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insolence du double

insolence du double

 

dans son Strangers on a train Hitch nous donne à voir un dédoublement du sujet entre sa face respectable, légitime et sa face livide, meurtrière, folle, l’intérêt porte bien sûr sur le diable qui rigole dans le miroir, d’où l’artifice du voile direct ou du détour par un effet de cadre qui renvoie le démon à un reflet, mais comment échapper à ce regard qui en vient et suspecte l’installé en son bornage, aller au reflet dénudé porte le franchissement du connu, le convenu de la forme, l’exposition des racines obscures, des meurtres contenus, exprimer les silences bornés des désirs mis à cendres, risquer l’identité tissée au semblant, jeter un pont dans le marais des plaintes, avancer avec comme seul viatique le fugace des fantômes, l’attente du modèle dénudé fait défi au continu, le travail de l’être est l’inutile du vivre, et Vincent éclabousse la toile du jus terreux des campagnes, revoilà les souliers, impossible lecture, et ce frontal qui se souvient d’un éclat possible sur le front pâle, suture des âmes mortes,  une fêlure a séparé en deux la surface argentée, il faudra venir au chemin sans mémoire qui ne tient qu’au juste d’une sensation, ce qui de l’enfance fera souvenir, ce vide bordé de sensations lourdes parmi les choses encrassées, désert dans le fond où quelques ruines font l’hypothèse d’un passé, un visage s’impose porteur de la série des zones de terreur où se maintient la vie loin du cercle ordonné, sur ce chemin il y a peu de monde et toute rencontre est une bénédiction, sur la falaise dogon il y a les ocres nécessaires, la pluie qui pleure ce limon, et les figures dansent au soleil écrasant, explosion de la forme qui glisse des doigts

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