être un Dieu
Cosigné par plusieurs experts, le moratoire précise que "les populations du Sud ont, par le passé, connu les affres des essais nucléaires et des armes chimiques, et en sont traumatisées". Et juge que "l'avenir énergétique de l'Algérie n'est pas dans les schistes mais dans l'optimisation de[s]ressources conventionnelles [du pays], le développement des énergies renouvelables". Le président Abdelaziz Bouteflika n'a rien voulu entendre, estimant, dans un communiqué, qu'il fallait "tirer profit" de tous les hydrocarbures "donnés par Dieu", y compris le gaz de schiste
Poutine manoeuvre en Estonie
Brandissant des pancartes "Je n'ai pas peur", des dizaines de milliers de Russes
(70 000, selon les organisateurs) ont défilé hier en mémoire de l'opposant Boris Nemtsov
Alexei Guerman livre un opus immense où l’actuel Poutine en Moyen Orient a tout son poids mais on peut songer à l’histoire de l’URSS , de la Russie, tout autant qu’à Paradjanov ou Fellini , un mélange de perfection formelle de l’image, de la profondeur de champ, la qualité des noirs et des blancs, cadrage, travelling et tout autant caméra au ras des visages et des tripes, récit sans suite sauf qu’il s’agit de toujours la même chose, iconoclaste iconophile, Ordre, Noir, Gris, haine de la pensée, comme si tout le cinéma s’était donné rendez vous y compris le Falstaff de Welles , Roubliev, le coeur du Moyen Age obscur à moins que ce ne soit après les aventures actuelles de la barbarie parce qu’il s’agit d’être poli face aux curés;, aux tueurs, aux chinois,.. formidable dernier plan qui boucle le film et où des secondaires font quelques remarques sur le jazz
crasse et violence, boue primitive, pourriture, tout s’efface dans la phrase même qui tente à faire surgir une vague élévation, le corps urine, chie, pourrit, baise, saigne, hurle, rien au delà de ce grouillement sans fin, impossible de voir de comprendre, à travers cette pluie qui barre radicalement l’horizon, simplement le jeu des passions les plus élémentaires sans finalité
« Pourquoi se dépêcher de finir un film que la censure soviétique interdira sûrement ? »
« Huit semaines me suffisent à peine pour choisir un seul visage intéressant. »
« Il les a laissées pourrir, puis les a arrosées de sang frais pour que les comédiens soient "dans l'ambiance". »
« Le lieu était entièrement gangrené par des rats »
Si le passé est une leçon, on ne saura probablement jamais qui a donné l'ordre de tuer Boris Nemtsov le 27 février, à la veille d'une manifestation dont il devait prendre la tête contre la guerre en Ukraine. Pas plus qu'on n'a jamais su qui avait donné l'ordre de tuer la journaliste Anna Politkovskaïa, abattue elle aussi de plusieurs balles, en 2006, alors qu'elle enquêtait sur la guerre en Tchétchénie. La justice politique russe de l'ère Poutine ne s'embarrasse pas de ce genre de règles de droit. Quelques hommes de main seront, un jour, envoyés en camp de travail. On n'en saura pas plus.