapport articulé entre un signifiant et un signifié refoulé, le refoulé cependant demeurerait «articulé» au signifiant de sorte qu’il agirait hors sens dans le champ de l’errance signifiante , c’est l’exemple du dick maigrir de l’homme aux rats qui va fonctionner alors comme impératif ghost hallucinatoire ( et après tout de réaliser que maigrir est le nom du rival ne va forcément impliquer quelque appétit si par exemple ce Dick est pris dans un fantasme homosexuel), ce qui n’est quand même pas si évident,  ce qui fait que déjà la brique élémentaire «linguistique» demeure problématique

qu’il soit ainsi plus ou moins localisable, le signifiant entraîne des effets de sens depuis une batterie signifiante originaire , une polysémie de fait dont la localisation univoque serait l’asujet, oh combien normal et statistique, il n’y aurait donc pas de signifiant nouveau apte à articulé du vivant, appelons ça les signifiants affectés , le don originaire de l’Autre auquel l’autiste échappe peut être, ce dernier serait dans un monde de signes, y-a-t-il une fin de cure qui ne soit pas le fini freudien, qui serait de l’ordre d’un second tour averti donc apte à l’invention

il y a une fascination pour la localisation du signifiant, son décryptage, son extraction du lieu secret d’inscription, sa forme minimale qui échappe au phonème pour s’abstraire en lettre, ainsi Freud faisant cracher le wolfman de son V, et sa suite dans la polémique  Leclaire-Miller sous l’oeil de Lacan, le pas plus avancé va poser le signifiant comme différent des autres signifiants, mais avant tout de lui même, ce qui pose l’identité comme certainement pas symbolique, nous revoici au point de départ

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