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@logique

@logique

 

Bouveresse, dans son cours au collège de France “qu’est ce qu’un système philosophique?” interroge le texte d’Aristote “de l’interprétation”. Le réveil psychique du matin qu’il permet est bien sûr rendu difficile de part les menues taches nécessaires de l’aube, le fait qu’il parle vite et de manière un peu embrouillée et qu’il écrive les propositions au tableau. Il ne nous est pas possible de consacrer un peu de temps à relire Aristote.

 Cette idée déplaisante se joint à un trouble ordinaire, celui qu’écrivait Freud à Fliess, la nécessité de passer tout son temps vigile à travailler pour vivre.

La clinique, en ce sens, comme  ennemie de concept. Or de l’espace idéique, une proposition prédicative contextualisée se trouve soumise à un étrange manège de l’esprit puisqu’elle demeure contextuellement indéterminée, sauf à supposer l’impératif de quelque Autre de facto intemporel. Mais si l’indice de vérité de la dite proposition se trouve relativisée, ne faut-il pas renoncer à la qualifier comme telle et dès lors poser que toute proposition réelle demeure vraie uniquement au titre d’une Autrification dogmatique qui fait consister le réel au concept localisé. Car c’est tout autre chose de poser un indice statistique de vérité ou de construire une @logique. Les remarques logiques de Lacan suivent celles de Freud mais qu’en est il du réel excentrique à la proposition.

Pour essayer de lutter contre la torpeur estivale, pour ne pas dire sénile, posons quelques distinctions. La supposée inquiétude d’Aristote quant à la proposition circonstancielle implique t elle une inconséquence quant à la logique freudienne? Cette dernière est elle entièrement incluse dans la logique lacanienne ou faut il y joindre la phrase derridienne “ “aveu sans vérité qui tourne autour de lui même, aveu sans hymne et sans vertu, sans arriver à se fermer sur sa possibilité, descellant délaissant le cercle ouvert, errant  à la périphérie, prenant le pouls d’une phrase contournante, la pulsion du paragraphe qui ne se circomplète jamais, aussi longtemps que le sang, ce que j’appelle ainsi et qu’ainsi j’appelle, continue de venir en sa veine”?  ou encore la logique freudienne est elle quantique? Quels sont les espaces de séparation? 

On ne sait si la bataille navale aura lieu, ni si le chat de Scrödinger est mort ou vif.. Comment rendre compte , dans nos petites constructions, de l’inexistence du tiers exclu, du caractère non local, de la téléportation quantique?

 

répondre donc à sa propre question, qui roule entre le nom imprononçable et l’énigme théocentrée d’une efficace du signifiant nombré sur le monde. A entendre tout autant une question sur l’ontologie du nombre, que sur l’efficace de la mécanique quantique, que par exemple ce qui serait le commentaire sans fin d’un certain nombre d’auteurs, pas tant d’ailleurs Lacan et Freud structurellement ponctués, que cette sorte de littérature in progress dont aussi bien Joyce que Derrida seraient des exemples plus qu’électifs, à quoi joindre Godard qui sait donc plus d’une chose sur ce croisement R>S>I de fibres discontinues

La téléportation quantique est un protocole de communications quantiques consistant à transférer l’état quantique d’un système vers un autre système similaire et séparé spatialement du premier en mettant à profit l’intrication quantique. Contrairement à ce que le nom laisse entendre, il ne s'agit donc pas de transfert de matière. Le terme de téléportation quantique est utilisé pour souligner le fait que le processus est destructif : à l'issue de la téléportation, le premier système ne sera plus dans le même état qu'initialement.

ceci n’est pas étranger à cette histoire racontée dans Pierrot le fou, celle de William Wilson réduit à son double de vouloir en détruire l’apparence

Would you like to live over again ?l’amour traverse l’apparence en vain

 

 

 

S’il est vrai que en intension le “il n’y a pas de rapport sexuel “(proposition @ ou p@) vient à créer un écart de signifiants, on voit bien que d’une part p@ va fabriquer un écart sexologique “il y a de la relation sexuelle”, et que d’autre part p@ entre dans l’espace dogmatique, de sorte que p@ est externe à sa coupure, et le signifiant ouvert vire toujours au signe qui le noie. 

 

p@ demande articulation, si p@ c’est parce que pA “il n’y a pas de jouissance de l’Autre” parce que pP “il y a la jouissance phallique”, on ne peut pas répondre de p@ en soi, il est nécessaire d’en expliciter l’algébre à partir d’autres propositions. La question viendrait alors sans doute portant justement sur la jouissance à partir de la même formule, cette fois il serait question de la jouissance de la relation

 

pP se trouve confronté à une dimension nombrée, celle qui voudrait joindre une certaine distance selon une droite linéaire où pourrait se calculer donc l’occurence des rencontres. Au sens de la jouissance de la relation. Sauf que pP vise à travers la relation un rapport à l’objet p@. Le paradoxe stupide de Zénon n’est stupide que parce qu’il semble s’agit de droite linéaire et de son rapport au temps. mais l’objet n’est pas localisé, ce qui n’a pas de sens imaginaire. Il y a donc une autre façon de compter l’infini des coups, autrement dit la suite des nombres entiers doit être bornée par la nature même de sa série

 

Mais puisque nous sommes pris dans l’analogie de la construction des nombres, nous en venons plutôt à la notion de nombre réel défini comme une coupure, mais pouvant être construite géométriquement, la racine carré de 2 venant en diagonale du carré de 1, mais bien sûr ce n’est pas ça, ce n’est pas vraiment non plus la différence entre un ouvert qui ignore sa limite, parce que là on construit dans le fond un trou dans R3, avec les paradoxes des lignes d’horizon de ce trou. Il n’y a pas vraiment de rupture encore dans la notion d’infini juste un petit écart en rapport avec  la non localisation de l’objet

 

On ne peut se déprendre imaginairement d’une sorte de comparaison entre l’ouvert et le fermé au titre d’un commensurable, un recouvrement de fermés par des ouverts, on demeure aux limites d’un intuitif vaguement formalisé, d’autant que les traducteurs proposition logique- écriture algébrique- représentation géométrique demeurent parfaitement opaques

 

Il demeure qu’une fois l’analogie formelle admise, il est possible de proposer une opposition entre un infini de fermés couverts d’un fini d’ouverts, ce qui introduit du dénombrable dans l’infini

 

L’affaire était donc assez mal partie puisque par nature l’infini phallique demeure borné , sauf à supposer un fini défini par une par une. Il y a donc quand même là une justification de la comptabilité du valet de Don Juan, si nous faisons l’économie du tre justement, si nous supposons tout autant l’angélisme de l’amant

 

Un donjuanisme dogmatique viendrait ainsi faire suppléance pratique et théorique à cet incommensurable structurel, laissant tout à fait hors champ cette affaire du bornage langagier, le laissant à la mystique jungienne, autre proposition “l’Autre jouir est hors langage” AA, cela implique quand même une réduction d’RSI au titre du recouvrement Jphi ou Jsens, le nombre étant maintenu à sa fonction compulsive

 

La traduction nouvelle de cette affaire par le jeu des quantificateurs établit quand même deux univers juxtaposés , un univers parallèle dans le fond à celui impliqué par la logique d’Aristote qui suppose un centrage opératoire, pour qu’il y ait donjuanisme dogmatique il faut bien un accord des deux côtés des formules de la sexuation, sinon nous sommes dans un monde fou, après tout celui du capitalisme qui associe égalité de position et marchandisation généralisée, la question n’est d’ailleurs intéressante qu’à partir de la phase de virtualisation qui est post schreberienne puisqu’il n’y a aucune métaphore délirante

 

RSI essaie de poursuivre cette interaction des formules en localisant l’Autrejouir, le localisant sans le dire d’ailleurs, et comment serait ce possible dès lors que la logique de cet ouvert n’est pas articulé, c’est tout autant les modalités d’hyperbolisation du plan projectif, Schreber  semble nous indiquer que pour résoudre la forclusion, il faut (mais peut on alors faire autrement) passer de l’autre côté pour essayer de phalliciser un peu tout ça, ça ne marche pas dans la plupart des psychoses en particulier féminines, et encore en logique de genre

 

Tout cela est bien joli mais nous opérons comme si nous étions à même d’articuler des concepts qui ne soient pas par définition mous ou fascinés, un peu comme si l’on pouvait se faire à cette idée d’infini plus ou moins contenu par des ouverts un par un, alors qu’à chaque une justement se pose la question intensive d’un inaccessible simplement contenu . Ce qui veut dire qu’il faut sortir de la fascination de la droite réelle et des jeux plus ou moins normés d’ensembles plus ou moins ouverts. Il faut en passer au niveau du concept à la notion de transfini, ce qui veut dire qu’il faut y voir de plus près question folie de Cantor, il y a là une passe du concept, comme il faut y voir de plus près question théorie des nombres.

 

Il est dès lors un peu cursif de reprendre la question du transfini au niveau des transfinis pour parler d’indécidable, parce qu’alors de quoi parle t on ? sinon d’une théorisation à support mathématique un peu fumeuse qui en arrière fond va soutenir notre jeu de proposition d’une brume entre inaccessible et indécidable

 

En particulier lorsqu’on se met à dénombrer les infinis, on démontre ou on intuitionne que les nombres réels sont plus nombreux que les entiers, mais de sorte que ce serait l’un ou l’autre et qu’en tout cas on serait en phase avec quelque chose de continu. On peut se saisir de la critique de Gödel sur le texte de Cantor qui porte sans doute sur un réel externe à l’opération, on peut aussi s’interroger sur ce jeu complexe de la psychose entre Cantor et Gödel

 

il est toujours un peu tard pour démontrer quelque chose, ce qui évite d’aller plus loin que l’affirmative, et en tout cas effectuer un mélange particulier autour de ce que nous pourrions comprendre comme la construction des nombres à partir de l’ensemble vide sans qu’il soit possible d’engendrer alors le 2, bref on pose deux signifiants et la machine logique peut fonctionner, machine de parenthèse des parenthèses supposée parfaitement lisse, n’est ce pas 2 inaccessible dans le fini, c’est magnifique!

 

Parce qu’alors on laisse de côté encore plus les divers supports de réflexion, on demeure dans un saupoudrage vaguement érudit, selon le besoin cherchant à poser des objets plus ou moins logico-mathématiques dès dois que ça illustrerait la proposition, c’est une constante du forçage que de sauter toutes les transitions, toutes les ponctuations, bref l’amour serait l’imaginaire philosophique de l’amour, atteindre le 2!

 

Le fin du fin de l’affaire c’est finalement de fonder quelque chose qui serait  l’hors langage de l’Autrejouir

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