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L amour vraiment conjugal

L amour vraiment conjugal 

 

Swedenborg ,dans le cadre de son système mystique délirant , nous a livré quelques réflexions à ce sujet. Une femme attend d’un homme qu’il soit à l’ image du père idéal ,mort ,incastré afin d’effectuer elle même cette opération et devenir cause. Tout un programme qui risque de ne pas arriver à son terme d’autant que le biologique a pris discours sur le sexuel , contraception, avortement, qui ouvrent tout autant à la marchandisation des corps qu’ à la conséquence marchande qu’une femme y devienne livre de chair, prostitution de diverses manières sans aucune garantie symbolique, c’est à dire la référence fondatrice qui organise le réel d’un champ signifiant , champ signifiant soumis à l’arbitraire s’il ne désigne justement un réel insu. L’attente d’un parlêtre sera sans doute alors de trouver au lieu de l Autre cet un père qui le reconnaisse ,le nomme et ainsi accepte d’être le mort nécessaire de l’opération.  Bien sûr la modernité n’a que faire du symbolique puisqu’elle se veut opératoire ,ce qui n’est pas sans conséquence puisque la jouissance est exclue alors du commerce des parlêtres d’où la dérive psychopathique du sexuel . Pourquoi s’étonner alors du succès constant de ce héros moderne dans les fictions télévisées , chacun y reconnaît les voeux de mort ou le pousse  à un usage toxicologie des objets du monde, soit des objets virtuels que l’on ne peut épingler qu’au titre du tableau entomologiste . Qu’on ne s’étonne pas plus de l’aspect de prostitution généralisée qui s’étend dans les rapports , au prix du n’importe quoi de la rigueur morale qui, en pur paradoxe, cherche à localiser un lieu d’allure persécutrice qui pourrait garantir, lui, qu’une forme de reconnaissance symbolique serait possible. La danse des spectres des dieux morts voués  au rituel singulier de prêtresses innommées , un discours sans parole qui se retient de la disqualification objectivante du langage. Sans doute que cette dislocation par le discours dominant du jeu entre imaginaire et symbolique excentrise le réel voué au silence dès lors qu’un nouage de semblant vient tenir lieu de réalité. Le discord amoureux est alors réduit à une même forclusion du réel d’où surgit l’hallucination en acte dont il est de bon ton de noter le caractère anecdotique

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