j ‘ai même écrit le nom...
après le visage de Michel Ange, Paradjanov retourné et Roland m’attend à Samarcande
vous êtes dans un monde familier redondant où seul le vieillissement des traits atteste de la flèche du temps
manger boire et dormir
J’ai écrit ton nom de poussière
Sur la lèvre vive de la plaie
Droit fil des écritures
Il y a des espaces vierges
Malgré tout
L’instrument d’exploration est fragile, des mots et des graphes, ce pur hasard qui va devant sans savoir
Les faits du monde arrivent sans ordre, vaste enchaînement de fragments insipides qu’aucune gastronomie à priori n’énoncé comme relevant d’un sens même transitoire, nous ne sommes pas dans la distinction sémantique des saveurs, des sensations mais dans la classification statistique des signes
Le secondaire fait sens si on sait le saisir, ainsi du réflexe walking dead qui depuis le Vaudou de Tourneur jusqu’au fast zombie des 28 jours de Danny Boyle glisse au fils pelliculaire, l’être métaphorique a bien changé et le travail de Romero est plus sérieux qu’il pourrait en avoir l’air , night of the living dead, dawn of the dead day, land of the dead, bienvenu au royaume sans fin des morts où aucun révolte n’a plus de sens, l’horreur revient depuis la périphérie du système, boko haram ou état islamique pour le visible, montée des eaux, réchauffement, pollution, désert, guerre de l’eau, pour le moins réflexique jusqu’à ces individus meurtriers qui explosent de ci de là en une ponctuation sinistre imprévisible .