12 janv 15
le vent de rêves pleure le cri des enfants dévorés et nos frères de rire réduit au marché consommable et suspect du mondial anti terreur, chaque citoyen de la dite république encore plus suspect de dire, de rire, de se méfier du blasphème qui dit qu’il n’y a pas d’Autre de l’Autre, que les fables religieuses réduisent la responsabilité de chacun au feu de paille d’une promenade un dimanche en foule, alors qu’il n’y a aucun sentiment sur place de présence de foule justement, juste des tas d’individus étonnés d’être aussi nombreux comme un jour de soldes ou une veille de fête à Carrefour
et la toile est vide, blanche pas tout à fait d’avoir trainé poussière
et les amis du jour, ceux du soir ont la couleur du gris que renvoie le miroir
le toile est vide et vous écrivez toujours pour la boîte secrète où se déposent les dernières forces
vous avez vu passer des toiles cependant, les deux qui restent schéma, et Pasolini rendu par Ferrara au fait d’hiver, et les visages des tueurs se mélangeant aux Visages de Baader et de Meinhof , et les toiles de... vous oubliez les noms maintenant
Gerhard Richter
vous viennent les otages de Fautrier et internet se bloque, la mémoire de l’Autre anonyme, le vrai Dieu de cette foule
Bernard Dufour
vous ne retrouvez pas la toile cette fois
Holger Meins
le toile est devant
déjà s’efface
le ciel est clair de givre