le terme de mélancolie
c’est comme un paysage, les voyageurs dans la carte du tendre découvrent le terme de mélancolie
Terminus (en latin « la borne »)1 est une divinité romaine qui est le gardien des bornes. Fils de Jupiter il est parfois assimilé à son père sous le nom de Jupiter Terminus. Il fut d'abord représenté sous la figure d'une grosse pierre quadrangulaire ou d'une souche puis, plus tard, on lui donna une tête humaine placée sur une borne pyramidale qui servait de limite aux particuliers ou à l'État. Il était toujours sans bras et sans pieds, afin qu'il ne pût changer de place.
d’où son usage artistique
Terme, (synonyme : buste d'Hermès, figure engainée), buste ou une statue à mi-corps se reliant insensiblement à un piédestal engainant
il y a donc une usage topographique, un point fixe qui borne un territoire, peut être en ces limites, là où justement l’ombre vient envahir les espaces civilisés, venir au terme de mélancolie serait venir à ce point, à partir duquel règne au mieux Dyonisos mais plutôt Chaos
« Donc, au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein, siège inébranlable de tous les immortels qui habitent les sommets du neigeux Olympe et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre, et puis Amour, le plus beau des immortels, qui baigne de sa langueur et les dieux et les hommes, dompte les cœurs et triomphe des plus sages vouloirs. De Chaos naquirent l'Érèbe et la sombre Nuit. De la Nuit,l’Ether et le jour naquirent, fruits des amours avec l'Érèbe. À son tour,Gaïa engendra d'abord son égal en grandeur, le Ciel étoilé qui devait la couvrir de sa voûte étoilée et servir de demeure éternelle aux Dieux bienheureux. Puis elle engendra les hautes Montagnes retraites des divines nymphes cachées dans leurs vallées heureuses. Sans l'aide d'Amour, elle produisit la Mer au sein stérile, aux flots furieux qui s'agitent. »nous dit Hésiode
cette double idée d’un gouffre sans fond où l'on fait une chute sans fin et un milieu sans orientation possible où l'on chute dans tous les sens.
à cette référence archaïque qui désigne l’obscur de l’origine répond des usages divers dont
le terme de l’homme au loups
Histoire complexe puisqu’il est établi que le terme du wolfman ne lui a pas vraiment réussi, il est établi aussi que cette nomination a joycé sa structure et pas seulement momifier Sergei Petrov, il lui a fallu après Freud bien sûr faire le loup s’il voulait toucher sa paie et aller parler de Freud à plus d’un, il y a une sorte de découverte recouvrement qui s’opère autour de la question de la scène primitive qui posait la question d’une réalité du sexuel. La fin de cure vient se croiser avec le rapport à Jung qui devrait remplacer Freud, mais sans impliquer la disparition de Freud, il y a le fond d’une histoire juive, le Moïse sous toutes ses formes, il y a surtout la transmission à un idéaliste qui récuse dans le fond le réel sexuel, ce qui se cristallise dans le fantasme de la scène primitive, hypothétique, jamais rencontrée que comme hypothèse dans la cure de l’hystérique, bref Freud demande à Petrov de lui fournir ce qui lui manque et pour cela fixe un terme , on connaît la phrase d’articulation « le patient crut finalement à mon sérieux», il n’a plus de temps devant lui, il faut produire du matériel, fini de tourner en rond, «la résistance disparut progressivement... le patient fit preuve d’une lucidité à laquelle on n’atteint d’ordinaire que dans l’hypnose», étrange aveu qui ramène la psychanalyse à son histoire, avant justement qu’elle ne s’invente comme dépassement de l’hypnose, c’est à dire du temps de la demande de l’analyste comme réciproque, étrange falsification du processus qui ouvre aussitôt la question du terme arbitraire de la séance, pendule ou réduction infinie de la durée, bref mise en jeu d’un impératif de désubjectivation forcée au profit d’une montée en puissance du dogme participatif. Après tout le terme de Petrov s’il le nomme sans doute dans l’imaginaire, ce qui nécessite des révisions infinies, est aussi l’invite à faire terme en tout point, invitant à une momification généralisée dont Petrov serait le premier membre. Il y va de la question du réel du trauma comme noyau de la réalité psychique, avec cette séquence emboîtée, scène originaire, rêve traumatique, raconté du rêve, le tout selon un linéaire qui ne vaut que pour Jung puisque le terme premier de la série n’est de fait pas traumatique comme événement mais troumatique comme effet du langage, d’ailleurs Freud avait bien distinguer tout de suite le refoulement factuel du refoulement du représentant du factuel, ce qui s’inscrit dans le réel du fantasme comme lecture de ce temps premier qui est de l’ordre du refoulement premier, par nature non reconnaissable. mais uniquement mythiquement descriptible sans pour autant faire le Freud, c’est à dire croire au loup
le terme de l’analyste
dans le régistre de la représentation imaginaire d’une incarnation logique, selon la ligne minimale d’effacement qui gît au coeur de chaque séance, ponctuation du terme qui signe le défaut du continu
Le lendemain, 21 septembre, tandis que j'étais à son chevet, Freud me prit la main et me dit : « Mon cher Max Schur vous vous souvenez de notre première conversation. Vous m'avez promis alors de ne pas m'abandonner lorsque mon temps serait venu. Maintenant ce n'est plus qu'une torture et cela n'a plus de sens. Je lui fis signe que je n'avais pas oublié ma promesse. Soulagé, il soupira et, gardant ma main dans la sienne, il me dit : « Je vous remercie. » Puis il ajouta après un moment d'hésitation « Parlez de cela à Anna. » Il n'y avait dans tout cela pas la moindre trace de sentimentalisme ou de pitié envers lui-même, rien qu'une pleine conscience de la réalité. Selon le désir de Freud, je mis Anna au courant de notre conversation. Lorsque la souffrance redevint insupportable, je lui fis une injection sous-cutanée de deux centigrammes de morphine. Il se sentit bientôt soulagé et s'endormit d'un sommeil paisible. L'expression de souffrance avait disparu de son visage. Je répétais la dose environ douze heures plus tard. Il entra dans le coma et ne se réveilla plus. Il mourut le 23 septembre 1939, à trois heures du matin.
Atteint d'un cancer qu'il refuse de soigner, Lacan s'enferme dans un mutisme de plus en plus complet, il arrête ses activités autres que l'analyse. Il décède des suite d'une insuffisance rénale le 9 septembre 1981.
les détails importent peu , ils relèvent de la particularité biologique de chacun mais en même temps pose une autre figure au terme, en la figure du dernier analysant, de la dernière séance
le deuil de passe
dans le régistre structurel
la question du deuil est entre deux termes, (ou même trois) selon que l'objet perdu est d'ordre symbolique, imaginaire ou réel,
symbolique, mélancolie par perte d'un référent qui ordonne l'existence (on voit bien que nous sommes dans l’espace freudien celui qui surnomme , renomme, forgeant l’aliénation sectaire à la cause, au prix d’une passe désubjectivante )
imaginaire si c'est de l'ordre du double idéalisé, au titre de la chute de l’objet d’amour, ce qui est plutôt le terrain des ruptures passionnelles et des errances dogmatiques fractionnelles
réel si le sujet prend la mesure de l'insensé du réel , ce serait la position du psychanalyste