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as you do love it

 

as you do love it

 

Wittgenstein proposait de s’en tenir aux faits simples de langage pour traquer tant la logique que la question du sujet , ce par quoi nous l’invitons toujours au banquet lacanien, au même titre que Derrida ou Deleuze dès lors qu’ils apportent à la clinique du signifiant. Ainsi en sera t il de cette expression traduite plus ou moins chez notre bon auteur freudien et qui illustre le possible d’un fait de langage. La pièce de William est certes loin d’être une des meilleures. Quelque chose d’une comédie au baroque un peu lointain  où l’effet de marivaudage n’est qu’un effet de traduction un peu poussé. 

as you like it donc, en réponse à quoi? sinon à un autre semblable qui y va d’une proposition où semble s’inscrire la banalité la plus générale d’une question ordinaire, comme si l’ouvert d’un choix trivial impliquait aussitôt l’arrière fond d’un impératif. Il y a là manifestement un jeu entre l’axe symbolique et l’axe imaginaire. Ecrasement ordinaire donc où le moi conscient fait figure de sujet pour un autre ombré d’un Autre plus ou moins radical. Ainsi l’axe imaginaire se trouve doublé d’une ligne où s’échangerait sans médiation l’instance du Che Vuoi au lieu d’un objet @ qui disjoint le continu apparent du langage, pour quelque chose que souligne bien Schreber où il doit compléter la phrase interrompue issue d’un lieu visiblement déserté. 

a s’interroge de cette sorte de réponse toujours identique de a’ quelle que soit ce que a pourrait être amenée à formuler , car si le “il faut que” de la proposition P implique rien moins qu’un accord où l’ironie du “as you like it” n’entraîne guère de positionnement subjectif, l’absurdité du “as you like it” se souligne dès lors que “est ce que P?” ne semble point porter autre chose que ce que a’ pourrait signer d’un désir à ce propos. Mais lorsque a interroge ce désir dissimulé de a’, a oublie de même que c’est in fine d’un lieu Autre que quelque chose de sa question fait retour, hors de l’étrangeté d’un lien fondé aux termes du discours analytique, croisant l’ordinaire du jeu maître- hystérie. Cette fois d’ailleurs sans pouvoir dériver vers la défense d’un savoir en place compulsive, savoir ce qu’il en est de l’objet @ cause du désir de a’. 

 

a’ répond sans doute en défaut de cet “as you like it”  mieux d’un redoublement “as you do love it”, replaçant en défense un jeu professionnel, non contre a mais sans doute contre ce vide de l’Autre dont a le protège de tout le poids d’un “il faut P” , car il sait sans doute que la phrase interrompue renvoie au lieu forclusif de sa psyché, là où tout fantasme s’épuise à la coupure même de sa structure, non sans que de a à a’ s’épuise i($<>@) où se lie l’imaginaire au symbolique, d’un réel insu articulé. 

Là encore l’interprétation schreberienne fait leçon d’être dans le semblant du schema L. Il n’en serait certes pas de même si au “il faut que...” venait l’énigme épiphanique de la proposition du monde, que l’on trouve chez Joyce mais après tout aussi chez Wittgenstein. 

Pourtant c’est au titre non de la paranoïa mais bien de celle d’un nouage inouï que pourrait s’entendre l’effet réel de la traversée du fantasme. Supporter sans pathos l’impact réel de toute proposition P, fut elle la plus triviale. 

Le bruissement du monde en sa richesse infinie jusqu’au terme nécessaire de la biologie. Se tenir à la hauteur éthique d’une toile de Kiefer.

Après tout le sujet est tel celui que décrit  Le Diable amoureux  (1772 par Jacques Cazotte)

Don Alvare, capitaine aux gardes du roi à Naples, se fait initier à la cabale par son ami Soberano et évoque le diable dans les grottes de Portici. Béelzébuth lui apparaît sous la forme effrayante d'une tête de chameau. Le héros semble vouloir asservir le diable à son service,  sous les traits de Biondetto. Mais Biondetto est une femme, Biondetta donc, dont il ne peut que tomber amoureux. Don Alvare succombe aux charmes de Biondetta qui lui dit qu'elle est le diable et qui reprend sa forme primitive. 

 

tel d’un Autre vouloir asservir le désir

d’en être réduit au réel le plus dénudé

Il est concevable que, hors de la banalisation du mal qui est l’introduction dans la sphère privée de l’objet drogue avec toutes ses conséquences d’indifférenciation du signe, le ravalement de la vie amoureuse soit plus ou moins du côté d’une scénographie convenue comme l’indique Shultz ou Klossowski

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