13 déc 14
L’épuisante clarté des choses nues en ce naufrage ivre,
brusquement condensée l'insipide exposition manifeste le vide du contenu
Là aussi point de soleil que le gris malhabile et flou
Certes le commerce a réduit le regard à une vague évaluation des compétences prises en miroir
ce qui nécessite toujours le détour lointain pour survenir au proche
les marchés de noël dans leurs variantes plus ou moins stupides
autant parler de Renoir et du déjeuner sur l’herbe
c’est tout sauf une peinture de Renoir, c’est à dire que c’est exactement une peinture de Renoir mais selon un autre medium, il s’agit de décrire la rencontre impossible du désir dans le monde bourgeois, la sensualité du monde envahit cet univers, nous sommes en 36, il pleut pendant le tournage de ce film radieux, Sylvia est insupportable, Renoir sans argent achève en vitesse, le film ne sera visible qu’en 45, l’horreur a passé à travers le montage, pour l’instant ce film impossible, achevé dans la hâte , monté au couteau, les allemands ont même volé le premier montage, il n’est que le papillon acteur pour signer le rapport du maître avec cette idée d’une nature heureuse parce que sauvée un temps des souffles de mort, mais tout autant la mort , petite dit-on, est présente dans le regard de Sylvia traversé par le pathétique de l’amour
comment ce film fonctionne-t-il puisqu’il s’agit en noir et blanc à la fois d’interpréter la nouvelle de Maupassant et de traduire l’atmosphère d’un tableau
ou encore des traces poétiques
au final donc