Attack
Le film d Aldrich est tout à fait formidable dans cette tension sans faille vers un terme mortel, car il s'agit des derniers moments d’une patrouille sacrifiée dans le cadre de la contre offensive des Ardennes du point de vue du système militaire, peu importe le héros ou le lâche, ils ne valent pas plus cher l’un que l’autre quand il baigne dans son sang, l’ennemi ombre noir ne laisse aucune chance que le destin des corbeaux, tout a un gout de fiel, tout s’arrête dans un bruit lourd, un corps tombe puis un autre, il s agit d’attendre et de tout faire pour tenir une baraque, un bout de côté, rien, une ruine, c’est donc le suspense de sa propre vie qui imagine qu’il y a une suite, une sortie, une réponse possible, peut être un souvenir de quelqu’un mais déjà déformé pour des nécessités narratives obscènes, si même effacé des listes poussières, cadavre silence
Comment écrire sur un film qui ne soit pas cette copie narrative qui évite le style, le montage, l’expression, le visage mort de Palance bouche ouverte, appelant l’enfer alors qu'avant il cite un western, c’est bien trop calme ici, calme avant que les chars noirs anonymes ne viennent faire fondre ce qu’ils sont venus chercher, la confrontation avec les limites