l’angoisse de l’Autre
La question de l’infirmité imaginaire est découpée par d’une part ce qui serait bordé par Schreber au miroir et d’autre part par la necessaire symbolisation de l’imaginaire par le symbolique, ce en quoi le parlêtre défaille d’une consistance l’autre puisque chaque consistance se noue au trou de l’autre mais et c’est ce qu’apporte le borroméen dans la mesure où chaque consistance est avant tout la reprise du trou dans le réel qui est l’effraction première du parlêtre dans la compacité du réel. Le schema optique , de ce point de vue , est réducteur puisqu’il saisit le processus depuis l’imaginaire avec dans le fond cet oeil de l’Autre qui rend intelligible l’illusion du bouquet renversé (puisque si cet oeil est supposé être celui de l’illusion, le schema où il est tracé met en place un regard nullement illusionné). Dans la version simple, le réel des fleurs (qui sont en place d’un vide) est un reflet sphérique, qui devra se comprendre comme reflet de reflet puisque le premier schema est pris au miroir. La fausse reconnaissance spéculaire est aveugle à cet emboitement et le schema des Ménines va constituer un creusement de l’illusion perspectiviste de façon à en démasquer le montage et sa raison. L’idée alors est bien sûr de déjouer grace au langage l’imaginaire mais à condition de réaliser alors que le symbolique ne peut que mordre sur le réel dont il est le jouet. C’est ce que tend à démontrer la rotation du miroir plan qui déplace l’image vers sa structure à la limite de son effacement impossible à saisir par ce qui est après tout, via le stade du miroir, le schema freudien. A rester ainsi dans ce dispositif qui est celui des surfaces nous sommes amené à produire le réel du bouquet de fleurs, à savoir ce qui se devine dans l’anamorphose des Ambassadeurs, une tête de mort. On pourrait y voir aussi bien la tête de Méduse et son sourire de crocodile. Imaginaire kleinien qui, loin de retourner l’image, la pétrifie dans cette saisie limite. Il faudra le questionnement logique de la structure du fantasme pour effectuer un pas , dans la structure cette fois. C’est en ce point que Lacan rencontre le Masoch de Deleuze. Nous étions jusque là dans une herméneutique qui pointait le texte du symptôme comme lecture d’un rêve et en dékryptait le sens, ce qui devait aboutir à une guérison, sauf que l’herméneute , dans cette version, est bien sûr comme cet oeil omnivoyant , neutre et bienveillant, et bien sûr sensible à ce que le sujet hystérisé par la cure chercherait un maître à dominer. Qu’est-ce à dire sinon que ce maître serait sensible à l’appel amoureux du sujet hystérisé et susceptible d’y répondre qui, jungien, par une spielreinisation , qui, freudien, par une paternalisation, sur un clivage qui porte de fait sur la question du sens et de l’@sens. Et certes l’océanisme a des conséquences pratiques d’impasse que condamne Freud à juste titre. Cependant hors quelque spiritisme ferenczien Freud demeure dans une vigilance obscure vis à vis du réel et son texte d’étrangeté est sans doute ce par quoi il demeure dans la perception hors contexte comme s’il regardait tel Ulysse le chant de la sirène attaché au poteau phallique . Demeure donc ce qui excède au sens et donc la bouche d’or pourrait indiquer l’inépuisable par le biais d’un transfert radical d’être au delà de l’espace amoureux. Nous avions noté, il y a longtemps , en quoi Contention de Gabily venait heureusement subvertir la dispute de Marivaux. Un maître à dominer mais pour quoi? pour son charme? pour le bouffer? pour le conduire à la racine d’un fantasme dont Freud essaie de circonscrire l’écriture entre Dora et la jeune homosexuelle? Résistance à la cure, résistance à l’effet de sens? voire, s’il ne s’agissait justement de cette écriture minimale $<>@ où n’interviendrait aucun imaginaire, aucun scénario comme celui de l’enfant battu. Une butée masochiste réelle. Quelque chose qui vise justement le désir de l’analyste comme analyste, le signifiant du transfert en quoi il signe un singulier qui n’est pas de l’ordre d’une lettre ou d’un nombre. Cette version langagière interroge tout autant un autre type de «contrat» cette fois d’image sans parole, le peintre et son modèle, version antisymétrique de la première
pas d’acte ou pas de rapport? la question ici y sera plus vive de supposer justement qu’une femme vient en ce point poser l’ouvert de sa sexuation qui quantifie un pas tout phallique où les deux autres figures jungienne et freudienne échouent. Il y est question d’une jouissance qui justement fait échec à le rondité d’un savoir. Ce savoir qui est toujours au prix d’une demande qui creuse autant en l’Autre qu’il lui arrache quelque concept ou bribe pour un singulier.Ainsi en va t il du rêve qui se déploie depuis son ombre en construction savante où l’énigme du sexuel demeure entière puisqu’extérieure à toute vérité, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait aucune écriture propre à dire quelque vérité sur le sexuel, au prix que jouis-sens achoppe à l’Autrejouir. Extase donc comme effet d’un dit insu sur le corps qui s’extrade du plaisir, entre les pages du dit-savoir. Question tout aussitôt de ce qui jouit chez l’analyste puisqu’il ne peut se prendre au leurre d’une vérité.Le voici s’incarnant fortement d’un sujet sachant, sachant qu’il ne sait bien sûr, ce qui l’amène bien sûr à répandre des âneries dont le sado-masochisme est une perle, puisqu’au moins s’y répète la figure symétrique d’un duel ridicule et sanglant, «j’ai eu la peau du con!» comme quoi le scanner décrit la jouissance à la mesure de quelque drogue qui la simule. Or la répétition de la demande découpe au lieu de l’Autre un irréductible qui est la structure, elle même vouée au reflet de l’image dont la topologie bavarde se contente justement. N’est-il pas toujours interrogeant de voir Lacan poursuivre malgré tout quelque science exacte que ce soit au titre de parenthèse des parenthèses que ce soit le calcul du nombre d’or du @ qui après tout du UN porte asymptote. Le savoir s’achève dans l’équation complète dont JAM a le secret. Tant mieux dans le fond puisqu’en parallèle avec les neuro-cognitivistes , le sexuel demeure irréductible à quelque effet de genre. «et pourtant elle tourne» revient ici pour rire de cette localisation du sexuel dans la marchandisation du différent. Fin du sujet, passons à autre chose, c’est à dire à l’hors loi où se joue le chaos. Un franc matérialisme qui commerce les cellules au delà des personnes depuis longtemps réduites à la logique du camp. Ainsi le sexologue répondra du malaise de ne point pouvoir clore le signifiant sur son équivalent en l’autre.Pur fantasme d’ailleurs de cette correspondance qui est le fantasme même et où le masochiste insiste de manière peu imaginaire, ce à quoi la boucherie sadienne, reprise en Kant et Rousseau apporte leurs promesses morales de facto effrayantes. Rien que le régime khmer pour éteindre le sexuel, et au passage le différent justement du châtiment qui chez Jean Jacques supporte un corps vaguement spéculaire alors que chez Joyce de corps il n’y a plus que la dispersion. Autre point au passage , l’écriture paranoïaque ne contient guère l’hallucination que l’écriture schizoïde monde arrive à nouer cependant dans l’épiphanies des bruyances du monde. Et là dessus ne voudrait-on nous faire croire que tout ce qui fait parlêtre serait issu d’un désaccord second sur base platonicienne d’harmonie d’origine dont la promesse sous toute forme serait le retour. De n’y point trouver de jouissance serait bien sûr à porter au crédit d’un défaut correctif comme il se doit, sauf que le phallophore est soumis au leurre de l’élevage dont une, non sans sourire, porte le secret de l’absence. C’est après tout de cette topologie d’une séparation qui est coupure que se fonde la croyance à la libido d’objet, ce qui pulvérise le réel dans les semblants d’organes, laissant les fantaisies anatomiques régler l’imaginaire des différences qui ne porte que sur la nature du signifiant distinct de lui même.
Freud mit l’accent sur la logique grammaticale du fantasme au point d’en réduire l’économie à un pur jeu de signes, laissant de côté la délicate question intensive réduite au flou d’une sensation tremblée dont on aurait que faire, affect inconséquent comme les émois de la bouche d’or. Ein kind ist geschlaben, dans un suspens de pensée qui n’est que désir et où la pensée faible sera justement de croire à la perversion à quoi se voue l’automatisme d’un imaginaire laborieux et que vient trancher justement le dispositif masochiste que le fantasme appelle. Il est remarquable de noter en quoi une même phrase peut trouver terrain en des structures diverses, ce sur quoi se fonde d’ailleurs la propagande perverse qui viendra souligner en quoi cette réalisation perverse pourrait éviter la question de la jouissance et partant du réel. Il pourrait ainsi y avoir coïncidence du corps et de la jouissance et mise en commun quasi classificatoire des dispositifs et on voit bien ce compulse de Sade s’épuiser à régler la totalité de cette combinatoire. Ce dont Freud cherchera , dans la même ligne, structure, de repérer certains objets électifs, sein, excrément, regard, voix.
en ce point, coupure temporelle, une affaire de poésie et de graphisme sur poème et d’éditrice et même de fribromyalgie, celle là quel truc extraordinaire dans notre propos , cette subtilité hystériforme qui se glisse une fois de plus dans le désir médical pour le vouer à son échec fondateur
mais revenons à ce regard qui excède la vision qui pose le plaisir de voir dans un débordement de jouissance , c’est bien ce qu’expérimente le peintre et son modèle , de sentir que sa main déborde du champ convenu de la bonne forme pour un tension qui trouble l’apprentissage du trait, l’image un instant capture en aveugle ce qui fait trou dans la vision, ce reste autour duquel s’articule le fameux couple sado maso , Kant avec Sade plutôt, dans ce cas quelle mascarade pour étouffer le sujet, c’est à dire ce qui le signe dans et pour la jouissance. Sade est un philosophe c’est à dire qu’il vise un universel qui pourrait contrainte les droits de l’homme à un usage fantaisiste du corps morcelé de chacun par tout autre, ce qui après tout est sans doute loi du monde réel ce à quoi Sade se voue, de sorte que comme son copain Kant il évite ce qui le réduirait sujet dans un commerce à un objet de structure excentrique. On conçoit qu’il évitera le masochiste qui radicalise son voeu, et on sait bien que le pervers ne s’angoisse que lorsqu’il croise un sujet qui justement n’offre aucune résistance, on voit bien qu’il ne suffit pas de supposer hystérique ce parlêtre révélateur , à moins qu’effectivement c’est d’une position masochiste que l’hystérique affine sa place, ouvrant un au delà du plaisir dont il est défensif de dire qu’il est de mort, certainement la mort du semblant pour le moins, la mort non plus tragique mais de rigolade. Car il s’agit tout autant d’un fait de discours où l’autre se trouve pris dans l’imbroglio comique d’un scénario . N’oublions pas cette Wanda stupide qui serait sensé dominer un pauvret ligoté au cactus de torture. Il n’y a que l’obsessionnel sadique pour croire à la réalisation du fantasme.
Le signifiant est ce qui représente le sujet pour un autre signifiant, le sujet n’est qu’éclipse dans la répétition d’une demande qui rate la jouissance qui serait supposée au shunt de l’objet , ce qui est aussi absurde qu’un signifiant faisant signe , même s’il y a jouissance à frôler cette coupure, selon un trait infini qui jamais ne se complète. Jouissance qui ainsi se dépose en fragment dans la plus parfaire rigueur logique et c’est bien de ça que l’analyste fait son choix, dans ce jeu où un S1 se trouve interrogé sur sa jouissance à lui puisque le sujet serait en défaut , Voire! Et nous roulons du côté d’un maître qui se moule au seuil de ce qui jouit vraiment. Certainement pas jouis-sens à quoi chacun se réduit. Et pourtant il y a quelque leçon à tirer de l’affaire qui du non-sens en dit plus que de raison, mais là aussi ce positionnement logique peut venir jusqu’à faire d’un discours sans parole une affaire de bouclage nouveau, le Mao-lacan est de toute beauté. Il finit après tout comme il a commencé dans la discipline, bardé de diplômes dont l’ignorance sera la loi . C’est la faillite de l’hystérique qui réclame du savoir et qui va le trouver. La psychanalyse à l’Université, voilà le chic et après tout si elle en est chassée c’est peut être bon signe que les mélanges finissent toujours à dériver. Le maître est nul mais on prend des notes et à notre époque où les maîtres penseurs voient leurs séminaires sans fin publier, il est certain qu’il y a de quoi étouffer les derniers étudiants. Loin de répondre à ce terme d’un trou, la pente s’organise autour de petits maîtres pervers qui livrent l’espoir du sens dernier.