Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

je ne me souviens de rien

je ne me souviens de rien

 

j’ai perdu la mémoire, à chaque instant ce qui pouvait faire continu dans mon rapport au monde se trouve disjoint de sorte que je ne cesse d’hésiter sur l’identification des choses et des gens , non que je ne les identifie, que je ne les reconnaisse mais ils sont sans cesse ombrés par une sorte d’in-ex-istence où ma propre personne se perçoit en négatif, je ne cesse de ne pas être au lieu où je suis cependant, et étrangement je ne peux pour en rendre compte avoir recours à ce qui serait une cause première, une affaire de famille , falsification oedipienne qui est désormais sans commune mesure avec ce rapport nouveau à l’intervalle d’un phonème l’autre, cette pure coupure où je suis sujet vivant, il y aurait dès lors une autre mémoire que celle du récit et des histoires, une mémoire certaine et précise, logique, qui demande un autre type de savoir, une autre esthétique, un autre rapport amoureux, j’aurais pu virer au sens confus du monde qui me ferait des signes capables de combler cette faille ou ce silence sans bord, mais ça ne marche pas plus que les diverses figures qui se déclinent selon les circonstances

pourquoi défendre son symptôme comme son bien le plus précieux, au sens où le sujet de la psychanalyse, de facto hystérique, voudrait que son monde demeure conforme à un tout phallique qui serait la fin de tout érotisme, la scène est décrite par Freud selon au moins trop pôles, Dora, la jeune homosexuelle et le cas de paranoïa, s’il n’y a de réel que phallique, il vaut mieux fermer les portes sur cette affaire, et assurer un universel de cette formule, fondé sur l’universel du traumatisme dont il faudrait proclamer haut et fort le caractère horrifique, quitte à y singer la pure folie, au nom d’une réclamation de vérité absolue, le réel imaginarisé proclame la vérité d’un père tout puissant, mais si le texte ne vient clore cet ouvert, le sujet ne sait quelle option choisir entre amnésie, mythomamie, confusion, la difficulté tiendrait à ce qu’RSI n’est plus borroméen mais olympique et que le polymorphisme induit par l’hystérisation décline les diverses combinatoires du deux à deux, symbolisation du réel ou la passion froide homosexuée, réalisation du symbolique ou mysticisme , symbolisation de l’imaginaire ou fantaisie débridée, imaginarisation du symbolique ou herméneutique du sens, imaginarisation du réel ou mythomanie, réalisation de l’imaginaire comme angoisse, mais aucune place n’est fixe car chaque couple est aussitôt défait par un proche, non sans angoisse au passage ou quelque cri pour inscrire le père dans une histoire où il se réveille comme semblable

rien n’y fait puisque le sens du réel n’a pas plus d’efficace qu’oedipe rex, aucune garantie en l’Autre que la certitude d’un effet troumatique qui est le signifiant, qui est le langage, ce qui ne nécessite aucun symptôme

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article