On the waterfront
Kazan s’appuie sur Brando pour livrer une charge contre le trafic des quais, la prise en main du travail par des gangsters , ce qui est pour le moins brillant, le personnage principal est captif d’un monde sans horizon où la vie ne tient qu’au silence, mais le voilà pris dans l’extermination qu’il ne comprend pas puisque le type était comme lui éleveur de pigeons, et il a une soeur qui lui raconte des points de morale au milieu de ses sentiments, bref il bascule peu à peu vers la loi, surtout après l’assassinat de son frère, mais derrière tout ça le politique énorme est l’affaire d’un prêtre et voilà Marlon devenu un héros christique, ce qui fait basculer vers un truc à la limite du comique, pourtant quelle caméra, la succession rapide de plans, montage très serré, Bernstein en plus, et cette romance où le génie de Brando s’exprime, depuis cet sorte d’épave jusqu’à retrouver son être. Dans quelle mesure Kazan contrôle-t-il toute cette histoire quoi qu’il dise plus tard? On peut aussi retourner le truc en notant que le politique n’a rien changé à la situation réelle, qu’il faut toujours recommencer ailleurs