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L ironie de Clément

L ironie de Clément 

 

Ce serait donc un pari un peu risqué que de poursuivre sur l’être philosophique, risque pour quoi d’ailleurs? Puisqu’il n’est point à dire de lecteur qui pourrait permettre d’affuter l’argument. Nous serons donc uniquement poussé par l’aiguillon et de la pratique et la rencontre supposée d’un texte , donc effectivement quelque chose qui sera soumis au flou du concept mou. Le réel est son double, non et son double, ne soyons pas déjà platonicien, écrire sans cesse est comme dessiner, cela forge ce vide de l’être qui fait trou et aspire l’inutile en ses bords, Clément dit qu’ici se forge la joie, nous sommes chez Spinoza, chez Nietzsche , nous sommes hors du chemin du maître qui alimente le fantasme lacanien, quelle idée de vouloir absolument aller dans la hutte, Celan a fait le voyage pour tout le monde, il n’y avait rien, le retournement philosophique est analytique puisqu’il suppose l’abandon et la traversée du fantasme topologique, nous sommes dans le détail du monde, au plus près de ce que serait un journal intime sans je, détaché , puisque hors de la fausse responsabilité du monde, la mystique du camembert, donc la encore point de vérité qui parle, doute et incertitude, radicalement, jeter le trouble dans ce qui se pose dans l’illusion fondatrice, qui voudrait ainsi recouvrir la mort elle même d’un voile de maîtrise, ce par quoi se fonde toute religion, dans le flou de la chose non écrite et donc non pensée, ce qui ouvre à tous les chemins lisses comme un week-end end chez Mickey , un monde sans miroir, ici il n’y a pas d’arrière fond, le lapin est bien là ou son cadavre, peut être que le chat de Schrödinger est une des figures fondamentales de l’arrière fond nébuleux de la science, là où ils finissent d’ailleurs quand ils causent au delà de leurs équations, l’idiotie même, car il s’agit bien de vivre sans espoir et sans trembler, sans attente tout autant d’un autre parfumé, d’où cette envie de rire face au tragique imagée de l’existence, point de secret, juste une franche rigolade, Molloy maintiendra son chiffre méticuleux sur le bord du gouffre, il suce des pierres dans un ordre défini, Roussel va raconter sans fin des histoires dans intérêt, on est sur le chemin d’attitudes correctes, ne plus rien comprendre enfin à rien, un bon début, aucune pré-construction, cette espèce de liberté du dire et du peindre, cet effroi quand même, puisqu’il n y à plus de cesse, ce qui veut dire tout autant, ne plus rien faire du tout, regarder ses instruments et attendre peut être non pas que cela vienne mais que tout  cela s'efface dans la poussière, comme ruine en triomphe le crétinisme de Bayreuth , ou encore Napoléon à Moscou c’est à dire plus rien.

Affaire de mise en scène, d’effet théâtral  de sorte que l’attention va préférer l’image à la musique, pourquoi pas Wilson des lors, il s’agit toujours d'éteindre ce qui pousse au réveil et dans doute qu’Heidegger aura plus agi pour le sommeil commun en lisant Nietzsche qu’en se glorifiant de quelque rectorat, on est bien sûr loin de l’effet médiatique qui fait pub à la pensée, cela pourrait réduire à pas grand chose l’esthétique de masse qui nous nourrit tant par sa museomanie que par son élitisme universel, Duchamp était tout entier chez Schopenhauer , sacré Clément! L’art pourrait avoir cessé d’être jubilatoire , un signe des temps . D’où la question d’un style insultant et démobilisateur, se refuser par exemple à avoir la moindre opinion, on ne va pas s’étonner que l’on ait oublié Rébécca dans la généalogie freudienne, de là à y voir le refoulement de Laïos c’est sans doute beaucoup, même si on aurait alors une explication scheberienne de la causalité qui passerait par des rituels curieux comme offrir des champignons aux statuettes extraites récemment des tombes, Didon sera toujours abandonnée , il n’y a pas de quoi en être triste, il est toujours bon de savoir quelque chose de la folie des pères, ça ne lèvera jamais notre lieu propre, il convient d’ailleurs de suivre le conseil de Cioran , lire Tacite jusqu’à l’étouffement, et lire Deleuze puisqu’ il ne fait aucun cadeau, je vais vite, le temps manque, il y a encore Casonova sur le chemin, lui qui ne pouvait désirer que dans l’incertitude quant à l’objet de son désir, il suffit qu’elle se localise et elle ne lui fait plus aucun effet, non pas la collection don juanesque  mais la série dont la raison est celle de l’entre deux, encore ce 1+ V5 /2 ! L’esquive de l’autre qui se mesure à la puissance du présent , ce serait pour faire vite une père version bien moins sauvage que celle d’un Bataille qui voudrait baiser de sang et dévorer la chair de qui ferait objet de désir, l’érotisme cadaverisant du compulse , seul dans l’attente mort du soleil

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