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Le dernier dessin

Le dernier dessin

 

Il y a un dernier dessin , nécessairement, un dernier mot, un dernier cri, compte à rebours , qui échappe à toute détermination, ne plus rien dire, écrire, dessiner, respirer  , dernier souffle, ponctuer la série, un trait ultime, parfait, juste, un dernier bon mot et disparaître, encore eut il fallu venir à l’être , 

passer par là, à la croisée des chemins, tuché sans doute, ce que le dieu décide, un simple événement , pur hasard d’un trait, poursuivre une trace, une durée, une mémoire, venir de si loin, ici même, depuis peu, xenos de soi dans la surface de l’onde offerte pour éponger sa soif, déjà si vieux ,

 ne savoir rien, rien y faire et voir s’offrir les bulles de réalité comme savon fugace, d’un trait l’autre, ce qui consistait dans un vague imaginaire, chute dans le pur exercice de représentation , un pur exercice physiologique qui ponctue l’ennui de sa discipline dans les espaces laissés libres par l’organisé . 

Cette tension entre écrit et image qui semble vous préoccuper, cette relative exclusion de l’un par l’autre, à moins qu’il demeure une certaine hiérarchie. L’image contenant le potentiel de la parole. Et la parole venant clore la polysémie de l’image de l’autorité de son linéaire, de sa lecture, de sa prise de sens. Mais on ne peut penser l’image désormais que depuis sa cinétique, son montage qui construit une autre chaîne que la chaîne parlée d’une image l’autre où se fait la coupure, le collage et l’interdit potentiel dans le clignement du visible. Il est toujours question d’un indicible structurant avant tout entre vu, au-delà de l’ombre qui échappe au discours et se risque dans la bordure visible. L’image cinétique donne à voir à travers des facettes l’illusion unitaire qui n’est que la figure de la mort. L’autoportrait . Le. Montage met en jeu la circoncision qui n’excise mais découpe sans séparer. Une topologie réelle. Entre circoncision et excision, il y a les variantes du dire de la castration, ce qui éclaire d’une autre façon frustration privation castration. Une pensée en images qui implique qu’il ne saurait y avoir une pensée sans image. Le piège du signe saussurien est de supposer quelque référent, ce qui évite l’image en soi. Double mouvement de résistance à l’asens par et dans l’imaginaire. Le Xenos langagier maintient l’étrangeté d’une fonction d’image au cœur du discours. L’obscur du mot qui échappe tout autant au sens qu’à ce qui mythifie d’un réel, car dès qu’on touche à une sorte de mystique de l’inconsistance, l’ineffable y pointe son groin religieux. Il faut accepter pleinement la puissance de l’image . Toute l’esthétique psychanalytique est à reprendre depuis l’échec de la distinction des consistances, qui procédait nécessairement de la critique de l’impasse ego psychologique. La première coupure est logiquement antérieure à ce qui distingue imaginaire et symbolique. L'inépuisable à dire est avant tout inépuisable à voir, cette réserve infinie du discours. Qui est toujours lettre d’amour qui construit l’autre de l’adresse ce qui complexifie le rôle du facteur ramené un peu vite à un calcul. L’autre est cette autre moi même qui toujours en rajoute depuis sa xenopathie . Sinon comment ne pas perdre la trace qui est réduite déjà au choix d’archive, surtout si la dite archive est ordonnée depuis exclusivement des jeux de langue morte. Il est tout autant abusif de supposer un dépôts d'objet à toute coupure, fut il dit @, car alors l’indistinction de la trace est opérée de manière forclusive et on ne comprend plus rien a la psychose sinon schréberisée. La psychanalyse peut venir y délirer justement une absence qui sera reconstruite. Défection en soi et non plus seulement liée à quelque erreur de casting. La psychanalyse est politique au sens où ne saurait être du côté du pouvoir. On sait ce que peut être une psychanalyse d’état. 

Vous vous épuisez à forger le concept désormais purement spéculatif

Ne pas voir bien sûr, le texte y pourvoit. Ne pas voir le désordre de la structure qui est le réel et auquel elle répond de la puissance du semblant . Le défaut du tissage est inconcevable selon la fabrique mathématique et technique des objets. La lettre peut ne pas arriver à destination à vouloir trop la trouver surtout comme pur vecteur d’une structure vide. A refuser l’imaginaire de la lettre c’est tout autant refuser ce par quoi elle fait lien d’un réel qui n’est pas que logique.

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