l’ordre psychanalytique
Le psychanalyste ne s’autorise que de lui même et de quelques autres, de quelques autres donc qui attestent qu’il y a passé, qu’il a passé, du côté de l’ordre donc, c’est à dire qu’il fait partie de la tribu, qu’il a son diplôme, qu’il peut y aller maintenant,on peut quand même penser que la parenthèse Lacan a assez duré et qu’il est grand temps que les pouvoirs publiques garantissent à leur tour la sécurité des patients afin que la question du désir de chacun puisse trouver sa voie légitime puisque définie par le droit qui a établi ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas. Il n’y a sans doute pas grande différence pratique entre une ego psychology régulée et une réelle psychologie puisqu’il s’agit dans chaque cas de tirer sa légitimité d’une lecture ordonnée par une consistance. L’adaptation au mode moyen d’existence est bien sûr la visée de cette pente, soit qu’il s’agisse de réguler les effets dissociatifs du management du parlêtre, soit qu’il puisse être question d’une sorte d’antimonde sectaire . L’expression de la structure est soumise aux composantes de son expression sociale. Il est donc difficile de faire autrement que de s’intéresser au périphérique qui certes n’est plus réglé par la conviction de Schreber quand au centrage phallique du signifiant, pas plus que par le clivage corps esprit hystérique, ou la position obsessionnelle qui, elle, demeure dans un entre deux intéressant puisqu’il serait soumis à une réduction borroméenne où l’imaginaire serait noué à un réel et un symbolique en continuité, in fine on y arrivera toujours d’autant que c’est long, que ce rien du désir pourra toujours se différer grâce à la méditations sur les règles, cette dualité de la prescription négative qui impose ses couches emboîtées de culpabilité et de passage à l’acte, parce que bien sûr ce système compulsif sera fou dans un monde indifférent au symbolique, qui ne voit que des règles et du contractuel pour tenir les parlêtres entre eux. On conçoit le goût lacanoïde qui se moule bien dans cette mystique du réel, accompagnée d’une érudition superficielle et infinie. La sortie prescriptive est alors un mélange de canaille et de bêtise dépourvu du moindre charme.