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La réélité de la turpitude

La réélité de la turpitude

 

Le savoir de l’obsessionnel c’est qu’il n’y a aucun soulagement à attendre de la mise en lumière de son fond de turpitude, ce qui le sépare radicalement de l’hystérique qui le joue hors conscience. Après tout la scène de Charcot vaut surtout pour l’autre qui regarde. Qui regarde un corps qui parle et qu’il interprète entre la fascination et la lecture, un corps qui demeure indifférent à ce qu’il exprime et qui se joue de l’effet produit. L’obsessionnel lui parle, du moins il exprime des idées qui s’imposent à lui à l’encontre de sa vertu d’âme. Il s’adresse à qui veut l’entendre , autre auquel il ne va d’ailleurs accorder qu’un crédit limité dès qu’il s’agirait d’interroger sur ce qui pourrait l’affecter dans ce qu’il dit. Clivage de l’incarnation au lit de la parole. La vérité du parlêtre se trouve ainsi bousculée entre son intime conviction qui pose son moi dans la pure illusion de ses représentations fantasmées et une arrière scène d’allure antagoniste , en tout cas qui traduit une réalité toute autre. Le parlêtre ne peut reconnaître son moi, sa réalité, qu’au titre de ce qui lui viendrait d’un autre qui pourrait attester d’une commune mesure où il se définira, mais cet autre est lui même lesté d’un inconscient refoulé, ce qui favorise, par l’imaginaire, le délire à deux que serait cette sorte d’amour, il faut donc au moins un tiers pour éviter un peu la dérive, tiers qui est cet Autre du référent commun, cette instance divine qui va jouer sur l’expression surmoïque en variant les modalités prescriptives, depuis le sacrifice qui convient à Dieu et refoule divinement l’inconscient jusqu’à l’obligation collective de dérefoulé collectivement. Instance persécutive. Le sujet classique freudien refoule donc, à la mesure de ce qu’il peut supporter, car s’il peut avouer la fable oedipienne, il n’en est pas de même sur le plan de ce qu’elle interprète dans le mythe et qu’indique la généalogie des héros, le soc primaire d’une jouissance implosive . L’hystérique va chercher à faire glisser du côté d’un merveilleux savoir l’indication d’un extrème qui découpe l’objet, poussant l’analyste à l’universitaire où il se compulse. Ce savoir qui ne serait que de découpe réelle va pouvoir avancer des découvertes qui se banalisent dans la mediatisation universelle du particulier, les modalités infanticides , le retournement héroïque en symptôme, la fraicheur étonnée d’un corps qui parle vient sombrer dans ce réel qui s’ouvre comme les camps et leur prolongement actuel dans la fukushimaîsation du phénoménal. C’est un mouvement général d’aller jusqu’au bout. Bien ou bon, c’est selon.

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