fragments logiques
L’autoengendrement de la pensée comme tautologie est au principe d’un certain nombre de discours sans doute de hiérarchie variable mais fondamentalement illustrant un effet de leurre destiné à maintenir dans le fond l’aspect théologique des fondements. Cela est vrai des fondements de la psychanalyse, de la question cartésienne de la véracité du rêve
( il y aurait sans doute à étudier la question du rêve dans la philosophie pour tracer quelque chose du chemin du concept du sujet), cela est vrai de la génétique qui ne peut se satisfaire de la génèse exnihilo de l’ADN d’’une soupe primordiale physico-chimique
mais ne peut que fabriquer un système assez confus d’interaction ARN virus
, cela est vrai du capitalisme (et après tout n’est ce point le modèle de base de tout le reste) qui postule une main invisible
(qui a plutôt tendance à piquer dans la caisse quitte à parler d’une volatilité du numéraire dont in fine le citoyen lambda serait la cause et le remède, pauperisation tendantielle sous couvert d’un mythe de la jouissance de richesses infinie), cela est vrai chez Kant lui même
qui construit le système complexe de l’à priori contre l’antique et l’empirisme pour préserver sans doute en l’Autre la richesse de l’absolu
(ce qui pose la question d’une sorte de Kant au carré (point minimal de la raison qui a encore besoin de se reboucler sur elle même), cela est vrai de la recherche en esthétique (ainsi des deux tableaux de Goya à Lille dont l’étude évite soigneusement de parler du peintre pour se perdre dans des considérations érudites dont les plus extrèmes seraient le recadrage des oeuvres à des fins purement
marchandes.