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cine freudien

cine freudien

 

Cette vieille idée qui rebondit sur “le voyeur” renvoie à quelque antique voyage vers une île Maurice où elle se perdit d’un refus de gonfler les voiles. La scène est ouverte, les marins non dévorés entièrement par les sirènes, partis malgré eux comme des adolescents et donc de retour façon Manson... rechercher dans sa mémoire une cinéphilie qui n’est plus de saison , chercher la résistance de Freud, le commentaire de Lacoste, les citations de Lacan, les questions académiques psychanalyse et cinema, la question plus fondamentale du statut de l’image temps et de l’image mouvement, bref la dynamique du signifiant icônique... s’agit il d’un festival, d’un cineclub, d’un dvd, de paroles, d’une correspondance, corps est ce pont danse...

 Il  semble que la question générale de la re-présentation de la réélité/ réalité pourrait poser le cadre dogmatique de quelque chose qui serait "conventionnel" au sens du cine freudo-lacanien, la position des psychanalystes là dessus, l'expression de l'inconscient en images, ce qui dans l'histoire du cinema s'est voulu en rapport avec la psychanalyse... mais aussi le questionnement difficile de Deleuze qui semble permettre de parler d'une logique post-lacanienne de l'image, c'est à dire conséquente au second tour ISR puis RSI... enfin si l'association libre cinéphilique est recommandé, il serait possible de poser une sorte de cinemathèque de base, ainsi  la cinemathèque de Caen qui est une base de données correcte

une image qui tirerait vraiment à conséquence, c’est à dire qui ferait trou dans le texte. Il y avait la perspective qui cherchait à montrer ça et à tenir ça à  distance. L’étrange avec les “images” de topologie c’est que ça ne tire pas à conséquence, ça n’a guère d’effet de réel, ce en quoi ce n’est pas une présentation du réel. Le cross cap ça fout pas les jetons. C’est pourtant là dessus qu’on peut fonder le réel de l’image , soit la jouissance sans bord qui s’y loge. Plutôt que de s’adresser à Descargues, il faut suivre le parcours du film de Greenaway, le peintre dessine autour du lieu et se retrouve épinglé.

 

 

 

Tout ceci va s’exprimer dans un anglais très pur. Peut être que comme ça on peut avoir une petite idée du trou, autrement qu’en terme de perversion organique. On est dans le paradoxe puisque c’est dans le fond un plus d’imaginaire qui arrive à subvertir l’imaginaire qui, lui, va tenir au continu, ce que la parole met à mal pour peu qu’elle fasse silence entre signifiants. La remise en continu est dans l’ordre du blabla. Au besoin le blabla psychanalytique, voire topologique. Il faut refaire un tour, repasser par le tremblement du sensible, averti du symbolique, repasser par Jung à chaque fois, c’est le risque de l’originaire. Conséquence possible d’y puiser un suramour fondé en l’Autre , c’est à dire garenti par l’existence du continu, à savoir qu’il y a du rapport sexuel puisque la lettre d’amour en ferait preuve, en l’Autre s’entend.

Si la psychanalyse pose le théorème de Gödel en son principe, soit que l’inconscient  est ce qu’écrit le rapport du parlêtre au réel et non point quelque vérité absolue autre donc que le jeu logique d’un noeud, alors les conséquences du pur amour en l’Autre sont évidentes .Il est sans doute notable que le monde moderne puisse conjoindre et la marchandisation des corps et le mythe du pur amour . Doit-on penser qu’il s’agit d’un problème d’orientation à savoir une capture imaginaire d’un genre nouveau qui serait phénoménologiquement identique à l’immersion dans un monde virtuel où le cadre perspectivite demeure structurellement externe, monde d’apesanteur hallucinée que seule la mort peut venir interrompre

 

Sylvia Plath et Ted Hughes offrent l’enjeu très réel de cette question du non rapport . 1963, elle est seule sans Ted dans la demeure de Yeats, à Londres, ses deux enfants, écrire, et puis le froid et le gaz, lui après il vivra dans l’errance d’une autre , ne trouvant jamais que Sylvia sur sa page

justifier le gâchis de vie

coïncée comme au fond d’un sac

pas d’oxygène

je sentais les larmes me noyer les yeux et déborder comme l’eau d’un verre trop plein que l’on agite

sa garde robe en pâture au vent

chiffons triste

comme un drapeau d’armistice

pauvre marionnette de peau et d’os

ce néant de l’appartenance

Love Letter

 

 Not easy to state the change you made.

 If I'm alive now, then I was dead,

 Though, like a stone, unbothered by it,

 Staying put according to habit.

 You didn't just toe me an inch, no--

 Nor leave me to set my small bald eye

 Skyward again, without hope, of course,

 Of apprehending blueness, or stars.

 

 That wasn't it. I slept, say: a snake

 Masked among black rocks as a black rock

 In the white hiatus of winter--

 Like my neighbors, taking no pleasure

 In the million perfectly-chiseled

 Cheeks alighting each moment to melt

 My cheek of basalt. They turned to tears,

 Angels weeping over dull natures,

 But didn't convince me. Those tears froze.

 Each dead head had a visor of ice.

 

 And I slept on like a bent finger.

 The first thing I saw was sheer air

 And the locked drops rising in a dew

 Limpid as spirits. Many stones lay

 Dense and expressionless round about.

 I didn't know what to make of it.

 I shone, mica-scaled, and unfolded 

 To pour myself out like a fluid

 Among bird feet and the stems of plants.

 I wasn't fooled. I knew you at once.

 

 Tree and stone glittered, without shadows.

 My finger-length grew lucent as glass.

 I started to bud like a March twig:

 An arm and a leg, an arm, a leg.

 From stone to cloud, so I ascended.

 Now I resemble a sort of god

 Floating through the air in my soul-shift

 Pure as a pane of ice. It's a gift.

 

Il s’agit donc du pur amour c’est à dire de quelque chose qui ne va pas du tout dans le sens du bien de l’autre. Les tores enlacés (déjà l’expression est tout un monde) illustre à l’évidence cette proximité distante de la demande et du désir c’est à dire l’hainamoration. La vérité paranoïaque de l’amour s’efforce de réduire l’autre à sa propre supposition, soit de n’avoir plus que la livre de chair , flaque comme il se doit. Cadavre pour le coup qui ne fait pas réel . S’il y a de l’inconscient, c’est qu’il y a du réel strictement irréductible. Le symbolique s’efforce au continu, en vain, étant tissé du signifiant qui le noue et le troue. A l’envers de la réalité psychique qui fait consister l’image, RSI nombre la lettre qui disjoint l’image. Toute l’histoire de l’esthétique est la tentative de clore la représentation sur un certain. Le monde de l’image absolue est ainsi celui du déchirement le plus total du représenté. Il y a peut être à reprendre ici le point de vue de Benjamin, car le réel de l’image demeure dans le tremblement de la répétition, le flou du ready made, c’est à dire l’image mouvement, car si la perspective permet de localiser le sujet dans son espace-temps, et donc de chiffrer l’image, en retour la dynamique de l’image loin de rendre visible le rêve ne fait qu’en déplacer la structure purement signifiante. La cine-cure ouvre alors à une écriture réelle de l’image

Sans doute faudrait-il prendre ça tout de suite du point de vue du montage, du plan, etc... mais il faut voir ça aussi à partir du “sensible”Ce que démontre Greenaway passe par un récit comme Ruiz-Klossowski. Ainsi en est -il du texte de Marivaux qui démontre la mécanique de l’amour, à savoir que le meurtre n’y est possible qu’au prix de l’inceste , soit le praticable de la père-version. 

 

Au bon moment surgit le texte de Deleuze en audio, quelques fragments , en tout cas la première leçon où il dit qu’il faut lire Kant et Bergson, ce qui n’est pas un mince travail. Critique de la faculté de juger donc.

matière et mémoire tout autant, il parle de quelque chose d’un précine et d’un début que Bergson lui même abandonnera

 

Face au froid concept nous posons l’errance d’Enki Bilal, le sommeil du monstre, le presque noble art qui pousse le cinema dans son image impossible

 

Nous continuons à interroger le film comme question clinique, espace-temps ouvert au signifiant libre de l’origine.

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