Mélo
Le film glisse tout seul porte par la logique d’un trio ordinaire qui porte le désespoir d’une femme prise entre l’ennui domestique et la passion qui volcanise le semblant du vivre; le jeu des acteurs malgré ce texte souvent limite ne sombre jamais dans les pièges tendus, car il y a une âme qui après tout se meure parmi ce couple d’hommes antisymétriques et pourtant très proches; après tout n’est elle pas le vecteur aveugle d’une amitié? la camera se déplace peu, se rapprochant des visages tremblants et les manifestations hystériformes ne font que nous renvoyer à l’horreur d’assister à nos vies sans désir