11 novembre 14
La Mercedes s’envole comme rien au fil du signifiant. Comment la retrouver dans cette ville inconnue qui tremble d’@ros à la périphérie du visible? Sans doute chez ces gens, en suivant ce gamin mais il n’amène qu’à un ancien modèle sportif où git un cadavre de femme. L’enquête se perd dans la fleuve jaune, parmi les bateaux musicaux
Prendre ce chemin de rive? C’est un peu sans espoir car il faut sans cesse monter et descendre pour progresser et le brouillard se lève et on ne sait si la mer recouvre et quand. Pas moyen d’avancer ou de reculer
Reste ce goût de cendres sur la berge éclairée d’un ciel gris, la boucle identique se perd dans cette attente somnambule d’un réel qui n’est pas le sien
Le voyage demeure non celui de saisir le semblant des choses vues qui n’existent qu’au prix de la construction de l’image, qui dispense d’ailleurs de sa réalisation . Par le trou du regard, Poussin dessine le montage des proportions dont il règle la lumière d’un autre lieu sans faire appel au jeu d’ombres, clair obscur mais uniquement en jouant des écarts colorés
Nous partons donc vers Nuang Kua via the river si le boat finit par partir mais c’est très compliqué pour remplir en fait quatre bateaux
Une cinquantaine d'adolescents ont été tués hier dans l'attentat commis contre leur lycée, dans le nord-est du Nigeria, l'un des pires massacres attribués au groupe islamiste Boko Haram, qui affirme lutter contre l'éducation occidentale et multiplie les tueries.
Journée sur l’onde parmi les villages perdus , montagnes recouvertes de jungle , le moderne avance à travers la régulation touristique et les ponts en place des poétiques barges
Louis Marin interrogé la visibilité , la lecture du tableau à partir d’une des lettres de Poussin portant sur la situation du tableau comme cadre texte , il s’agit de la Manne, le tableau pris comme texte n’est lisible qu’à celui qui sait, qui peut passer de la pitié romaine de gauche à une élévation christique via la figure du sublime, car le vulgaire ne pourra que lire des figures brouillées voire confondre les plans de lecture, comme si tout était visible, hors c’est bien d’une présentation de la chose dont il s’agit, telle qu’elle ne peut figurer mais telle non plus qu’elle ne peut se dire, point réel où défaille la monstration théocentré . L’Autre n’existe au sublime, de quoi faire de Poussin un auteur lacanien ce qui changerait du...
Mann Hu qu’est ceci?
jeu incessant du non rapport du politique et de l’art "Une image n'est pas forte parce qu'elle est brutale ou fantastique mais que la solidarité des idées est lointaine et juste".
décalage du son, correspondance musicale . Le concerto pour la main gauche de Ravel pour Rembrandt, Le requiem de Mozart pour les exécutions du 3 mai. le son, tel portance du signifiant , contribue à forcer les limites d’ailleurs assez culturelles
"Il faut vivre l'histoire avant de l'inventer",
"Il faut voir les choses avant d'en parler".
Le visage est apaisé, il cherche la lumière, l’esthétique travaille la matière, bleue, elle marche et fuit, elle croit encore à des bouts de narratif, cette perte longue de nuit, puis de jour, fuir certainement, la traîtrise aux lèvres, il prend des notes, il croit à l’organisation, au pouvoir d’une image savante, il croit, cela la fait rire, elle cache maintenant un sourire entre ses lèvres d’un geste vif, presque enfantin, ne plus être tenu par la rigueur, par rien, il y a toujours quelque part un père qui finit sa soupe, sa dernière, tout le monde s’en moque, dernière parole, dernière image, le cinéma est réel, c’est bien ça le problème, comment filmer la misère quotidienne, jusqu’à la profonde bêtise de la conscience ouvrière du travail bien fait, la police est toujours dans l’escalier pour ramasser les miettes du monde,
toujours la même image, une seule, les autres personnages de Goya circulent parmi les insurgés massacrés, toujours, le visage est toujours celui de la mort, jusqu’au couple royal, toujours le même
toujours ce visage de mort tranquille, toujours
j’ai maintenant le cœur qui saigne, je ne sais pas pourquoi, pour qui peut être, le chef vit dans une pièce minuscule avec une pute, en fin de journée, il lui vient envie de rire de tout ça, mais il ne peut pas, la vieillesse sans doute, le souvenir des orgies qui n’ont pas eu lieu, même pas de souvenir du désir, rienaprès le calme reviendra, comme toujours, même s’il est définitif, elle reprend son sourire de moquerie, elle aurait pu éviter ça, elle ne l’a pas fait, l’instinct, ce goût de sang, l’inévitable histoire qui bouffe l’image, l’efface, toujours, et puis tout se mélange, le cinéma veut prendre l’ouvrière comme figure, la matière touche au rêve qui use le semblant,