ELLIPSE et LAPS
à propos de l'autisme
"Au-dedans, un laps de temps s'est trouvé pris; tout autour, c'est l'ellipse" Denis Roche
avertissement:
A propos d'une certaine magie du nombre, la loi de Titius Bode, matérialisation d'une recherche d'ordre dans les orbitres des planètes du système solaire: l'enjeu n'est pas que cette loi soit vraie ou hasardeuse, mais qu'elle est quasi toujours vraie selon des hypothèses diverses. Au départ il y a l'idée de Képler d'une correspondance entre les diamètres des orbites et les polyèdres réguliers platoniciens, l'affaire se précise lorsqu'on dit que les demis grands axes des orbites forment une suite géométrique de raison 2 ou 1,73, seulement le rapport impliqué n'induit rien quant aux conditions de départ et inversement, quels que soient les paramètres utilisés au départ, on peut déduire une loi de progression géométrique.
concepts opératoires:
1) l'autisme est sans doute à entendre , structurellement, comme lié à une étape logique où le sujet se réduit à l'espace complémentaire du noeud. C'est d'ailleurs au titre de ce noeud que peut se concevoir le champ du transfert. Le Centre géométrique de l'Université du Minnesota s'est interessé récement à cette question et a pu montré , vidéo à l'appui, que cet espace complémentaire du noeud boroméen est construit selon la géométrie d'un cube dont les faces seraient faites de miroirs inversants, c'est à dire selon une sorte d'enroulement de l'espace sur lui-même
2) le champ transferentiel se développe selon la logique du nombre sérielle en quelque sorte offert par l'analyste à l'autiste
Nous sommes à nouveau transposés aux portes énigmatiques de parenthèse des parenthèses et du développement qu'en a proposé Marc Darmon . Question sur la nature d'une suite de 0 et de 1 aléatoire, c'est à dire jamais périodique. il existe des suites construites par itération d'un processus simple
suite de Thue-Morse, on commence par 01 et on remplace 0 par 01 et 1 par 10, donc:
0110100110010110...
suite de Chamernowe, écrire succesivement tous les nombres entiers en base 2,donc:
0110111001011101111000....
il y a de toute façon à distinguer aléatoire et régulier
Tout nombre rationnel p/q suppose à partir d'un certain moment un développement binaire périodique, sinon il est dit irrationnel, le nombre de Champernowne est irrationnel mais régulier
il existe aussi des nombres transcendants qui ne sont pas solution d'une équation polynomiale à coefficients entiers, par exemple le nombre de Liouville, entre les 1 une fois 0 , puis deux fois, puis quatre, puis huit, donc:
10100100001000000001.... mais là aussi le développement est très régulier
c'est déjà de l'ordre du nombre réel au sens de quelque chose de non localisable; on peut déjà songer que réduire le nombre aléatoire réel à une périodicité est une tentative de modéliser la structure sur une forme localisable , çà rejoint la question du signifiant chaotique et quantique. Ne peut-on songer que le jeu d'écriture opéré par Lacan est de de cet ordre?
après bien sûr çà se complique un peu
von Mises propose d'imposer à la suite de vérifier la loi des grands nombres (autant de 0 que de 1 à l'infini) ainsi qu'à toutes les sous-suites extraites "par des moyens raisonnables", ce qui est imprécis
Heureusement Martin-Löf définit une suite aléatoire comme ne devant vérifier aucune propriété exceptionnelle qu'on peut réellement tester. Par exemple "se termine par une infinité de 0", "ne pas être périodique à partir d'un certain moment"...
Kolmogorov précise à partir de la complexité d'un objet fini comme taille du plus petit programme d'ordinateur qui permet d'imprimer l'objet en question. ainsi "pour i=1 jusqu'à 1000000; imprimer 1; fin" est de complexité faible pour un million de 1; donc le programme est une compression de la suite; cela peut aller jusqu'à l'incompressibilité absolue, qui est la vraie définition de la suite aléatoire . Bien sûr, des suites comme çà, il y en a beaucoup mais on ne peut les définir. Nous revoici sur ce foutu réel et toute machine destinée à comprimer malgré tout une suite ne force-t-elle pas vers un localisable?
La présentation du cas est à entendre comme décompacification
1
il n'est pas spécularisé; il travaille sur trois signes, rond, croix et rond-croix, trois signes intriqués; comment fonctionne le langage sans imaginaire? puisque çà communique (çà ne fait peut être que çà)
l'analyste fait partie de sa structure ou plutôt fait la structure
il recouvre son graphisme de scotch, pellicule sur le signe?
la dernière fois, il a refait un bonhomme, tête-soleil et appendice comme corps
comment est la topologie de l'autisme sans imaginaire? en tout cas il manipule lettre et nombre
a i e 6 8 10 2 19 (ing'gneuf , comment rendre compte de sa déformation de la langue) 5 11 3 ('roi) 7 14 12
il faudrait nouer nombre , lettre à l'image (c'est l'enjeu de la séance, il évite l'image, souvent le regard)
il s'interesse beaucoup à ce que j'essaie d'écrire, ce que çà a à voir avec ce qu'il écrit lui même (je décroche souvent, il est vrai que çà fait si longtemps, que je perds tellement le fil, que le fil se perd, je recommence, je lâche,
Comment tenir ce réel à partir duquel pourrait se tisser une première consistance, réaliser ce réel, imaginariser ce réel, symboliser cette icône, réaliser le symbole, mais d'une manière ternaire non successive; ceci met en jeu un dispositif torique du noeud (plan projectif comme surface de Boy, inscription du noeud boro à 3, nouage de trois tores, retournement identificatoire des tores en passant par l'espace complémentaire)
ah!mer! é até cela! çà é até!
2
même jeu , des chiffres scotchés, le chiffre comme à travers une vitre?30 rent'
on dirait qu'il manie son corps comme hors image, comme s'il devait faire le tour pour venir dans l'euclidien
espace compact?
100, il a dit dix mais répète 'ce qui est très rare'
il manque de trou pour qu'advienne l'imaginaire, non pas un trou dans l'imaginaire mais un trou à partir duquel s'éverse l'imaginaire
500 sicène
313 14 3 10 1000
il s'interesse à ce que j'écris
il prend l'imaginaire du point de vue abstrait de la structure? par l'écriture?
enco'até
un p barré
il feuillète un livre , va au téléphone
3
il Joue avec B son petit frère (celui que sa mère a eu d'un autre père après / à travers la cure de Laurent) à cache cache dans le bureau pendant que sa mère enceinte jusqu'au cou me réclame un "service" pardon un certificat comme quoi son grand autiste doit rester sur place parce que le père a été nommé ailleurs, c'est pour sa mère à elle bien sûr, il a bien évolué avec un homme, elle ne semble pas trop troublé que cet homme là soit loin un an, à la fin elle dira que Laurent est sauvé
3000 13 seize toujours scotchés,
20 33 56 cinq et sisix
il vérifie que j'inscris bien tous les chiffres
78 bi huit
é(r)até il décole du chiffre, une histoire de pellicule très mince
çà déborde , le scotch se colle partout, il s'énerve, il y a du gag là dedans, comment s'en débarrasser mais c'est peut être aussi cette mince coupe sur les choses qui se détache, l'envahit comme un réel non bouché, aborder les chiffres-lettres comme à travers un dispositif de distance, comme un aquarium
é até quand le film n'est pas très plat
40 356 é até, il jette la feuille
de très grands chiffres, qu'est-ce ? l'idée d'une suite infinie? il y a des zéros, qu'est-ce pour lui? 12345 jusqu'à 15 jusqu'à 30, jusqu'où?
4
quand il manque un chiffre à une page d'un livre (c'est sa façon de lire!) il marque un + cé y'a pas, là dessus nous nous noyons dans le listing de croix, de chiffres, heureusement il saute des pages 13 zeide 19 din'eu 21 vin nun 22 deu deu, il feuillette le dictionnaire de la psychanalyse
à nouveau l'impression de s'enliser, c'est à ce moment que j'arrête d'écrire, tentatives abortives en nombre infini! sans doute jouis-sens intempestive de ne vouloir se soumettre à l'articulation, R puis I puis S puis R
5
. Je proposerai de repartir du schéma optique pour traduire miroir sphérique par appareil du langage ( la question est ici ouverte de la forme du dit miroir, en particulier des conséquences d'une forme hyperbolique, c'est peut être ainsi qu'il est possible de traiter d'un différenciel entre autisme et psychose ) , c'est lalangue qui fait advenir la première opération d'extraction de l'objet (coupure) et de percement de la sphère, de sorte que l'objet vient comme perdu dans ce qui est vase , du moins en première approximation mais il s'agit en fait d'un cross cap, c'est cette surface qui est en jeu dans la spécularisation, cette surface ou une autre, par exemple une surface non percée. Nous traduisons forclusion du nom du père comme cette absence de coupure originaire, de sorte que la mère investit ou non (miroir) ct'enfant (qui est partie de son corps ou dont le corps est en continuïté avec le corps de l'Autre). Toute intervention thérapeutique va venir ici comme doublure de cette mère originaire traversée ou non de cette coupure de l'enfant comme ex-istant, et l'on peut sans doute entendre la thérapeutique aussi comme ce silence sur la coupure, de sorte que l'enfant après tout peut advenir alors comme machine plus ou moins normée. Est-ce qu'il y a là un mode de lecture de l'état pré-psychotique? à moins bien sûr que la psychose ne survienne comme défaite de la métaphore!
Il faudrait sans doute ici pousser la théorisation en particulier sur le plan de l'articulation du nouage boroméen et du schéma optique. Nous oserions avancer là sur une piste sans doute très nouvelle, celle qui passerait par un repère d'espace -temps où les coordonnées d'espace serait précisément RSI. Le cône de probabilité d'évenements garde ici toute sa pertinence.
le miroir comme appareil du langage, l’objet perdu en B’, le corps originaire, percement de l’organisme en A’C, l’objet a en B
présence de l'Autre maternel
cross cap ou s'phère (comme représenter cette surface où l'objet est inclus?)
il me semble que dans cette semblance , il y a matière à songer à la spécularité ou aspécularité, et la cure dont atteste le troisième schéma viendra ou non "démasquer" cette semblance, de sorte de l'imaginaire second de toute façon viendra ou non advenir sur un imaginaire premier qui, dans le cas de psychose de structure, n'existe
prudence de Freud et audace de Lacan en ce domaine; l'éthique de la cure implique-t-elle forcément une vérité mortelle à ce qui fait qu'un sujet sur-nage hors de l'horreur du réel
le retour au réel par pousse au pire de l'anamorphose de l'image
6
chiffre qui manque à gauche + y'a pas
chiffre qui manque à droite + y'a pas là bas
et çà recommence, les chiffres, pas toutes les pages; çà fait coïncé à nouveau, certes il y a l'hésitation sur le chiffre, toujours incertain, ah! çà ma'che!
il transpire beaucoup
remplir des pages et des pages de chiffres, je lui dis que çà me semble un peu idiot... çà ma'che, telle est la réponse; il est vrai que dans cette peut être tentative de maîtrise depuis l'intérieur de la série... il cherche quelque chose mais quoi? parce que ce n'est pas une simple opération itérative
plus on progresse et plus c'est pareil, il y a du transfini dans ce truc, au moins que la somme est toujours égale à une constante
256
264
les 1 de même rang, il dit é pa'eil et pour 5/6 il dit c'est faux
mieux pour une autre colonne
269
279
290
il remarque à propos des 9 i'tou'ne
recherche de périodicité?
7
y est mort odile , c'est du crocodile dont il parle, celui qui de la pièce arrière nous surveille de sa bouche ouverte dentée, forme d'ailleurs imaginaire relativement supportable, phobique, qui vint à la place du trou horrifique sans bord
il cherche le livre adéquat, et les chiffres reprennent leur listing , il a beau être sur Baselitz , les images il s'en fout
est-ce du signifiant même dont il s'agit , c'est opposition entre y'a pas et çà ma'che, absense/ présence
130
140, il dit le même à propos du zéro
162 163
164 165
166 167 , il dit deux 6, pour indiquer le grand nombre, je corrige, il compte, 1 2 3 4 puis très vite 4,5
8
point de notes cette fois, dernière séance avant les vacances, cette présence de l'objet... autisme, psychosomatique,etc... il est très agité, il prend un objet , le jette, cherche quelque chose qu'il ne trouve, peut être une lettre écrite, mais ce n'est pas sûr! je pense à sa mère sur le point d'accoucher, j'ai songé d'abord au fait qu'il devait être seul avec la grand mère cet été, quoi que la mère me dise, il demeure la chose de cette grand mère, son jouet, c'est çà elle est à l'hopital, voilà le bébé, ma maman à moi dit-il, il fait un effort pour dialoguer ce qui est exceptionnel, il est question de CANOSSE (c'est du moins ce que j'entends) un chien un petit chien, sans doute le sien qui regarde Bastien, après il prend le téléphone pour appeler et maman, et canosse
9
il dit Odile et part lui jeter les ciseaux; je lui remets en mémoire notre rencontre de Carrefour parmi des enfants trisomiques, il semble ne pas alors me reconnaître et s'enroule autour d'un petit rigolard, é pas vu dit-il, petit frère? il dit oui, émi! le jeu est celui des chiffres scotchés, l'erreur est fatale à la feuille, il accepte une fois de s'écrire sur un fragment arraché , mais déchire aussitôt; 1, 20, 2, 39 trannina 300 rran 6 six 3 'roi 5 cin(dt)e il va m'obliger à écrire phonétiquement et à théoriser dans le différenciel phonème, signifiant, lettre, mot;
10
1033 il montre le bébé 1034 1036 1037 1038 hui 1039 neuf dix 1040 1041 1042 1043 1044 1045 çà je l'ai fait après derrière 1046 dix y six 1047 1048 1049 1050 1051 qui manque je fais la remarque eh mer! 1052 1053 y'a plus place 1054 1055 1056 1057 il fait une croix dans l'ange droit 1058 1059 et brusquement 1100 1101 1102 jusqu'à 1136 bien sûr on aimerait attendre mais quoi quelle type d'opération fait-il il dit çà tourne semble-t-il sensible à une certaine permutation des chiffres
11
1222 1223 1224 1000 c'est faux il jette la feuille
1 scotché et souligné 33 6 1 2 222 3 8 10 4 5 6 je lui dis que je ne sais pas du tout à quoi tout çà rime 7 9 0 12 5/5 6 13 6 les chiffres semblent en désordre sur la feuille 12 11 non il proteste c'est faux çà il faut que les chiffres identiques soient les uns sous les autres
5
5
5
5
5
5 19 ninan 13 RREIZE il vérifie l'exactitude de ma copie
12
le père a disparu depuis la naissance du 3ème? 3 30 'rân 66 deux six 8 puis 88 un seul deux huit 36 20 quelque soit x souligné et scotché voir à travers séparer miroir c'est faux c'est raté quand il y a un pli du scotch , on voit qu'il y a une surface voir sans voir il pleurt le bébé çà brille un peu selon l'angle çà s'efface comme l'anamorphose comme la surface de l'eau plus ou moins visible sans risque statut énigmatique du signe u alors hors sens , pur signifiant sans imaginaire il se fout du sens sauf comme terme collé il peut dire huit avec 8 parce que çà vient avec sans plus par contre çà obéit à un ordre à des ordres toujours le problème des dessus dessous c'est à dire celui du corps dans un espace non spéculaire il doit essayer de m'expliquer son point de vue c'est pour çà qu'il surveille de près
13
il vient avec une mamy soufflant, dès qu'il bouge un peu, elle supporte pas, elle se le veut légume... il sort la petite maison, "petits" 4 bonhommes, 6 et 1 enfant, il colle un scotch sous les pieds d'un "bobo, i saigne", après il semblera ignorer ce fait, un sur la bouche "voua" quelqu'un qui fait peur sans doute, à divers en droits du corps; qu'est-ce que c'est ce truc bonhomme/lettre/scotch? ils les faits courir, certains tombent, morts, ils se redressent, retombent, 2 filles et 4 garçons, il mime une bise entre une fille et un garçon, on dirait une sorte de course d'élimination, à la fin il y a u ne fille seule
14
pas de bébé, jean jacques le garde? il remonte le mécanisme d'une petite voiture pour son frère, regard anxieux de la mère, regard errant, Odile, il se balade, cherche à travers, ah le voilà! on est toujours côté bonsommes, l'enfant dans la maison, course de chevaux, beaucoup plus difficile que le dessin , mais c'est général, dès qu'on quitte le support graphique ordonné, comment rapporter ce qui se passe à une forme structurée sans chuter dans l'interprétance projective, c'est encore plus difficile dans les jeux qui mettent en scène le corps de l'analyste, c'est à dire directement son moi, son imaginaire (le théatre de l'adolescent comme la re-présentation spéculaire, et d'où aussi la nécessité de définir un imaginaire qui ne serait pas du semblant, c'est à dire qui ne tiendrait pas à sa fonction de couverture); circulation entre cabane, cheval, course; régulièrement il est mort!! il ne faut pas que je touche au moindre objet, non! pas lui! dit-il aussitôt, un cheval, un cavalier et l'enfant à cheval sur la queue? oh il est mort! expression de surprise non émotive, comme formelle, tuer casser jeter semblent de même série, d'ailleurs en boucle. Il demeure sans affectivité ou presque, il ne répond quasi jamais aux questions
15
il renverse la caisse de jouets, çà le fait rire, crissement horripilant, s'agit-il d'horripilier l'Autre? est cassé, il est mort, devant-derrière selon un carré collé sur le bonhomme, le petit va et vient de la cabane, j'ai essayé un temps d'introduire des lieux dans le jeu ici, chez sa mère, chez sa grand mère, en interprétant mais... je construis une maison pour les grands, et çà court, les uns les autres, c'est très animé, mais de quoi s'agit-il? en tout cas revoilà le petit sur la queue du cheval du grand, sexuel? mais qu'est-ce que çà veut dire? , quelque chose de sans fin, course, victoire, changement, rangement
16
toujours la mère , seule avec lui, plus ou moins cachée derrière la porte, dépression du récent post partum, y'a un truc! c'est toujours le jeu, é cassé la main, la maman transporte le papa dans la poucette, il jette un grand bonhomme à terre y peu pas ceu la, cherche dans les tiroirs, devant derrière, y peu pas, l'homme serpent OUA! les enfants se cachent, les grands partent à cheval, lui gaçon, i fi' bruit de baiser,
il va chercher odile , la table, à tab' petit assi, lui açon, lui non, deux là et ui là, 5 ga(r)çon 4 5 é petit fi' il regarde ce que j'écris, bruit stridant ricanement il jette à terre é bonne le serpent bouffe la table
éclair dehors y pleu tonnerre il montre un bonhomme y saine
17
Les maisons, maman, B et Moi là bébé petit chien papy yan tati, et le papa ? çà lui dit rien, bon çà va c'est stable! le bruit... j'ai une absence, je songe aux filiations... pendant ce temps çà s'agite d'un endroi à l'autre
pas lui é pas sage lui é petit ici lui là bas ici là à tab les voilà en rond autour de la table, petit assi assi assi deux petits , scène répétitive
deux enfant eux y s'aiment une fille deux garçons baiser puis é mort (un lien vie mort?) les adultes rappliquent il est mort il lui casse les jambes il le reconstruit ah!! , les intonations formelles accompagnent cette ébauche de récit, le "mort" est amené à la maison
18
renverser tout, jeter le carton, jeter au crocodile, toujours la course, le scénario semble répétitif, cette impression que çà se coïnce toujours assez vite, il frappe, tow'tow', il est cassé, se battent-ils dans le ring? 5, 4 puis 3... il est mort, je demande quelqu’un l'a tué? il répond (mais oui) oui c'est lui! , çà s'arrête là ,bref toujours ce il est mort qui renvoie à ce pas d'désir où gît le sujet pas, une histoire de sphère non trouée, ce trou qui fait tore c'est le réel, etc... mais quel est l'agent de l'opération? et peut-on dire qu'il n'y a pas de sujet, car c'est plutôt de sujet caché dont il semble s'agir...
19
tout est installé, çà a l'air de lui plaire, il jette un peu et joue sans quasi mot sinon des cris des animaux ou lui a pas de n'oeil, bref il parle mais sans plus, il demeure infantil compact; je suis en hypoglycémie, je dis comme çà car j'ai faim et que de manger fait disparaître cette impression vaguement cotonneuse, çà m'arrivait après les séances maintenant c'est pendant, il me réveille l'autisme; ils se bisent et séquence bise mort cassé réparé (si possible) ; il y a pas de hiérarchie entre théorie, clinique, séminaire, peinture, hasard; si on se laisse porter çà avance tout seul, seulement voilà on traine
Il faut peut être faire une autre distinction puisque le passage du Klein ou cross cap fait problème, car après tout le Klein est supporté d'une seule géodésique celle qui découpe le tore en huit intérieur; on peut supposer une autre étape insue qui noue ce huit intérieur à une autre consistance pour aboutir à une distinction RSI qui "est" le cross cap. Et ainsi avant de compter 4, il faudrait éclairer cette étape. Risquons que l'Autisme est un huit intérieur RS, pas d'imaginaire
20
il installe sous la poubelle retournée d'abord les petits puis les grands, 1 dessous 3, puis 4 puis 5, bref il se remet à compter jusqu'à 19, puis jusqu'à 50, il ne compte en parole que jusqu'à 30 trren, après le mécanisme semble dominer, il écrit 1000 mi', après nous comptons tous les bonhommes, dire, écrire, lire
21
Le papa est là avec les deux autres petits, il y a une tâche, çà l'embête visiblement qu'on ne puisse l'effacer ou la cacher de dessus la table, 12345, mamy, un seul 17 dix sept 30 tren' 5 cinq 22 deux deux deux deux deux, 10- (un trait?) 33 deux r'r'r' 8 hui' des signes en file sans structure? le loup et l'agneau, le loup mange, çà y est! bravo! 1 23 combat, chiffre, découpe de chiffre, je suis fièvreux, je m'enfonce dans la fièvre, c'est chaud, gatique
22
oh mer é mort y marche é mort un point lui un point zéro la mort marque des points? c'est un combat en fait, l'un marque des points, l'autre pas un point, il dit à point, la viande cuite quoi! lui até deux points oh non! ton affecté, j'entends (?) non c'est le zizi, à point , en tout cas c'est entre 0 et 1, qu'il traduit par Faux et A point, mort et sexe, c'est toujours entre tuer, mort, baiser, amour...
23
toujours ce combat entre à point et lui faux soit 1 ou 0, çà n'a pas l'air commulatif et comparatif, c'est la pure différence, même si l'un ou l'autre, le chiffre monte cependant ... je songe à la place de cette histoire dans la découpe originaire entre S1 et S2(A), il me vient à songer à un dialogue parfait celui entre le maître même , l'autisme, hors savoir et non pas l'universitaire esclave , le thérapeute, mais l'analyste pur qui, du savoir, également se fout... là dessus il s'adresse, ce qui est rare, Alègue!
24
il vient après la petite fille au lost father et à la mère si agée si triste. un deux partez ah à point lui lui un point lui un bravo un point lui un à point deux à point lui non lui a faux ; çà se coupe avec mon hypoglycémie du samedi matin souvent avec lui, c'est l'anté week end aussi, cette chute dans l'ordinaire, l'ordrinaire, les points s'additionnent, je ne sais si ce cumulatif est comparatif ou successif alternatif, il tient au scénario, et moi? comment pousser plus avant ce qu'il propose? 10/5 bravo un point 12/7 13/8 les chiffres montent en parallèle; aspirateur interne, place du réel 15/10 il lit ce que j'écris il semble vérifier il jette ses feuilles dès qu'il n'arrive à écrire le chiffre qu'il annonce çà marche pas il transpire beaucoup
25
y'a pas petit, lui là après, lui à point, 0/0 (?) 1/0 lui a fais 2/0 a point lui ah çà y est 2/1, 2/2 ... qu'est-ce que cette histoire de chiffres? de temps en temps il vérifie ce que j'écris
26
0/0 comment progresser? nombre réel et suites 1/0 à point/ lui faux 2/0 3/0 etc... l'un a l'air de gagner beaucoup plus mais
@@
etc... l'enjeu demeure la mise en forme nodale des séquences constituées entre le secrétaire autiste et l'écriture d'une série non compressible singulière, ce qui s'entend aussi d'un prolongement de la réflexion ouverte ici sur la nature du nombre dans son rapport au signifiant. (Je renvoie ici à l'ouvrage fondamental d'Alain Badiou "le Nombre et les nombres", qui examine un dépassement du binaire opposé arithmétique-géométrie: " Le passage à une seconde modernité de la pensée du nombre contraint la pensée à revenir sur le zéro, sur l'infini, et sur l'UN. Dissipation totale de l'UN, décision ontologique quant à l'être du vide et à ce qui le marque, prolifération sans mesure des infinis: tels sont les paramètres d'un tel passage. Le déliement de l'UN nous livre à l'unicité du vide et à la dissémination de l'infini"
@@