Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Il deserto Rosso

Il deserto Rosso

 

voilà le désert rouge et sa musique de folle et sa couleur verte où entre le rouge et son univers d’industrie mortelle, voici la folie de voir le monde tel qu’il est dans l’horreur de sa naissance bleue et guère neuve il est vrai, voilà aussi le temps du silence et de la rencontre improbable entre un cargo et une machine à tartiner le désir, ce fut une belle tentative plus de saison, juste de petits fragments qui vont s’effacer avec la mémoire de l’ordi

A chaque fois, le regard s’enfonce non dans un psychologisme de bazar comme voulait nous le faire cette présentatrice Florence Lassalle qui croit trouver une acmé de son texte dans cette scène d’infidèle à près tout évidente mais qui justement n’est pas narrative puisque l’héroïne est tout simplement folle et que ce trouble est bien sûr aggravé par le contexte industriel du paysage reconstruit, cette dérive du monde vers son effacement, ces rapports superficiels et avides, la bourgeoisie une fois de plus dans son infection de nature, alors que reste-t-il à un sujet qui ne perçoit pas le monde selon ces règles économiques, sinon ce qu’indique la musique électronique, la montée de la présence des choses, les couleurs comme des taches de sujets déposés sur un monde délavé, le monde est alors un tableau incessant, d’où cette douleur de n’avoir aucun moyen d’exprimer, de traduire cet univers de sensations, tout sera au service de cette colorisation du monde qui vient de la forme réglée du noir et blanc, comme passer du dessin au tableau, rendre le livide de la chair en contraste avec la ligne dure du métal qui rajoute cependant de l’inouï dans ce qui pouvait se dire naturel, cette position a bien sûr des conséquences directes sur l’écriture, et sans doute que la caméra va suivre plus le mouvement interne d’une fumée que la convention de la succession des plans, et sans doute que la destruction de la supposée villa des mystères suppose tout autant la recherche de cet objet voilé, phallique qui ne livre que le vide des cendres , là où s’installe le parlêtre livré à l’agonie de ses représentations , le cinema aurait pu être tout autre chose

 

 

"Auparavant, c'étaient les rapports des personnages entre eux qui m'intéressaient. Ici, le personnage central est confronté également avec le milieu social, ce qui fait que je traite mon histoire d'une façon tout à fait différente. Il est trop simpliste, comme beaucoup l'ont fait, de dire que j'accuse ce monde industrialisé, inhumain, où l'individu est écrasé et conduit à la névrose. Mon intention, au contraire (...) était de traduire la beauté de ce monde, où même les usines peuvent être très belles... La ligne, les courbes des usines et de leurs cheminées sont peut-être plus belles qu'une ligne d'arbres, que l'oeil a déjà trop vue. C'est un monde riche, vivant, utile."

"Pour moi, je tiens à le dire, cette sorte de névrose qu'on voit dans Le Désert rouge est surtout une question d'adaptation. Il y a des gens qui s'adaptent, et d'autres qui ne l'ont pas encore fait, car ils sont trop liés à des structures, ou des rythmes de vie, qui sont maintenant dépassés. C'est le cas de Giuliana. La violence de l'écart, du décalage entre sa sensibilité, son intelligence, sa psychologie et la cadence qui lui est imposée, provoque la crise du personnage. C'est une crise qui ne concerne pas seulement ses rapports épidermiques avec le monde, sa perception des bruits, des couleurs, des personnages froids qui l'entourent, mais aussi son système de valeurs (éducation, morale, foi) qui ne sont plus valables et ne la soutiennent plus. Elle se trouve donc dans la nécessité de se renouveler entièrement, en tant que femme. C'est ce que les médecins lui conseillent et qu'elle s'efforce de faire. Le film est, en un certain sens, l'histoire de cet effort.""(...) c'est un film moins réaliste, d'un point de vue figuratif. C'est-à-dire, il est réaliste d'une façon différente. Par exemple, je me suis beaucoup servi du téléobjectif pour ne pas avoir de profondeur de champ, celle-ci étant justement un élément indispensable du réalisme. Ce qui m'intéresse maintenant, c'est de mettre les personnages en contact avec les choses, car ce sont les choses, les objets, la manière, qui ont du poids aujourd'hui. Je ne considère pas Le Désert rouge comme un aboutissement : c'est une recherche. Je veux raconter des histoires différentes avec des moyens différents. Tout ce qui a été fait, tout ce que j'ai fait jusqu'ici ne m'intéresse plus, cela m'ennuie."

entre Godard et Tarkowski, il est question dans le fond d’un espace 

non narratif jouant de la sensation, couleurs et son, le signifiant portant hors signifié, c’est effectivement essentiel, il faudrait y réfléchir à partir de Deleuze et peut être de ce que nous avions pu avancer sur la couleur

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article