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L aigre affreux de Joyce

L aigre affreux de Joyce

 

Sur le seuil donc, en partant, vient s’épingler un mot de rupture du lien, car on ne peut pas dire que vous n’y avez pas mis du vôtre, pour ne pas vous disjoindre de ce montage suroedipien , vous pensiez le nécessaire d’une lutte des pères au nom de la Vérité non sans savoir que cette mascarade sauvait la langue maternelle de son élangation. Chez Sade il y a les conteuses qui soutiennent l’érection quelque peu défaillante des fils , ceux de la horde bien sur , ceux dont elles se sont  faites complices pour émasculer à mort ce pauvre Chronos. La conteuse était un peu chatouilleuse quant au maintien du récit fondateur, qui impliquait modernité mais surtout la croyance au nouveau professeur qui lisait le docteur , génialement disait une autre. Il était après tout question de trouver une sortie qui ne soit pas religieuse à l’affaire, ce à quoi justement un long texte à propos de Joyce fut renvoyé au titre d’un jeu dont le travail excluait la pertinence surtout juxtaposé à quelques productions graphiques . Être libre au bord de la tombe, ce qui tire à quelques conséquences , d’autant que le Pape s’inquiète non pas tant des méfaits du capitalisme que de celui hérétique de la science

« Mes frères chrétiens, nous vivons dans une époque désespérée. », dit-il à la foule. « La science est sur le point de tester les limites de Dieu et de sa création. Dieu a imposé les limites entre le monde des vivants et le monde des morts. Ces scientifiques sont-ils sur le point d’ouvrir les portes de l’Enfer? » Demanda-t-il à ses disciples, visiblement ébranlé. « Sommes-nous au seuil des jours maléfiques dont la Bible fait allusion? Est-ce que les hordes de démons qui rôdent dans les fosses de l’enfer sont sur le point de déferler massivement dans notre monde? Il faut méditer quant à ces questions avant de permettre aux scientifiques de procéder à de telles expériences » expliqua t-il.

 

Une équivoque qui met un terme à la littérature, la pauvre qui n’en finit pas de mourir depuis que Flaubert l’a arraché au mythe bourgeois, hors sens qui tient à la lettre déchaînée, tout comme la psychanalyse se prend les pieds dans l’association libre infinie , de fait de boucler sur elle même pour un réel excentrique ,propre à supposer un éveil qui ne tienne pas à l’élucubration de la parlotte du transfert, l’interprétation demeure au seuil du hors sens, sauf à virer à l’hermeneute  , sa pente savonneuse d’origine qui vaut pas mieux que l’hypnose , dont l’hystérique l’extrait

 

Corriger l’oedipe , à une femme près, à un fantasme près tout autant ,qui ment toujours de son montage IS, qui évite le réel au point d’ailleurs que c’est d’exaution du réel que se forge le parlêtre freudien, ce qui se forclot ici fait retour en boucherie , et donc le sens de la bouchère sera un déplacement sexuel comme symptôme , d’ailleurs le nazi sera pour le moins bien normé et sans la moindre culpabilité, un homme ordinaire, universel du sens sexuel qui nie l’inrapport, ce dont se tisse le dit symptôme qui prothèse au parlêtre, symptôme qui se plie à l’interprétation au terme de son réel qui lui demeure, ainsi du phobique encarté d’hystérie, lettre qui viendra faire butée au chiffrage, dont le semblant, la père version , qui permet au sujet de s'inscrire à son tour dans le lignage, à quoi viendra faire menace la jouissance qui elle ne convient pas au semblant du vivre, avec cette limite folle d’un déchaînement signifiant pour lequel le sens se fait universel et totalisant, ce à quoi il vaut mieux faire vertu d’un oedipe paternité plutôt que cette folie qui déborde le fantasme de partout, Joyce ferait donc objection à ce clivage névrose folie d’exclusion réciproque ,puisqu’il invente ce dire écrivant qui travaille la langue, l’élangues , hors sens vers l’illisible relatif, puisque le texte est en fait d’une lisibilité autre qui n’implique aucun ordre normé par l’oedipe, par Rome tout autant ,dont le sublime exècre l’hérétique, celui qui place sa lalangue avant toute parole, selon la logique qui fait structure, donc Joyce ne délire pas, l’épiphanie demeure d’allure hallucinatoire mais ne cherche nullement à se boucler selon Schreber, il ne cherche pas à réparer la forclusion selon un mode local mais radicalement sans user du père ,qui dans le biographique carrent ou éducateur n’est que la face externe d’une absence qui porte à la fois sur l’exhibition jouissance et un dire sans adresse, s’il s'agit de fonder quelque lignée ce sera en soi ,sans prélever aucun biogramme et d’ailleurs sans permettre à aucun enfant , à aucune femme d’advenir dans une névrose , alcoolique, schizophrène ou pur gant retourné, Joyce n’a pas de corps , il y est extérieur radicalement, ce qui le prive et le libère d’affects justement, aucune passion, sauf celui de la lettre qui ne s’imaginarise jamais, pas de corps à féminiser tout autant, et donc la lalangue va pouvoir s’offrir dans son défilement jouissif infini , texte où va pouvoir se projeter le lecteur fasciné par l’absence de fantasme inscrit ,mais tous les lecteurs demeurent fragments de cette sorte de langue adamique , qui équivoque le monde comme tout autant intelligible que pour tout texte mathématique par exemple, Ulysse n’y suffit , il faut encore tenter le chant bouclé du mort qui revient sans cesse, entre Duchamp et Joyce , tout est nettoyé du côté de l’esthétique , musique inclus, il ne reste plus qu’un violon qui joue par dessus des barbelés dès que le regard s’ouvre 

Et puis voilà...

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