Jardin de nuit
Pauvre et silence
Plus d’une a déploré la perte
Ce jour pour rien
Qui parle aux frondaisons
Libre de ce sommeil amical
Et rien ne souvient d’une telle perte
Marcher cependant au rivage des morts
Échoués, bouche ouverte
Dans le flot des filets caillou
Ces ensembles bruts
Vides
Si vous acceptez un nom
Vous êtes perdu
Malgré le frémissement des bêtes
Ils ont pris le visage des morts
Pour se couvrir le visage
Et se nourrir
A même la chair crue
La face demeurait encore malgré l'insulte des échanges de pierre
La main frôle une étrange mouvance
Venue de l’onde
Portée par un brouillard
Les mouettes remontent vers les terres
Défaille du temps
Elle souriait toujours sous la torture
Telle martyre dans l’icône sainte
Jusqu’au cri du visage exorbité