Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

ne pas entendre

 

11 janv 15

 

voilà ce qu’on ne veut pas entendre comme tout le monde

Des hommes sont morts, au siège de Charlie Hebdo, à Paris, tués, abattus froidement, implacablement, par deux jeunes musulmans fanatisés se revendiquant du djihad. C'est un drame, une barbarie qui nous concerne tous. « N'envoie jamais demander pour qui sonne le glas, il sonne pour toi ». « Je suis Charlie », bien évidemment.

Des hommes sont morts, il y avait parmi eux – et c'était même la majorité d'entre eux - des journalistes engagés, courageux, impertinents, lucides, capables de poser un regard critique et original sur notre société, sur le monde qui nous entoure et qui, bien souvent, nous opprime. Elsa Cayat, Bernard Maris, Charb, Tignous, Cabu, Honoré, Wolinski, n'écriront plus, ne dessineront plus, ne nous aideront plus à supporter la pesanteur du quotidien. Ils vont manquer à leurs lecteurs mais, dans un pays où les patrons de presse sont aussi le plus souvent des industriels et des financiers, c'est un pan supplémentaire d'une démocratie, déjà bien malade, qui s'affaisse avec eux.
C'est une liberté en moins pour chacun d'entre nous. « Je suis Charlie », bien évidemment.

« Je suis Charlie », un cri de compassion, un cri de solidarité, un appel à la résistance . . .

 

Et puis tout s'emballe, tout dérape . . .

 

Après le drame de Charlie Hebdo, François Hollande consulte et reçoit les anciens présidents Valérie Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, ainsi que les principaux responsables politiques. Un «  front uni contre le terrorisme », de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, est convoqué par le Chef de l'Etat. « L'unité nationale » doit prévaloir. Selon Alain Juppé « l'affontement sera sans merci, de longue haleine , mais nous le gagnerons ».

La peur, après avoir été instillée, est désormais injectée à forte dose, avec 

les images et les commentaires alarmistes des grands médias ; paradoxalement on en appelle au sang froid et au courage. La France est prête pour son « Patriot Act ».

Subitement, même si on se défend de pratiquer l'amalgame, la société est plus facile à comprendre : il y a les « Charlie », nous tous, et les autres. Il y a les bons et les méchants. Il y a d'un côté notre belle France républicaine et démocratique et de l'autre ces hordes de djihadistes barbares qui menacent notre liberté. Le paysage est plus net, plus tranché, plus favorable à certains grands fauves populistes, idéal pour les Marine Le Pen, les Zemmour, les Soral, pour tous ceux qui défendent vraiment les français. . .

 

La peur permettra de mieux discipliner, de mieux contrôler, de mieux formater. Et l'époque fabrique des terroristes mais bien peu de résistants. « Je suis Charlie » aura bien du mal à devenir un cri de guerre. « Je suis Charlie » est à peine un slogan que c'est déjà une marque. Les 3 Suisses ont montré la voie, en phagocytant, pendant un temps, les 3 mots encore tout chauds dans leur propre logo. Cinquante ans de conformisme, de carriérisme, de consommation, ont laissé quelques séquelles et n'incitent pas spécialement à adopter l'esprit « Charlie ». Imagine-t-on des moutons se mettre à rugir ?

Dimanche, les gardiens de l'ordre économique et social, les chefs d'Etat et de gouvernement des principaux pays européens, en grande partie responsables de la montée des intégrismes, iront clamer « je suis Charlie » dans les rues de Paris, récupérant, polluant, dégradant, transformant une réaction populaire en un mouvement de foule, en un panurgisme, sans signification véritable. « La stratégie du choc » est à l'oeuvre.

« Je suis Charlie » ne doit pas devenir un cri de soumission aux puissants.

 

Jean-Luc Gasnier

 

voilà en termes clairs bien sûr votre perception de ce truc de facto populiste large comme la grande marche gaulliste après la peur de Mai, 

 

Hayat Boumeddiene, la compagne d’Amedy Coulibaly, recherchée pour son rôle présumé dans la fusillade à Montrouge et une éventuelle aide à la prise d’otages près de la Porte de Vincennes, est en Syrie. La jeune femme de 26 ans a pris un avion le 2 janvier de Madrid à Istanbul, selon une source policière française, soit cinq jours avant l'attaque à Charlie Hebdo. De là, elle a passé la frontière syrienne le 8 selon les éléments communiqués par les services de renseignements turcs. Soit le lendemain de l'attaque à Charlie Hebdo.

Née d’un père livreur, Hayat Boumeddiene est membre d’une fratrie de sept enfants dont la mère est morte en 1994. Elle a été placée par l’aide sociale à l’enfance comme d’autres de ses frères et sœurs.

Elle a épousé Amedy Coulibaly religieusement, et non civilement, en 2009. De telles unions ne sont pas légalement reconnues en France. Hayat Boumeddiene n’a jamais été condamnée pour des faits de délinquance, mais elle avait été entendue dans le cadre d’une enquête au terme de laquelle son compagnon Coulibaly avait écopé de cinq ans de prison ferme: la préparation de la tentative d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné à perpétuité pour avoir participé aux attentats parisiens de 1995. Amedy Coulibaly est revenu vivre avec elle en mai dernier, lors de sa sortie de prison. 

 

Heureusement, Nicolas Dupont-Aignan a fait un flop. Mais sa demande de proclamer l’état d’urgence et de réinstaurer les contrôles aux frontières après l’attentat contre Charlie Hebdo a ravivé le spectre d’éventuelles procédures d’exception, sur le modèle du Patriot Act adopté aux Etats-Unis un mois et demi après le 11-Septembre. A l’époque, la gauche s’était élevée contre cette loi antiterroriste qui piétinait les libertés publiques, permettant, entre autres, les écoutes téléphoniques et les perquisitions sans autorisation préalable. Et conduisant, in fine, à la création du camp de Guantanamo.

Manuel Valls a évoqué un renforcement de l’arsenal législatif dès vendredi matin devant les préfets réunis au ministère de l’Intérieur où ils ont suivi en direct l’opération contre les frères Kouachi puis Amedy Coulibaly. «Il faudra sans doute de nouvelles mesures pour répondre au terrorisme», a déclaré le Premier ministre, avant de passer le reste de la journée à rétropédaler.

 

Des tirs, des hurlements, puis une fuite nocturne à travers la brousse jonchée de cadavres. Yanaye Grema est resté terré trois jours pendant que les combattants de Boko Haram ravageaient sa ville de Baga, sur les rives nigérianes du lac Tchad. Samedi 3 janvier, la milice d’autodéfense de ce pêcheur de 38 ans venait d’être défaite par la puissance de feu du groupe islamiste, lancé dans une vaste et sanglante offensive  contre plusieurs localités de l’extrême nord-est du Nigeria.

Caché entre un mur et la maison de son voisin, protégé par le feuillage d’un margousier, Yanaye Grema écoutait le massacre se dérouler autour de lui. «Tout ce que j’entendais c’était des tirs d’armes à feu, des explosions, des hurlements, et les "Allah Akbar" des combattants de Boko Haram», raconte-t-il à l’AFP par téléphone depuis Maiduguri. «Chaque nuit j’escaladais la palissade de ma maison pour avaler rapidement des graines de manioc, boire de l’eau, et ensuite je retournais dans ma cachette.»

 

Au moins 19 personnes ont péri samedi lorsqu’une bombe fixée sur une fillette d’une dizaine d’années a explosé dans un marché bondé de Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria, a annoncé la police locale. Une puissante déflagration a secoué le «Monday market» à l’heure où il était bondé de vendeurs et de clients. 

 

Benyamin Nétanyahou, qui participera à la marche de dimanche, à Paris, avec le ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman, avait affirmé samedi soir dans une allocution télévisée : «A tous les juifs de France, tous les juifs d’Europe, je vous dis: Israël n’est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l’Etat d’Israël est votre foyer. (…) Nous présentons nos sincères condoléances à nos frères juifs qui ont été tués pour le seul fait qu’ils étaient juifs. Nos frères et soeurs de la communauté juive de France, nous partageons votre peine devant ces terribles pertes.» Selon les médias israéliens, Nétanyahou aurait chargé un comité ministériel de discuter durant la semaine de moyens d’encourager l’immigration de juifs français et européens vers Israël.

 

 

 

Willem Dafoe, Asia Argento, Lou Doillon, Bob Hoskins.. et voilà Go Go Tales où Ferrara joue la métaphore d’un truc minable, caméra souple, floue, entre direct et écran de contrôle, l’escroquerie gagnante et ces corps livrés à la perception quasi tactile, l’ennui certes sensible et l’absence de toute identification possible, notre vie trop réelle de ce point de vue

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article