Le mouvement des choses mortes
Poussière de soi dans le manque avide qui crisse de faim
Les trois séquences dessinées portent l’impouvoir aux limites biologiques dans vingt ans si tu peux
Et deux voix parlent de réseau d’ateliers et d’exposition au garage moderne, il y a déjà pierre ou paul sur les talons
Le rapprochement de quai de orfèvres de Clouzot et du dahlia bleu de Georges Marshall pourrait être un bref exercice de cinema, puisqu’ils sont de même date mais tellement différents entre un monde misérable où tout le monde a froid et où finalement la morale de solidarité populaire gagne sur une loi dont on mesure qu’à la sortie de la guerre elle n’a pas grand chose à défendre
L’adaptation du Chandler est aussi une fin de guerre, ce sont les héros qui rentrent du front pour se rendre compte que la société est mafieuse à tous les niveaux et la tuerie finale qui respecte le happy end n’a rien de particulièrement moral; là aussi puisqu’après tout les meurtres sont par personnes interposées
Ces deux films dont il faudrait détailler le style, très théâtral chez Clouzot, très joué, très documentaire, très peu réaliste chez Marshall, mais il y a sans doute reflet d’un monde cadré par des objets standardisés en des lieux déjà monotones et un usage répétitif du gros plan qui découpe des sentiments de violence intérieure
L’ombre d’une installation cherche des images