l’ultimo uomo della terra
Je suis une légende
Ubaldo Ragona et Sidney Salkow
avec Vincent Price
La version d origine est effectivement d’une toute autre tenue que la troisième , le héros est toujours un chimiste vacciné par un vampire animal et de fait le seul humain qui demeure, pris à la routine de sa survie et ne sachant de fait pas distinguer les morts vivants des vampires stabilisés , puisqu’ils ont tous, pour lui, le visage de son épouse morte ,la métaphore ici fonctionne à plusieurs niveaux, celui de l’autre dans son exigence d’altérité , mais qui peut aller jusqu’à l’introduction d’un ordre noir meurtrier qui élimine toute différence , le conflit va se fixer sur une femme intermédiaire qui le piège mais aussi l’oblige à dépasser sa position de survie pour un don total, ici la protestation d’humanité face à l’ordre meurtrier fait leçon, certes plus qu’appuyée mais nous sommes a Rome qui fera, pour le cas, ville américaine, dans les restes du fascisme avec une image qui a tout d‘Antonioni des lors qu’elle fixe les lieux urbains déserts
L’opérateur est Franco Dilli Colli ( moins connu que Tonino Dilli Colli) ce qui renvoie à une question tout a fait occulée, celle du champ des opérateurs, qui croise celui des metteurs en scène, qui peut être très mythifié , certains comme Kurosawa ont toujours travaillé avec la même équipe, d’autres comme pas mal d’américains n’ont qu’une fonction de synthèse dès lors que les effets spéciaux leur échappent complètement, mais bien avant la photo, le cadrage, le montage....