L homme irrationnel
Sous ce titre à fleur de philosophie se cache le dernier opus du maître Allen , maître d’être dans le vide ordinaire d’un cinéma de production. Le film est à l’affiche du club et à l’éloge de Telerama. Le critique va donc raconter cette histoire d’un prof dépressif de philo séducteur ordinaire impuissant des effets de quelque réel et soumis à l’ennui admiratif infirmier des femmes d'un campus perdu dans l’Ouest. Nous assistons à quelques bribes de leçon indigentes mais provocatrices . L’intrigue trouve un second souffle dans l’application concrète du crime parfait altruiste . Le prof apparaît sous son vrai jour, facile à deviner de pervers narcissique. Bien sûr l’image est toujours fixe et bavarde, le repos vient quand un personnage bricole un truc sur fond de jazz et ça recommence . Certes on peut éprouver quelque empathie pour ce type vide qui voudrait bien vivre et penser et qui ne peut que replonger dans le pire du quotidien . Entre cyanure et saut dans le vide, à chacun de choisir son mode de conclusion dès lors qu’il sait que sa psyché atherosclereuse flotte sur la ruine de son incarnation. Comme dans la rose pourpre cependant un travelling arrière va faire surgir quelques autres points. Le détail d’un prof d Eps qui vous pique votre place, cherchant sans doute quelque baffe sur son visage de crétin fasciste ( petit symptôme de la face grimaçante ordinaire). Et certains termes de la leçon confuse qui comme souvent veut tout dire et ne dit rien. Ainsi voit on passer des interprétations de Fellini , les premiers plans de 8 et 1/2 , mêmes visages figés qui regardent le héros moderne essayant de reprendre son souffle mais la leçon passe sans s’arrêter comme ayant peur d’en déduire quelques conséquences un peu tranchées. Stardust mémoires . La question ironique de l’être se trouve transposée en une interprétation névrotique qui y centre l’errance amoureuse. Là où le sujet vire au nuage qui l’étrange , le moi s’angoisse d’un espoir narcissique. …C'est en ce point d’hésitation que se pose la question deleuzienne du cinéma complémentaire nécessaire de cette cinétique de l’image comme développement de la théorie du signifiant. Du calme! D’accord.
www.youtube.com/watch?v=jmEqBdde5H0
www.youtube.com/watch?v=zWD5NXPIRuo