des psychoses... sans fin
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Il n’est peut être pas si évident que ça que l’opération de pendaison soit quelque chose d’assez logique, d’un point de vue topologique s’entend, car elle suppose un autre corps que l’organisme suspendu, il faut supposer que le corps réel du signifiant vient opérer une disjonction symbolique et donc créer un corps imaginaire par un mouvement dans R4, corps qui, las, se trouve mort pour un sujet qui ne sera que dans l’éclipse du nouage. (il faut sans doute préciser cette notion de corps RSI, corps, organisme et corps signifiant, la neurologie souligne l’organiseur que redouble le symbolique, mais ici le symbolique lui même est ce qui s’articule de la structure comme lettre qui désigne le nombre réel du signifiant, il demeure un réel plus ou moins noué qui est @) On conçoit que Joyce s’y prenne autrement , ce qui suppose que le nouage de départ est tout autre. Il faut prendre la mesure des prodromes de la psychose, ces états “dépressifs” celui de Schreber, celui de Joyce. Nous serons alors peut être en mesure de positionner le moment mélancolique comme structure minimale commune des psychoses, mais tout autant de toute structure, y compris la psychosomatique. Et donc de pouvoir faire un peu de tri dans la nef des fous.
un être compact d’où s’expulse l’objet, d’où peut naître le deuil, le pas tout transsexuel, le polyphone frégolien, l’intersubjectif persécutif
les paramètres de la psychose
il y a un hétérogène topologique radical entre les surfaces et les noeuds, ce n’est pas la même chose de capter le point à l’infini dans le plan projectif et de le coincer dans le noeud, ce n’est pas la même manipulation, en tout cas il y a une résistance imaginaire différente
dénouer, démêler , emmêler , toujours ce tricotage, à quoi on rajoute réparer, recoudre, ce qui renvoie aux considérations de Melman sur le tissage, il y a un tissu monté sur des fibres nouées, mais la surface n’est pas tressée, elle équivaut à des lignes spécifiques qui en modèlent la structure
la difficulté demeure de penser à trois, toujours cette limite du duel, limite imaginaire que le noeud tente de dépasser, à condition de le lire, l’indépendance nouée
la mise à plat du noeud suppose une forme particulière où en fait il s’agit non du nouage de cordes, mais d’un nouage de trous (corps, vie, mort) découpés sur des surfaces planes, sortes de précipités des espaces complémentaires du noeud, les signifiants freudiens viendraient y prendre place, non sans une certaine complexification de la lecture, il n’est sans doute guère possible de faire correspondre les diverses topiques, d’autant que la logique des noeuds est logique de l’@sphère ce qui n’a rien à voir avec la sphère imaginaire freudienne
le noeud semble dominé par une représentation iconique, vague arrière fond mythique qui vient illustrer un mystère dont il indiquerait la place tout en la voilant. Il est vrai que coller le noeud de Joyce à côté du texte sinthomatique n’est pas très clair, même s’il semble y avoir une sorte de lumière qui s’y glisse. Il manque une dynamique nodale dont pourtant le mélancolique semble exprimer l’aspect le plus radical. Comment comprendre une interprétation SR qui viendrait réduire quelque chose dans le bas du schéma? sinon sur le mode d’une affirmation qui demeure énigme.
le noeud est un être au moins tridimensionné, embrouillé, illisible puisque soumis au caractère “flottant” des consistances, cet être réel peut être mis à plat, ce qui permet de lire un certain nombre de recouvrements, de croisements de manière plus univoque, orientée
la mise à plat est un moyen imaginaire pour distinguer les croisements triviaux, la représentation épure la présentation
la question du démêlement est soumis à des règles topologiques qui cherchent à séparer le vrai du faux, les irréductibles triskel et les autres
l’interprétation dans la mise à plat est avant tout imaginaire puisqu’il s’agit de faire glisser des éléments qui ne se croisent pas mais sont simplement superposés, il est sans doute possible de dénombrer un certain nombre d’opérations de cet ordre , est ce que la psychanalyse peut viser au delà, du côté de quelque chose qui serait une réécriture de la structure? une interprétation réelle, ce qui pose tout de suite la question des erreurs de nouage, des réparations, bref ce qui va du symptôme au sinthome
il s’agit donc de réduire l’illusion du noeud, mais en même temps il est possible de l’embrouille du noeud soit une sorte de compensation du défaut structurel de nouage, une sorte de réparation molle à laquelle il faudrait pouvoir ne pas toucher, ce qui poserait la question alors d’une distinction clinique, car dans un certain nombre de cas il vaudrait mieux quand même en savoir quelque chose avant. La réparation joycienne peut être une embrouille, d’ailleurs son truc ne marche pas très bien entre l’élanguisation infinie et la psychosomatique. De même que penser d’une paranoïa épurée par la cure loin du flou embrouillé de son hésitation première?
quant à l’embrouille supplémentaire qui viendra défaire le semblant, si elle se conçoit pratiquement, elle demeure un drôle de référent clinique
il est sans doute possible de poser le transfert comme une embrouille supplémentaire qui permet de débrouiller alors enfin l’affaire au prix peut être d’une réduction “surprise”, d’où l’importance des entretiens préliminaires qui ne sont sans doute pas des mises à plat
s’il n’est pas possible de prédire sur la nature structurelle ou non d’un croisement , s’il n’y a pas plus moyen de qualifier la nature de l’embrouille, la psychanalyse sous l’éclairage nodal est à haut risque surtout s’il n’y a de possible intervention qu’au titre d’une interprétation imaginaire c’est à dire portant sur la consistance imaginaire qui fait glisser les signifiants les uns par rapport aux autres. On se prêterait à imaginer un débrouillage qui ferait réparation sans pour autant dénuder avant tout la structure, ou du moins une chirurgie nodale pratique
l’animal crosscap surgit dans le Texte comme un objet éclairant et mal commode, un coup il s’éclaire comme un schéma R ouvert et mis à plat, de sorte que peut s’y lire l’impasse du fantasme quant au réel, un coup il se déploie en tri lobé dévoilant, loin d’une mitre où gît un énigmatique point central, une surface où se trace un nœud borroméen, toutes ces lectures de l’@sphère sont identiques , sans qu’il soit possible de les saisir d’un même mouvement, l’imaginaire se refuse à établir des continuités, l’imaginaire ou la structure puisque nous ne savons rien du nœud du sinthome dans son écriture possible en schéma S
l’imaginaire fait sphère à la perception, évacuant l’épaisseur de l’espace (et encore mieux de l’espace temps) dans une mise à plat. Bien sûr on ne peut traiter de l’image selon cette réduction quattrocentiste , sauf à supposer quelque fixation byzantine du concept. Deleuze a pu avancer quelques points dynamiques, d’une façon non classique, tout comme Didi Huberman peut reprendre l’orée imagé selon l’intuition de Benjamin.
lorsque Freud dessine son appareil psychique, il essaie de modéliser un type de surface qui serait consistante à ce qu’il perçoit de la double face de l’imaginaire, mais il ne fabrique pas une sphère, il ne se prononce pas là dessus, il n’y a pas de représentation adéquat du concept
c’est sur ce caractère non homogène du signe que Lacan va pouvoir fonder logiquement la psychanalyse, c’est à dire sur la structure moebienne du langage qui échappe au centralisme perspectiviste
la représentation psychique freudienne multitopique s’en trouve déplacée depuis une ambiguïté imaginaire jusqu’à une présentation où l’excentricité du réel peut être en même temps centrale, à l’analogon d’un langage hors signes qui désigne la possibilité d’un sujet, à condition que ce dit sujet soit articulé à une épaisseur de bande moebienne, malgré la pure coupure de son “être”
il faut peut être repasser par la supposition originaire, le langage désignant la chose vue, ou plutôt amenant au visible la perception, organisant le rêve en image au prix structurel et sensible d’une perte, cette pente du descriptif clinique est certes freudienne et demande l’effort du concept, mais le concept ne peut se réduire à quelque dogmatisme formel, construire par exemple le cross cap selon une logique géométrique elle même fondée du paradoxe algébrique a=-a
comment retrouver depuis l’expérience de la langue ce qui semble s’imposer dans la monstration géométrique, car dire que puisque a=-a alors notre déjà peu limpide quadrilatère structure une surface projective qui est “donc” celle du fantasme fondamental qui lie le sujet à l’excentricité du réel, qu’est ce sinon produire la vertu dormitive pour le sommeil ou la fibromyalgie pour rendre compte de la douleur? Il demeure une adhésivité imaginaire à la surface même dont le nœud “équivalent” permet de se déprendre en partie, sans pour autant éclairer la nature même de cette équivalence
Le cross cap demeure un objet malcommode à la fois parce qu’il se brouille visuellement en figures multiples et qu’il est plus en rapport avec l’organisation de la pulsion scopique, son aspect “universel” nécessite une dynamique des surfaces dans la collection des surfaces lacaniennes et de leur inscription dans la séquence d’autres surfaces non utilisées par Lacan. Si les différents objets semblent plus adéquats à tel ou tel type de surface, les surfaces adéquates inouïes (et leur corrélais nodaux) des relations d’objets cliniques demandent là aussi des références de présentation un peu moins fétichisées. Quel silence du côté du schéma de Schreber qui pourtant, à sa façon, se prête à un montage en surface
on ne peut ignorer les diverses figures en jeu sous le nom de cross cap, mais pour la figure lacanienne proprement dit, on ne heurte aussitôt à quelque chose qui est plus “visible” dans le cas de la bouteille de Klein, à savoir des lignes d’autocroisement qui n’ont de réalité que dans la présentation en perspective R3 d’un objet en fait de R4, ces lignes particulières saturées d’information locale et donc d’ambiguïté sont sans doute de même nature d’intelligibilité que les croisements projectifs des noeuds, à savoir une fausse lisibilité ou une illisibilité structurale
une fois qu’on a compris de l’@sphère n’est justement pas une sphère, qu’est ce qu’on a compris? d’autant que le cross cap n’est pas manipulable comme la bande de Moebius
le cross cap comme toute surface ne se découvre qu’au prix d’une découpe qui le défait, c’est un peu comme lorsqu’on coupe une consistance du nœud boro, on en saisit la particularité mais on a plus de nœud, la chirurgie est alors triviale et l’analogie qu’elle pourrait impliquer au niveau de la cure inquiétante
sans doute que le cross cap pris comme la couture d’un disque sur le corps unique d’une bande moebienne est un objet à la limite du manipulable qui permet en tout cas de concevoir le cross cap comme résultant de cette couture mais effectuée sur un point à quoi peut se réduire topologiquement le disque, ce qui permet de faire travailler l’imaginaire conceptuel sur la notion de surface privée d’un point ou trouée, ainsi de la sphère qui devient disque
Une notion intuitive alors peut se joindre à ses manipulations psychiques, c’est que l’union d’un disque et d’une bande réussit à conjoindre dans une apparence sphérique des rapports différents à l’espace, et donc d’éclairer le fantasme scopique comme ce qui rend visible le rapport du sujet à ses objets , toute l’histoire de la peinture tourne autour de ça, contenir le réel dans un dispositif scopique, y compris l’abstraction iconoclaste qui croit pouvoir se soulager du poids de la figure. Il est intéressant de suivre ici les variations de Pollock selon les phases de sa cure jungienne avinée
Il est possible de prendre la mesure de la capture imaginaire entre trou et disque dès lors que si dans la construction du cross cap à partir d’une bande on remplace le disque par une bande, on obtient une bouteille, ce qui pourrait faire “passer” de la pulsion scopique à la pulsion invocante, on est sans doute, tout autant, dans les limites du schéma optique
c’est sans doute de ce point uni ou biface que se joue le réel , qui ne convient aux mouvements de glissements de surface puisqu’il établit un hétérogène radical qui est l’exclusion et le sens même de la structure
la forme en mitre du cross cap produit un point singulier qui semble de l’ordre de ce réel, triple au sens où la surface de Boy le construit, pour peu que l’analogon fort (au moins) avec le nœud boro y soit équivalent. On peut sans doute concevoir comme phallique la ligne d’autotraversée comme leurre imaginaire phallique, sa représentation qui capte le mouvement de nappe comme justement lieu signifiant de lecture depuis un semblant phallique mais dont la pertinence structurelle est le point triple qui est hors des croisements de plis (plis d’ailleurs qui ne sont que des effets de projection dans R2)
Si l’on tient l’interprétation signifiante imaginaire comme parcours de surface (ou pour suivre Darmon débrouillage du nœud), demeure la question d’une interprétation réelle qui porterait sur la structure elle même dont nous demeurons bien à même de proposer une autre forme que celle de la coupure dont les effets élémentaires semblent patents. . Cela peut en partie se mesurer à la différence entre trouer un cross cap ou une bouteille de Klein. Cela embarque sans doute plusieurs questions, celle de la spécularité des surfaces, celle de l’interprétation rsique qui est sinthomatique
l’usage des figures topologiques se heurte à plusieurs difficultés d’une part leur définition mathématique algébrique complexe (qui pose une double question quant à la formation du psychanalyste et quant à la théorisation mathématique dans son rapport à la théorie du signifiant), d’autre les représentations géométriques elles mêmes qui demeurent illisibles à la fois parce qu’elles multiplient les points obscurs et qu’elles sont contractés dans leur immersion dans R3 tracée dans R2.
le langage excentrise la perception, c’est pourquoi il vient de l’Autre, de Dieu, ce qui maintient un relatif confort océanique tant que l’Autre n’est pas barré. Il faut dire aussi que le Dogme sait regonfler la baudruche de l’Autre de tout le mystère de sa négativité. Nous travaillons ailleurs la question du surgissement de l’Autre dans le monde des signes et son règlement capitalisé sur des bases anthropologiques et esthétiques, et nous puisons sur l’idée d’encombrement par le langage une source heureuse d’inspiration
le langage est troumatique puisqu’il établit le signe et s’en distingue , qu’il fonde la parole sur un Référent et en même temps suppose une Absence. L’Autre retient l’objet@ au vide du naos symbolique pris au décor perspectiviste. Cette structure déverse sur le sujet l’hétérogène du singulier. Soit qu’il lui propose le défi métaphysique, quitte à réclamer quelque livre de chair, soit qu’il lui laisse décliner les formules de l’absence, quitte à retenir un continuum entre l’image et le corps
il serait sans doute tentant d’essayer de fonder des remarques cliniques sur des opérations topologiques analogiques et non plus structurelles dès lors qu’on pourrait “jouer” avec des surfaces non cohérentes selon des masques opératoires. On peut en effet se demander quel statut logique peut avoir une coupure en spirale dont on mesure l’image clinique sans bien comprendre de quoi il s’agit topologiquement. Pour en rester à cet aspect compulsif, pourquoi donc chaque formulation de nature topologique demeure éternisée dans le répond d’un éventuel développement, comme s’il fallait demeurer bien en deçà des conséquences.
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Sur le point carrefour mélancolique s’ouvre la question des psychoses, s’ouvre tout autant la question d’une structure l’autre, ce que suppose une clinique lacanienne, donc un espace temps soumis à des variantes qui ne sont pas simplement de débrouillage du noeud mais bien les opérations “chirurgicales” de transformation (entendons bien sûr que le terme de chirurgie n’est pas significatif en soi mais dans son jeu de projection). La question structurelle des psychoses sera interrogé sur la base des travaux de Freud, Lacan et Melman. Il s’agira donc de suivre cette année le fil de Schreber, depuis son texte, le commentaire de Freud, le séminaire de Lacan sur les psychoses (avec la fameuse question préliminaire) et les trois séminaires de Melman (structures des psychoses, retour à Schreber, les paranoïas)
donc avant tout le texte de Daniel Paul
il n’est pas mal de commencer par quelques images éducatives
les histoires de famille
les images de la passion transformiste
et puis les nerfs de Dieu
reprenons
La littérature schreberienne est abondante et tombe souvent des mains. Un crédit peut être accordé à deux publications anciennes du champ freudien dont Hans Israëls est l’auteur principal. Le tout est assez brouillon mais apporte divers éléments relatifs à des histoires de famille. La contextualisation du cas y gagne mais surtout une sorte de mécanique de la psychose où finalement le délire viendrait imager les souffrances antérieures. Quant au mécanisme causal il oscille entre le traumatisme mécanique biologique et le double système Freud-Lacan, lien homosexuel au père (je n’aime pas mon père, je le hais parce qu’il me persécute, Katan va fabuler une scène de séduction par un frère ), appel du Nom du Père par Un Père. Ce qu’il peut en être de la forclusion du Nom du Père dans le désir de la mère ne trouve alors pas grand chose à moudre, ce qui va avec le silence donc de la mère de Schreber. Il y a toujours donc ce glissement vers une sorte de réalité du trauma, venant du père, du frère, des domestiques “surtout, travaillez préventivement en éliminant tout laisser)aller et tout efféminement, en veillant aux relations de vos enfants avec d’autres enfants, à leurs rapports avec les domestiques; “le délire doit sa force de conviction à l’élément de vérité historique qu’il insère en place de la réalité rejetée”
importance de la maison orthopédique
“l’espace occupé par la clinique ne fut jamais bien considérable, car Schreber tenait à ce que le nombre des patients dont il avait la charge n’excéda jamais les dimensions du cercle de famille”
“ peut être est il à regretter que le sol soit recouvert de terre battue ou de tannée, à raison de la qualité de l’air due à l’inévitable poussière peu recommandée pour l’appareil respiratoire des gymnastes”
le père écrivain, la fameuse gymnastique de chambre, question sur les méthodes, les bains glacés par exemple “ notre père menait une vie selon son coeur; active, rude et vivifiante: c’était pour lui le secret de la santé et de la vitalité. L’exercice pratiqué avec ardeur, le grand air, la baignade, la natation , la gymnastique... étaient chez lui un besoin vital”
Moritz écrit beaucoup des ouvrages sans doute assez peu lu, dont “l’ami de la famille comme éducateur et guide du bonheur familial, de la santé publique et de l’anoblissement de l’homme, à l’usage des pères et mères du peuple allemand”
un des miracles les plus abominables était celui de l’oppression thoracique que j’ai certainement vécu au moins plusieurs douzaines de fois; toute la cage thoracique se trouvait alors comprimée, en sorte que l’état de suffocation provoqué par la détresse respiratoire se communiquait à tout le corps
dans son ouvrage de 1838, le livre de la santé, il est question d’un patient mélancolique guéri par sa volonté “ pleinement réconcilié avec Dieu, avec le monde et avec lui même” on parle ailleurs “d’idées obsessionnelles avec motions homicides”
à la fin de 1851, il prend quelques distances cliniques et souffre de maux de tête, à la suite de la chute d’une échelle, il s’isole, refuse de voir ses enfants, d’ailleurs il n’a guère de fréquentations externes et exerce un discipline très stricte dans la demeure. L’enfermement dans un processus de torture céphalique demeure assez clair. Il y a ici convergence des méthodes et des principes, redresser le corps et fortifier l’ame, la pratique familiale est strictement pédagogique.
question éducation populaire et immobilière, les schrebergärden
l’arbre généalogique demeure incomplet du côté des femmes justement, occurrence des prénoms, peut on établir une règle de composition?
questions des troubles hypochondriaques, thème familial déjà présent chez Gotthilf le père de Moritz, Gustav son frère meurt, il demeure fils unique
insistance sur la question physique “petite silhouette chétive” puis “son physique se développa en stature et en “coffre” tant et si bien que, à sa sortie de l’université, il avait distancié de loin tous les canons de la plastique masculine” mais aussi plus tard “ il avait grossi au point que les plis de graisse étaient déjà visibles sur ses bras”, heureusement les barres parallèles rétablissent la situation
il meurt le 10 novembre 1861 d’un “abcès intestinal” , péritonite sans doute donc
Paul a 19 ans
côté prédicatif du côté de la race, de quelque chose d’une fureur ancienne qui va déferler sur le monde, c’est aussi problématique que la fantasmagorie réaliste du délire
la mère est donc issue d’une famille fortunée, son père est recteur de Leipzig, professeur de Moritz, mais elle apparaît plutôt en blanc, laissant supposer quelque état dépressif “ la personnalité de la mère était si complètement écrasée par celle de son mari, si totalement intriquée dans les conflits où il se débattait, que le fils n’avait plus aucun recours contre l’impact pathologique du père”
importance de Flechsig en tant de soignant de Paul, glissement entre ce personnage du transfert de soin et du couple père-frère
Paul fait des études, participe activement à une société d’étudiants “elle a pour but de défendre le principe de moralité, y compris celui de chasteté”, il fait des études brillantes, il est stagiaire chez un avocat, et ne cesse de gravir les échelons, juge d’instruction au tribunal militaire de Strasbourg
il habite toujours chez sa mère
de la fratrie seule Anna aura des enfants
Gustav après la chimie, fait aussi du droit, tout le monde est chez maman sauf Anna
7 mai 1877 chère mère
je suppose que le parti pressenti a été abandonné, ce à quoi j’agrège tout à fait,et, par conséquent, je me rendrai à Leipzig mercredi soir. Comme je n’arriverai pas avant une heure avancée, je vous prie de m’envoyer la clef de la porte de devant
là dessus il se tire une balle dans la tête
il aurait dû être nommé à un poste tel que, il aurait eu des contacts même avec Bismarck
Paul épouse le 5 février 1978, Ottilie Sabine Behr
ils s’installent près de chez Pauline
en 1884, deux fausses couches
sa carrière est toujours brillante, il est chargé de l’harmonisation des corps juridiques des différents états allemands
il se présente au Reichstag sur une ligne bismarckienne, il est écrasé
première cure Sonneberg puis Flechsig, TS, se croyait incapable de marcher, pense avoir maigri malgré la balance, on est donc très loin d’une affection dépressive atypique, en tout cas Paul et son épouse vénèrent le bon professeur, il est guéri mais les époux prennent des dispositions protectrices en cas de nouvelle folie
il est président du Land de Freiberg
rien ne va plus et la petite phrase “j’avais été depuis ma jeunesse enclin à tout plutôt qu’à l’effusion religieuse” vibre à l’envers, il manque de sommeil, le revoilà chez Flechsig, il tente de s’y pendre, mort, en putréfaction, pestiféré, transformé physiquement, devenu femme, immobile, pétrifié , réclamant le cyanure, puis captif donc de son néomonde, en dialogue avec Dieu, le docteur Weber expert est peu optimiste
on le met donc en retraite
donc il se met à rédiger les Mémoires, avec une idée de plus en plus messianiques, un chapitre se trouve effacé cependant
il retourne chez maman pour s’occuper d’immobilier
en 1903 il rejoint son épouse et adopte Fridoline
l’écriture avant était d’horribles poèmes, Schreber est un remarquable clinicien mais un piètre écrivain
la mère meurt le 14 mai 1907, il se met à faire des calculs de legs, ne dort plus
il entend des bruits
tel Holderlin il griffouille à l’asile
bin ewig verdammt, je suis à jamais damné
14 avril 1911, insuffisance cardiaque létale
on voit donc un peu comme l’homme aux loups , le journal n’apporte rien
la réécriture par Schreber du délire est bien sûr une construction, à l’oedipe près
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Après avoir constaté ainsi rapidement en quoi la question maternelle semblait traitée de manière inexistante au profit de la dictature de Dieu, après avoir plus ou moins mis sur la table les éléments bibliographiques adéquates , et interrogé la question diagnostic, il apparaît préférable de prendre les choses par un bout plus actuel dans nos lectures à savoir le séminaire de Charles Melman Retour à Schreber qui est de 94-95
Il s’agirait d’une histoire de point fixe, de sa nécessité ou de son encombrement, après tout le destin du parlêtre se mesure entre ces deux termes, ce que Melman souligne entre névrose obsessionnelle et paranoia, il s’agit de se faire à la non localisation du signifiant au phallus près.
pour une application f d’un ensemble E dans lui-même, un élément x de E est un point fixe de f si f(x) = x.
dans le plan, la symétrie par rapport à un point A admet un unique point fixe : A
l’application inverse (définie sur l’ensemble des réels non nuls) admet deux points fixes : -1 et 1
Graphiquement, les points fixes d’une fonction f (où la variable est réelle) s’obtiennent en traçant la droite d’équation y = x : tous les points d’intersection de la courbe représentative de f avec cette droite sont alors les points fixes de f.
Toutes les fonctions n’ont pas nécessairement de point fixe ; par exemple, la fonction f(x)=x+1 n’en possède pas, car il n’existe aucun nombre réel x égal à x+1.
Un point fixe attractif d’une application f est un point fixe x0 de f tel qu’il existe un voisinage de x0 sur lequel la suite de nombre réels x, f(x),f(f(x)),f(f(f(x)))
converge vers x0
Le mathématicien Luitzen Egbertus Jan Brouwer remarquait, en mélangeant son café au lait, que le point central de la surface du liquide, au milieu du tourbillon créé par le mouvement rotatoire de la cuillère, restait immobile. Voici comment il examina le problème :
À tout moment, il y a un point de la surface qui n'aura pas changé de place.
Je peux formuler ce magnifique résultat autrement : je prends une feuille horizontale, une autre feuille identique que je froisse et que je replace en l'aplatissant sur l'autre. Un point de la feuille froissée est à la même place que sur l'autre feuille.
comment pourrait on concevoir un psychisme sans point fixe? c’est à dire associatif sans fixation justement normée, sans être fou ni chaotique, simplement réel donc, soit une position qui reconnait que l’on ne peut construire un monde sur une base de couples d’opposition, ce qui est la pratique ordinaire qui nie en fait la nature du signifiant d’être différent de lui même, ce à quoi l’ordinaire répugne sous le fardeau licite d’un S1 consistant, un scénario pris à une grammaire de variantes
Schreber s’adresse d’abord à son medecin Flechsig pour l’interroger en fait sur l’hypnose médicale, la tentation du chercheur pour le contrôle, illusionné lui même sur une vieille histoire de meurtre d’âme entre ancêtres, c’est le problème de l’âme examinée, qui est alors un phénomène quasi continu
il a pu se produire, par ailleurs, qu’une partie de vos propres nerfs soit soustraite à votre corps, à votre insu probablement, par des voies qu’on ne peut qualifier que de surnaturelles
vous n’auriez su résister tout à fait à la tentation qu’offrait une occasion du plus haut intérêt scientifique, entièrement fruit du hasard, de vous livrer à côté des buts proprement thérapeutiques, à des expériences sur la personne d’un patient confié à vos soins
tous les éléments du transfert délirant avec ce double mouvement de clivage entre l’autre et l’Autre, cette hésitation dans la question qui rebondit sur le silence pour se creuser vers la conviction d’autant plus que l’espace psychique est envahi par un monde plus cohérent, plus intelligible dans lequel justement les voies de passage Autre-autre sont plus éclaircies
le problème est celui de la langue de l’Autre, non humaine, archaïque et tout autant le vocabulaire de la révélation, le passage du connu ordinaire à l’inconnu, le saut du sens divin, mais tout autant piège causal qui chercherait la causation même de Dieu, l’impensable du rien,
Schreber n’est pas loin de se prendre pour une sorte de Christ ou plutôt de Vierge Marie, dans une atmosphère de monde crépusculaire
Puis Schreber passe à la description du monde divin, les nerfs de l’âme et leurs vibrations, leur structure fractale “ chaque nerf de l’entendement pris séparément puisse représenter l’ensemble de l’individualité spirituelle de l’homme”, puis vient le problème d’un Dieu tout nerfs, dans un rapport problématique avec le vivant, le vent se lève selon l’éloignement de Dieu, Schreber est pris à l’identique météorologique et Dieu cherche à filer dès qu’il ne pense à rien, car l’humain le met en danger et il ne peut brancher que des morts, des cadavres, pour nourrir les vestibules du ciel (par opposition aux royaumes postérieurs qui sont Ahriman et Ormuzd) à condition de filtrer les âmes pour la béatitude, l’ivresse de la jouissance permanente
c’est une énergie de jouissance et la béatitude masculine est supérieure à la féminine, dans la mesure où l’identité humaine demeure
mais dans ce monde réglé vint une faille, un meurtre d’âme, originaire, ce qui rejoint l’introduction, un Flechsig qui bouffe de l’âme Schreber pour son immortalité, un schunt de la béatitude divine, Dieu captif de ce détournement de nerfs
le signifiant entre merveille et atroce, selon la présence ou non de l’Autre, que ce soit selon la psychose ou la névrose freudienne scientifique
l’amour du point fixe est ouvert au dévouement ou à la gloire du maître , à l’opposé la revendication plus ou moins hystérique
mieux l’inspiration de l’Autre, voilà le sujet scientifique acéphale
à quoi répondrait l’@sujet non hystérique, non paranoïaque, normal sinthomatique
Schreber est pris au signifiant avec ce double mouvement en Dieu qui peut angoissement filer, ou ce Dieu bouffé d’un autre fleisigien
l’homme-femme en lasso entre l’une mascaradée et l’un élu, au prix de la réussite paranoïaque, de quoi devenir toxico en attendant la mort, ce réel absolu à quoi va se joindre le trauma du conjuguo
un deuil impossible, un culte mortel, l’amour à mort donc, le deuil de soi,
et donc le leurre du savoir, il n’y a de savoir qu’en Dieu, béatitude du vestibule divin, parlé en Dieu
un enseignement qui ne serait la proposition du trauma thanatique, le dénouage collectif qui ne serait pas pervers ou fou
il serait peut être alors question de conversation
il y a du différent, non d’un à l’autre mais en soi, nulle singularité cependant que le trait le plus commun, et pourtant la présence du réel dans la banalité, le fragment supporte le tout et demande à la fois le lent déplacement des formes embarquées, il n’y a nulle opinion singulière et de même la plus parfaite confusion du semblant conformiste, le psy soupire faute de parler et d’écrire, pas un sans l’autre justement, je dis peindre tout autant, c’est à dire fait confiance à ce que l’inconscient associe avec précision et humour, savoir lire, écouter, regarder, aux limites de ce qui pourrait conjoindre, disjoindre les trois instances, c’est à dire cette part de folie qui met en continuité l’hystérique avec l’obsessionnel, donc savoir opérer les diverses lectures, à chacune le risque d’une écriture spécifique, pas d’écriture une justement, même si le mathème... mais il est ma thème t’aime structure fractale du signifiant délocalisé qui fait structure de et en l’Autre, un monde s’en déduit qui est cross capique, tordu, percé, équivoque, un monde fortement sexualisé, différent, baroque, poétique
l’évocation provinciale a toujours un caractère légèrement désuet, comme si la parisien y puisait un goût pour des choses naïves et primitives, et ce à propos d’un certain rapport à l’image qui hésite à se situer entre l’aspect spectaculaire et l’icônicité justement, et ce encore à propos des limites RS, toujours cet écart l’un l’autre vis à vis de quoi l’I demeure marqué d’un trouble fascinatoire, comment ne pas être mort ou être sûr de ne pas l’être en-corps? et voilà que vient l’ombre compulsive presque déjà morte, hallucinée presque, toujours cette proximité avec la paranoïa, se tenir à distance de Dieu, que Dieu se tienne à distance, ne pas déranger le père mort qui ne le sait pas tout à fait ne pas être dérangé en ses limites, y compris surtout internes quand le réel dénudé se met à hurler, ne pas enseigner la psychanalyse depuis ce point, ce point d’une horrible et merveilleuse jouissance Autre, vite revenir vers la célébration phallique écrite, supporter le miracle du hurlement, ce moment du cri dénudé de tout blabla, le moment esthétique sans doute et nous revoilà porté vers l’excès l’image d’ailleurs vient rarement dans la psychose, l’hallucination est verbale, sauf chez des sujets un peu engagés dans l’expérience, c’est à dire un sujet qui se trouve soumis au déchainement du signifiant, lorsque les mots primitifs équivoquent absolument, alors l’image peut surgir du réel
l’inconscient , c’est le social, ce qui va contre le côté familial de l’affaire, contre le jeu fermé pour un ouvert qui est après tout la langue, qui ex centrise le spéculaire de par son mathème qu’elle implique S1-$<>@-S2, soit d’une coupure dans le signifiant et d’un signifiant l’autre, d’un maître à l’autre, d’un sexe à l’autre, qui fait osciller le moi vers un ouvert qui le détermine sans le localiser, on conçoit que l’on puisse y préférer un texte établi, un ordre, un lieu, ce qui ne veut pas dire qu’il faudrait se faire l’agent d’un collectif , mais bien d’une éthique du réel qui disjoint le semblant de la place, soit ce que cet effet du dit social comme Sn sur le local du conjuguo, faire venir Antigone à la maison bouscule quelque tranquille mortel, réinjection des signifiants plus ou moins forclos de structure, ni croyance névrotique, ni certitude psychotique, dont le réel quantique qui se joue du bornage matériel du trait, le positif vacille sans se dire au négatif, après tout le système signifiant ne suppose qu’un point fixe , le suppose comme sinthome de nouage, aucune corde au réel sinon la tentative de la faire lasso pour rien, l’Autre me parle à vide et je ne pourrais que rêver d’une langue parfaite fondée dans une révélation d’ailleurs mortelle, celle de son expansion universelle, l’être est au prix de l’errance, on conçoit que la psychanalyste vire à l’universitaire, au maître plus ou moins hystérique ce qui donnerait une sorte de respire
ceci n’est pas un linga
Le psychanalyste demeure inscrit dans la cité sauf qu’il porte plutôt parole à la petite Antigone, elle même fondant sa revendication des lois autres de son rapport familial à l’inceste, autrement dit elle sait le prix du conformisme. Comment fonder une éthique qui ne serait ni conformiste morale, ni perverse. Melman souligne la proximité des positions nazi et toxico dès lors qu’il s’agit soit de jouer sur la rigueur d’une loi folle, soit vouloir s’extraire de la fadeur. Comment effectivement se passer du nom du père, ou du phallus, se tenir à un ouvert qui ne serait pas vécu comme un manque, façon d’être femme sans être homosexuelle. Après tout une sorte d’identification du fantasme à la différence sexuée n’a aucun sens mais obéit à une certaine dialectique du discours entre l’organe et le corps, entre le S1 et le S2. La fadeur phallique viendrait de part l’effet du discours du capitaliste comme ce qui implique de pouvoir jouir cette fois de son corps, sur le modèle au moins du toxicomane dont l’over dose est le but impérieux, selon un hors limite qui retravaille le bornage sociologique organisé du corps, un corps Autre, percé autrement, livré à l’invagination psychotique, au delà même de l’un sexe schrébérien. Ceci n’est guère réjouissant dans le fond puisque dès que l’ouvert est au principe de la lecture du monde, la mort vient réclamer sa réalisation sadienne. Reste cette question de l’écriture infinie qui coule à l’identique plus ou moins réussie du défilement des pensées. Lorsque le verrou phallique saute chez Schreber, il en ressent aussitôt l’éclatement corporel, l’effondrement, l’éviration. Il y a là effectivement à interroger tout ce qui tourne autour des pratiques corporelles. l’errance sans point fixe suppose sans doute un travail de la pulsion ouvert sur une surface d’inscription sous peine d’implosion
http://www.falstad.com/vector3d/index.html
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il sera donc question de la vérité c’est à dire d’une certaine incidence du réel , ce qui pourrait se mi-dire du défaut de l’Autre a faire totalité, voire ce qu’il faudrait pouvoir comprendre d’une sorte de totalité sommant un certain nombre de réels, un réel qui serait à la fois enfoui et visible, localisé et déjà ailleurs, en tout cas qui viendra déranger l’ordre des choses au point de fournir matière non à une action avertie mais à un passage à l’acte alimenté par une application impérative sur une face de vérité, sacrificielle aussitôt, c’est au nom de la vérité que l’on tue son semblable, soit pour son bien soit parce qu’il est indifférent à cette vérité même, il demeure que le souffle de la vérité devrait quand même nous situer du côté d’une action un peu éveillée et non pas du pathos d’une guerre à priori, cependant le polémos demeure actif dans ce champ d’analyse qui permet de distinguer sinon la Vérité toujours théologique et les strates de vérité où s’alimente la mauvaise fois la plus ordinaire, il y a à la fois du scandale social local ce qui nécessite une action locale et l’intégration de ce scandale dans une analyse discursive des donnants et des aboutissants d’un système, ce qui est vrai dans le champ social est vrai au niveau familial où la haine sert de ciment visible au bord de l’explosion activée d’un enfant porteur alors de Vérité, pourtant l’analyse devrait rendre la Bejahung plus incertaine et non la conclusion tout autant, des analystes un peu féminins et pas trop hallucinés, encore qu’ils empruntent assez souvent la voix fragmenté de l’Autre, introduisant d’étranges césures dans l’ordre de la parole
S’il n’est plus de père, c’est à dire l’arbitraire d’un S1 qui impose une langue maternelle, sans doute que la névrose s’en trouve soulagée au profit d’une autre pathologie du désir car le réel échappe à tout bricolage. une langue universelle (c’est à dire sans locuteur $), des femmes errantes, (polyglottes sans lieu, ni hom(m)e) l’indifférence jalouse (relachement de la structure oedipienne au profit d’un groupe unisexué).
la clinique glisse d’autant, mais de même que la clinique classique tient peu compte de la différence des sexes, la clinique moderne, faute de repères structuraux, se contente d’un descriptif purement comportemental
poser la question de la dépendance de Dieu aux lois du monde signe certes un effet de distanciation de l’Autre, mais hors de cette question théomaniaque, ce qu’il peut en être de la loi du signifiant pour le parlêtre et son Autre, une loi qui étrangement procède de l’Autre tout en signant que cet Autre inconsiste, une loi du signifiant qui postule un père qui fait S1 à la lalangue, marqué du réel qui est au delà de l’oedipe, être à la fois en un lieu pour un père et sans père, lié au signifiant comme ce qui s’offre au réel pour un sujet, soit qu’il n’y a de fait aucun lieu propre où le sujet pourrait se situer comme absent, mais au contraire une variante fondamentale qui est au coeur du signifiant différent de lui même, la psychose participe d’une tentative désespérée pour construite une langue une non équivoque, une langue de mort
savoir cela , le poème du “dedans de la langue de mort”De la dalle,
du pont, d’où,
il a rebondi
trépassé dans la vie, volant
de ses propres blessures, - du Pont Mirabeau
Tu jettes après moi, un noyé,
de l’or :
peut-être qu’un poisson
se laissera soudoyer
Mort, donne-moi
Ma fierté
Si nous tenons à cette formule Schreber lecteur de Kant, il convient de noter en quoi la philosophie kantienne n’est pas particulièrement de tout repos puisqu’elle n’est pas naturelle, écologique, au sens d’un rapport natif à l’ordre du monde, qu’elle postule une intelligibilité du phénomène lié à une théoria, que cette théoria est le fruit de la raison, et que cette raison pose nécessairement le doute hyperbolique, donc un monde décentré, sans lieu, et donc voué à une errance tempérée sur à près tout la foi (puisque Dieu échappe à toute raison) ou encore le commerce avec l’autre, dérive bien moderne d’un utilitarisme théologique. Kant refusant ou récusant la démonstration de Dieu le libère de la théologie et le réinjecte massivement dans l’inconscient et on voit bien qu’il faudra attendre Freud pour que l’espace kantien puisse certes se creuser d’avantage mais retrouver une éthique chaotique de l’inconfort. Le parlêtre faute d’une généalogie du Nom est réduit au relativisme d’une nomination sinthomatique qui pose la monade d’un singulier au réel insu et hors communication .
question annexe le modèle schrébérien n’est pas universelle
il y a un autre schema des psychoses
4
Nous poursuivons avec une triple référence
la première est relative au lasso conjugal dont chacun a pu mesurer l’impact à l’orée de sa propre expérience, à savoir n’y lire que reflet bourgeois et sociologique, voire quelque aménagement avec le ciel vis à vis justement de la paranoïa ordinaire qui viendrait prendre place de l’organisation énamourée de l’émoi premier, voire encore y percevoir ce en quoi le dit lasso a pu permettre à Schreber comme à Joyce de ne pas dériver tout à fait qui dans une paranoïa à la Wagner, qui dans une dissociation lettriste. Il est vrai que tout ceci est sur fond de chute phallique et d’Autre ouvert dont il faudrait mesurer le prix et l’extension. Ce second point interroge la fin de cure entre manie (Balint) et desêtre (Lacan), soit cette modalité d’une ouverture-fermeture de la structure même à un sinthome quatrième que l’ on lira selon les diverses occurrences RSI, R réel pour le psychanalyste, S pour l’écrivain, I pour le peintre, etc... cette topologie des singuliers est à écrire, en s’inspirant des errances cliniques proposées par la queer theory et quelques autres (groupes lacaniens, socialistes, krafftebiens). L’ivresse de l’automatisme de pensées posée en principe de dissolution, soit cette place inventive d’un sinthome variable.
ce qui nous amène au troisième point, à savoir la naissance de l’Ecole Atlantique de Psychanalyse, naissance elle même soutenue d’un certain nombre d’autres histoires, celle de l’Ecole freudienne, celle de l’AFI, de l’ALI... bref selon sa nature signifiante, c’est son pari . Le signifiant est différent de lui même, délocalisé, capitonné de semblant.
Le parlêtre suppose un principe de cohérence à son discours, un effet de communication troublé d’être parlé du lieu inconscient, le signe est antinomique du signifiant qui est distinct de lui même, non localisé, alors il y a de l’Autre non trompeur, donc il y a du refoulement comme secret et non pas comme structure, d’origine la langue différencie, ce qui au moins pose le refoulement sur le sexuel comme second. Demeure l’orée générique de la structure qui reste dépendant d’un différentiel “local” (c’est le modèle de l’intégration graphique). Toute saisie du lieu de refoulement comme lettre aboutit à l’interprétation style Leclaire. Demeure l’expérience quasi sensible de la bouteille de Klein comme zone de recouvrement.il y a de la lettre et du signifiant, l’un l’autre, une écriture articulée, lettre incarnée, un entre deux signifiant où se joue le pas de sens du re-père primordial, un local qui file en police de coupure, ni l’un l’autre, palpitation, pulsion, un local de mort dans la capture signifiante, stigmate du signifiant comme réel, quelque chose qui chute d’un père qui parle de l’interdit, désigne la place d’un phallus possible un, nulle trans au compact du lasso, mise à mort de l’enfant comme un au mieux mise en trans puisqu’il n’y pas de différence sexuelle, être fait sexué selon un père anté ou hanté
la lettre n’est pas le signifiant et le signifiant n’est pas l’être, la distinction lettre signifiant si elle opère un effet nécessaire c’est à dire que le signifiant be se localise à la lettre n’implique pas l’Autre monde signifiant puisqu’il n’existe que par la matérialité de la lettre, ce qui implique une articulation réelle et une indistinction ordinaire et nécessaire en particulier d’avec un ordre qui procède non d’un dieu, non d’un père mais bien de la structure elle même, un ordre qui lie le jeu signifiant, supposer un être du signifiant radicalement distinct de la lettre implique une libération imprévue du côté du savoir du corps, libération folle de la toxicomanie et du transsexualisme, et donc l’impératif du kapital sur les sujets du plaisir, sans plus aucun sens que celui d’un ordre thanatique, il faudrait instruire de ce point de vue la matérialité de la raison de la structure
le monde moderne offre au moins l’avantage de nous soulager de l’impératif phallique et donc de nous obliger au sacrifice puisqu’on ne peut pas hurler tout le temps, le tragi-comique du couple retentit certes d’une localisation errante de l’ancienne clameur, après tout, toute divinité qui reflue sec dans notre monde sans loi proclame la nécessité du Un dans le distord et tout autant la promesse d’une jouissance Une, ça ne jouit qu’un peu au bord de ce qui serait l’homocouple.
le paradoxe du déplacement moderne devrait aboutir à cette étrange notion selon laquelle le conjuguo chercherait à préserver un îlot tragique dans un homme à l’harmonie obligatoire, et on comprend le rôle nouveau de la police des familles dans cette histoire, ce redoublement nouveau qui, pour n’être que l’extension totale de la sphère marchande, n’en aboutirait pas moins à un ennui généralisé puisqu’il n’y aurait plus aucun effet de signifiant
il s’agirait certes d’être inventif, ce qui est aussi une urgence politique, relativement à la question du bonheur, une certaine lucidité sur le tragique qui pourrait rendre la dysharmonie motrice et pas uniquement du côté de cet autre espace logique à la sexuation, à savoir le masochisme conjugal
parce qu’aller vers une certaine réalisation du polémos sexuel, c’est aussi pouvoir substituer à ce qui serait le culte idéalisé du phallus, la notion très sensible d’une ombre de mort, ce qui renvoie tout autant l’espèce à une guérison névrotique par la guerre
partir tout autant de cette limitation sensible, de la brièveté de la vie, de la logique de mort qui pousse à la guerre, mais ne point chercher refuge dans les mal-heurts de la belle âme, bref l’urgence du réel, ce qui est loin d’être triste, il y va certainement d’un discours relatif aux institués sexuels, la place des choses. Comment imaginer un réel sexuel qui ne soit livré ni à Dieu, ni à l’overdose
il y a un espace en soi qui forge des concepts réels et une glissante externe qui puise dans l’effet de sirène discursive un moyen de noyer le dit concept, c’est certain, il est non moins certain que le refus du différent aboutit à cette pauvreté du concept mou, ce qui n’a rien à voir avec l’appétit critique de Freud ou de Lacan. Le discours analytique devrait être sans espoir de faire tenir ensemble l’objet et le sujet, ce qui le rend antipathique et à priori rend tout commerce analytique impossible. nous avons une belle image d’harmonie tendue
pas que dans l’imaginaire d’ailleurs car il s’agit bien de construire un espace dogmatique cohérent capable de permettre un abord logique du réel, c’est ça ou c’est l’impératif meurtrier de la chose
une objectivité sans structure produit la référence d’un spectacle qui comme chez Orwell regarde le spectateur depuis la lunette télévisuelle réalisant le panopticon généralisé. Il faut lire une sens très godelisien du pouvoir dans la volonté du pouvoir de maîtriser de manière univoque ce qui passe par le “petit écran”, y compris le recyclage du cinéma qui y disparaît.
l’exhibition de l’image totale s’alimente de la propagande justicière qui ramène le fantasme à son aspect le plus factuel, le détachant du langage pour en imposer la pure image pornographique, qui ne serait d’ailleurs plus que la mise en webcame universelle de la scène privée, dans un tel système la solution schreberienne ou warburgienne ne peut plus trouver aucun écho qui pourrait introduire un Autre non persécuteur, le psychotique a beau se faire beau, il ne peut plus séduire aucun Dieu.au passage soulignons l’intuition godardienne dans les montages iconiques, rien à voir avec l’MK2 clone du fascoïde
ce qui viendra se fonder dans la cohérence du texte parce justement le texte offre un articulé centré entre un réel qu’il fuit et un point fixe qui ordonne l’errance de la périphérie de cette fuite, à quoi va répondre la haine de la lettre, ou d’ailleurs la haine de l’image faute d’un articulé cette fois entre lettre et image qui se nomme montage au cinéma, mais le discours institué psychanalytique ne peut entendre ce point que comme dérive appliquée. Il y a donc tout intérêt sur ce point à suivre Melman qui part, après Freud, depuis Homère pour relever l’amour biblique du Père, pour noter la folie génoncidaire qui s’y trouve lié au nom des idoles mais tout autant le retournement de l’iconoclasme en folie homicide, le meurtre sans fin, texte contre texte, sans aucun passage par une méditation sur le visage.
ou le texte ou le regard, rien à questionner très vivement ce point, c’est sans doute un des pôles implicites du travail de Didi Huberman
l’intuition sans doute est celle qui dirait que le texte tient à son oralité, c’est après tout la place de Lacan
il s’agit de même toujours de se demander comment ça commence , comment quelque chose d’un sens surgit de rien, du réel, comment la langue , pour peu qu’elle demeure langue articulée, peut être porteuse d’un secret d’origine qui la mette en route et cette quête d’origine porte le germe de tout questionnement, quitte à chercher à l’inscrire, le déposer d’une trace avec laquelle cette distinction se confond, le souvenir d’un indice premier où peut se localiser après tout un Père, c’est sans doute la question carrefour du différent que l’on trouve aussi bien chez Deleuze, Lacan ou Derrida. Le texte est après tout la trace d’un mythe fondateur qui raconte comment cette opération logique d’extraction du sens depuis rien a pu s’effectuer, quels sont les acteurs de ce drame et comment le respect de la lettre de ce texte va permettre de rendre possible un sens de la praxis et en particulier sexuelle, la religion s’établit toujours au delà de ce texte premier pour en refouler la lecture, elle craint toute exégèse car cette exégèse annule le prêtre qui interprète. Elle propose effectivement l’image devant et en lieu et place du texte mais elle ne peut interdire la lecture singulière qui annule le parêtre. Cependant le glissement des images, leur montage impose le retour au texte refoulé. Comment non pas parler grec ou hébreu , mais ne plus avoir besoin sinthomatiquement de parler l’un ou l’autre? Nous ne savons rien de la lalangue, nous ne pouvons poser notre question que dans des effets seconds encombrés d’imaginaire religieux névrotiques, voire psychotiques, ça ne change alors pas grand chose puisque le psychotique cause dans l’après coup de la mort du sujet donc dans la semblance névrotique, bien sûr là encore on ne parle que de paranoïa dogmatisée.
le rapport au père qui ordonne le sacrifice suppose en même temps le leurre pour l’Autre d’un semblant, c’est le jeu pervers qui permet au névrosé l’accès sinon à la jouissance du moins à une certaine sexualité
bien sûr tous ces drames emboîtés , ces impasses de la parole demanderait une autre articulation que l’évocation redondante de l’origine du pathos
In fine demeure l’articulation de la parole et de l’écrit, de la lettre et du signifiant, de l’articulation minimale dont se constitue le parlêtre, car s’il parle, il en attend sans doute d’être entendu , que sa parole soit soumise non pas à une interprétation toujours narrative et imaginaire dès lors qu’elle se déploie comme traduction, mais bien réduite au pur jeu logique de sa succession signifiante, l’usure du sens s’y trouve inclus de demeurer toujours de trop, et le psychanalyste toujours trop ou pas assez bavard car il faut supposer quand même qu’il y a du psychanalyste, ce qui n’est pas sûr à se vouloir toujours trop malin
il est aussi question du faussaire qui use le texte pour lui donner un sens particulier et le scrupuleux qui ne va perdre le moindre souffle, l’un accourt à l’exposition du savoir et l’autre épuise tout sens au prix d’un souffle merveilleux, le grain de la voix ou l’exposition du savoir absolu, toujours une main et l’autre, l’association libre venant échouer dans la prise du texte et le sujet y disparaissant, qui ne rêve d’une liberté imaginaire en particulier vis à vis d’un point fixe, horrible absence à être, parêtre, hors sens, pas de sens, tout fuit évidement
se mettre à écrire peut être enfin non pas pour faire tenir quelques concepts
le poème ouvert qui ne cherche à dire justement le sens clos
Les cavales qui m’emportent au gré de mes désirs, se sont élancées sur la route fameuse de la Divinité, qui conduit partout l’homme instruit; c’est la route que je suis, c’est là que les cavales exercées entraînent le char qui me porte. Guides de mon voyage, les vierges, filles du Soleil, ont laissé les demeures de la nuit et, dans la lumière, écartent les voiles qui couvraient leurs fronts. Dans les moyeux, l’essieu chauffe et jette son cri strident sous le double effort des roues qui tournoient de chaque côté, cédant à l’élan de la course impétueuse.
déjà perdu ce mouvement même qui pourrait, aurait pu nous conduire vers autre chose que l’ignorance crasse ordinaire dont se contente l’homme de peu, l’homme de l’ombre, l’homme de froid
Voici la porte des chemins du jour et de la nuit, avec son linteau, son seuil de pierre, et fermés sur l’éther ses larges battants, dont la Justice vengeresse tient les clefs pour ouvrir et fermer. Les nymphes la supplient avec de douces paroles et savent obtenir que la barre ferrée soit enlevée sans retard; alors des battants elles déploient la vaste ouverture et font tourner en arrière les gonds garnis d’airain ajustés à clous et à agrafes; enfin par la porte elles font entrer tout droit les cavales et le char. La Déesse me reçoit avec bienveillance prend de sa main
ma main droite et m’adresse ces paroles:
un tel effort, une telle lumière ne convient pas à l’homme du ressentiment, celui qui refuse , se refuse à la tranquille limpidité du chemin ouvert par la parole, se taire, retenir, ne prendre aucun risque lumineux, demeurer dans la gestion des choses visibles, du lourd poids de la marchandise, cette langue à laquelle il aurait fallu se rompre, un temps
« Enfant, qu’accompagnent d’immortelles conductrices, que tes cavales ont amené dans ma demeure, sois le bienvenu; ce n’est pas une mauvaise destinée qui t’a conduit sur cette route éloignée du sentier des hommes; c’est la loi et la justice. I1 faut que tu apprennes toutes choses,
et le cœur fidèle de la vérité qui s’impose, et les opinions humaines qui sont en dehors de le vraie certitude. Quelles qu’elles soient, tu dois les connaître également, et tout ce dont on juge. Il faut que tu puisses en juger, passant toutes choses en revue. Allons, je vais te dire et tu vas entendre quelles sont les seules voies de recherche ouvertes à l’intelligence;
effectivement quelle idée de vouloir s’instruire un minimum en matière d’ontologie, pourquoi pas au contraire se suffire des certitudes théologiques incites dès la petite enfance, puisqu’en même temps le clou phallique nécessaire articule tout sujet névrotique, n’est pas Joyce qui veut
l’une, que l’être est, que le non-être n’est pas, chemin de la certitude, qui accompagne la vérité; l’autre, que 1’être n’est pas: et que le non-être est forcément, route où je te le dis, tu ne dois aucunement te laisser séduire.
comme quoi dans le jeu ontologique inscrit d’origine la différent et que toute affirmative implique aussitôt quelque S1 sur ce différent, pourtant nécessaire pour apaiser le réel
Tu ne peux avoir connaissance de ce qui n’est pas, tu ne peux le saisir ni l’exprimer; car le pensé et l’être sont une même chose.
déjà un retrait qui suppose un silence quant au réel, le S2 porte sur ce que le S1 implique quant au différent
II m’est indifférent de commencer d’un coté ou de l’autre; car en tout cas, je reviendrai sur mes pas.
le discours s’épuise à contourner la chose, le trou noir de l’être, épuisement nécessaire cependant car le non pensé évacue encore plus la chose non dite
II faut penser et dire que ce qui est; car il y a être : ,il n’y a pas de non-être; voilà ce que je t’ordonne de proclamer. Je te détourne de cette voie de recherche. où les mortels qui ne savent rien s’égarent incertains; l’impuissance de leur pensée y conduit leur esprit errant: ils vont sourds et aveugles, stupides et sans jugement; ils croient qu’être et ne pas être est la même chose et n’est pas la même chose; et toujours leur chemin les ramène au même point.
comment s’éloigner ainsi de cette coupure qui contient et exclut le non frayé autrement mieux qu’en virant au mystique qui leurre le discours au son du faux poème qui, lui, nie l’excentricité du signifiant qui pourtant pose la logique incisive de la langue, ce qui interprète le vide nécessaire de ce qui se dit
Jamais tu ne feras que ce qui n’est pas soit; détourne donc ta pensée de cette voie de recherche; que l’habitude n’entraîne pas sur ce chemin battu ton oeil sans but, ton oreille assourdie, ta langue; juge par la raison de l’irréfutable condamnation que je prononce.
II n’est plus qu’une voie pour le discours, c’est que l’être soit; par là sont des preuves nombreuses qu’il est inengendré et impérissable, universel, unique, immobile et sans fin. Il n’a pas été et ne sera pas; il est maintenant tout entier, un, continu. Car quelle origine lui chercheras-tu ? D’où et dans quel sens aurait-il grandi? De ce qui n’est pas? Je ne te permets ni de dire ni de le penser; car c’est inexprimable et inintelligible, que ce qui est ne soit pas. Quelle nécessité l’eût obligé plus tôt ou plus tard à naître en commençant de rien? Il faut qu’il soit tout à fait ou ne soit pas. Et la force de la raison ne te laissera pas non plus, de ce qui est, faire naître quelque autre chose. Ainsi ni la genèse ni la destruction ne lui sont permises par la Justice; elle ne relâchera pas les liens où elle le tient. [ Là-dessus le jugement réside en ceci ] : Il est ou n’est pas; mais il a été décidé qu’il fallait abandonner l’une des routes, incompréhensible et sans nom, comme sans vérité, prendre l’autre, que l’être est véritablement. Mais comment ce qui est pourrait-il être plus tard? Comment aurait-il pu devenir? S’il est devenu, il n’est pas, pas plus que s’il doit être un jour. Ainsi disparaissent la genèse et la mort inexplicables. II n’est pas non plus divisé, car Il est partout semblable; nulle part rien ne fait obstacle à sa continuité, soit plus, soit moins; tout est plein de l’être, tout est donc continu, et ce qui est touche à ce qui est. Mais il est immobile dans les bornes de liens inéluctables, sans commencement, sans fin, puisque la genèse et la destruction ont été, bannies au loin. Chassées par la certitude de la vérité. il est le même, restant en même état et subsistant par lui-même; tel il reste invariablement ; la puissante nécessité le retient et l’enserre dans les bornes de ses liens. II faut donc que ce qui est ne soit pas illimité ; car rien ne lui manque et alors tout lui manquerait. C’est une même chose, le penser et ce dont est la pensée; car, en dehors de l’être, en quoi il est énoncé, tu ne trouveras pas le penser; rien n’est ni ne sera d’autre outre ce qui est; la destinée l’a enchaîné pour être universel et immobile; son nom est Tout, tout ce que les mortels croient être en vérité et qu’ils font naître et périr, être et ne pas être, changer de lieu. muer de couleur. Mais, puisqu’il est parfait sous une limite extrême! il ressemble à la masse d’une sphère arrondie de tous côtés, également distante de son centre en tous points. Ni plus ni moins ne peut être ici ou là; car il n’y a point de non-être qui empêche l’être d’arriver à l’égalité; il n’y a point non plus d’être qui lui donne, plus ou moins d’être ici ou là, puisqu’il est tout, sans exception. Ainsi, égal de tous côtés, il est néanmoins dans des limites. J’arrête ici le discours certain, ce qui se pense selon la vérité; apprends maintenant les opinions humaines ; écoute le décevant arrangement de mes vers.
- On a constitué pour la connaissance deux formes sous deux noms ; c’est une de trop, et c’est en cela que consiste l’erreur.
On a séparé et opposé les corps, posé les limites qui les bornent réciproquement; d’une part, le feu éthérien, la flamme bienfaisante, subtile, légère, partout identique à elle-même, mais différente de la seconde forme; d’autre part, celle-ci, opposée à la première, nuit obscure, corps dense et lourd.
Je vais t’en exposer tout l’arrangement selon la vraisemblance, en sorte que rien ne t’échappe de ce que connaissent les mortels.
Mais puisque tout a été nommé lumière ou nuit, et que, suivant. leurs puissances, tout se rapporte à l’une ou à l’antre, l’univers est à la fois rempli par la lumière et par la nuit obscure ; elles sont égales et rien n’est en dehors d’elles.
Tu sauras la nature de l’éther, et dans l’éther tous les signes et du Soleil arrondi la pure lumière, ses effets cachés et d’où ils proviennent ; tu apprendras les œuvres vagabondes de la Lune circulaire, sa nature; tu connaîtras enfin le ciel étendu tout autour, tu sauras d’où il s’est formé et comment la nécessité qui le mène l’a enchaîné pour servir de borne aux astres.. .
Comment la Terre, le Soleil et la Lune,L’éther commun le lait du ciel, l’Olympe le plus reculé et les astres brûlants ont commencé à se former.
Les plus étroites (couronnes) sont remplies de feu sans mélange; les suivantes le sont de nuit; puis revient le tour de la flamme. Au milieu de toutes est la Divinité qui gouverne toutes choses ; elle préside en tous lieux à l’union des sexes et au douloureux enfantement. C’est elle qui pousse la femelle vers le mâle et tout aussi bien le mâle vers la femelle. . .
Elle a conçu l’Amour, le premier de tous les dieux.
Brillant pendant la nuit, elle roule autour de la Terre sa lueur étrangère.
Regardant toujours vers la splendeur du Soleil.
Enracinée dans l’eau (la terre)
Tel est, soit d’une façon, soit de l’autre, le mélange qui forme le corps et les membres, telle se présente la pensée chez les hommes; c’est une même chose que l’intelligence et que la nature du corps des hommes en tout et pour tous; ce qui prédomine fait la pensée.
A droite les garçons, à gauche les filles.
C’est ainsi que, selon l’opinion, ces choses se sont formées et qu’elles sont maintenant et que plus tard elles cesseront, n’étant plus entretenues.A chacune d’elles les hommes ont imposé le nom qui la distingue.
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il est toujours regrettable que le fragment préside à l’unité, regrettable du point de vue de la théoria qui s’inscrit dans le temps et qui porte , au delà du discontinu, l’harmonie du continu. Le dogme qui doit être de structure fragile est cependant le roc nécessaire à la pensée. Rien hors du Un qui pourtant obscurcit le réel.
L’enfant surgit dans le réel, au delà du prédicatif, et subit la présence des choses , dans la portance de la musique maternelle distraite du phallus, il y puise avant l’articulé l’ombre des choses en elles même, prêtes à couvrir die sache de l’articulé de das ding. la nappe du réel trouve un double pole de nouage, symbolique comme texte, mais aussi comme imaginaire c’est à dire comme montage iconique.
L’énoncé vient déposer par écrit sa face lettrée, demeure le sens RIS d’autant plus risqué qu’il passe un peu trop par l’Autrejouir.
il y a des psychoses et un traitement possible, l’axe paranoiaque offre un repère où l’erre schizophrénique demeure quasi psychose inconnue
la nosologie phénoménologique des folies recouvre toute la clinique d’opacité, reste à la pratique des psychoses d’en décrire la structure
aucun espoir à attendre d’une sorte de compréhension imaginaire, mais tout de l’articulé structurels des phénomènes, ce qu’origine le descriptif de l’automatisme mental
loin d’une psychologie “objective” la psychanalyse se saisit de la clinique du point de vue du transfert, ce qui implique une autre clinique des psychoses
en particulier il convient de ne saisir l’imaginaire que depuis le symbolique sous peine de sombrer dans l’équivoque de la sensation
l’imaginaire et le réel sont à priori continus, alors que le symbolique fonctionne à titre d’opposition de termes, perte et distinction
il n’y a rien à attendre d’une imaginarisation de la psychose mais d’une articulation de la langue psychotique, son déchiffrement signifiant, comme pour le rêve
il s’agit d’instituer donc une lecture symbolique du texte psychotique, une lecture dans la trame de ce texte qui embarque l’imaginaire dans le sens peut être commun du vocable. Nous sommes dans une certaine semblance de langue, ce qui suppose après tout quelque “compréhension” ou traduction, sauf que le point de traduction Champollion ici manque d’être forclos et recouvert d’une ombre. Il y manque ce cadrage du réel que permet le phallus. Dans la psychose l’imaginaire y demeure en continuité , il n’y a pas de nouage borroméen et donc tout ceci bave dans l’hallucination , soit l’indistinction conscient-inconscient. De sorte que le lien à l’Autre n’est plus perturbé par la semblance imaginaire continue, mais va fonctionner comme marqué de trous par où s’exprime le réel , en fait ce réel n’est que crépusculaire jusqu’à ce que la métaphore délirante vienne intraduire une sorte de renouage de l’affaire. Autre conséquence, le fantasme s’y déploie comme réel, ce qui, pour le névrosé, est effectivement signe de folie
la question se pose aussitôt de la pratique analytique qui met l’imaginaire en pause et favorise un démasquage réel
la paranoïa comme la folie même, c’est à dire l’ordinaire du parlêtre, la folie du monde
le moi comme paranoïa ordinaire, ce qui pose la question de la réalité, de son caractère distinctif normal
lorsque Kraeplin distingue la paranoïa, il cherche de fait à se distinguer d’avec lui même, d’où son étrange description où ce qui ferait clinique est l’ordinaire du parlêtre, on pourrait dire que la paranoïa est normale,
moment fécond qui signe l’entrée de la folie, doute constitutif et certitude troublée, interaction externe certaine
il faut parler DES paranoïas, affaire de style distinct
demeure essentiel le phénomène élémentaire, ce à partir de quoi se déploie la structure
toujours l’objet commun, les collections psychopathologiques, plus ou moins perdues dans le même chemin, l’indifférence dans le fond aux objets du semblant
le monde devient donc intelligible, par moment, de plus en plus
une signification plus ou moins stable vient centrer l’opération psychique au point de laisser croire qu’il y a une intelligibilité de la folie
de fait l’(écoute suppose l’attention ouverte au signifiant, loin de l’a brupto de la compréhension de fait stupide
la paranoïa hors dialectique, ce qui suppose que le psy en sache quelque chose, c’est à dire qu’il soit lui même capable d’un centrage dialectique
ne pas se précipiter à comprendre ce qui n’est pas encore enoncé
car le sujet fou avant écoute sa propre parole qui l’hallucine tout à fait
quant au président il croit comme Freud à une nature primitive bifide du mot, l’équivalent délusif de la perception du caractère du signifiant même, comme Freud il construit une théorie de libido
ce sera à reprendre à propos de la psychose du philosophe, sur fond de Lucian Freud
on va le choisir pour l’instant un peu vif, certain, musclé, gymnaste donc
aller vite, à l’essentiel, rapide, peu de temps, à peine celui de comprendre, selon le flux incessant des parlottes, le déchet de la parole
Schreber est donc élu président et ça lui fait quelque chose d’être père sans l’être, dans un rapport homosexué et menacé avec son propre père, avec ses paires tout autant, ces êtres masculins qui se multiplient tout autour, autour d’un vide total
le psychotique parle, il semble s’adresser dans le commun, la même langue, voire pire l’illusion d’une sorte de mirage, l’inconscient à ciel ouvert, fascination névrotique, mais il parle selon la règle néologique, ce mot qui ne renvoie qu’au vide de signification, nullement à l’articulation de la langue sur le monde, une signification pleine et énigmatique, bien sûr le paranoïaque est dans la semblance névrotique, loin de la pulvérisation sémantique du schizophréne
dans la topique de l’adresse l’illusion endoscopique ne résiste pas au silence absolu de l’Autre dès lors qu’il n’est pas tempéré par le poids imaginaire, d’où cet écart d’espace temps où la parole et le signifiant se trouvent pris, posant l’écho énigmatique de sa signification en soi et donc d’une intention énigmatique suspendue
la projection névrotique suppose une série de consciences spéculaires auxquelles il serait possible de s’adresser , posant l’imaginaire au principe de la cure des psychoses; et donc laissant de côté la singularité même de la structure, où la question du vrai se pose justement sur ce fond d’énigme fondamentale dont la sortie délirante sera le semblant apparent du mensonge névrotique, le délire de jalousie ne fonctionne ainsi pas selon le projectif de sa propre fantaisie mais bien selon le prisme de la polysémie des personnes, sinon tout pârlêtre dans le champ, ainsi de l’objet qui n’est certes plus imaginaire mais réel
le psychotique conçoit l’enigme de l’Autre en direct c’est à dire comme porteur d’un dol de jouissance, mais aussi selon la revendication qu’il puisse en venir à déchoir de sa maîtrise d’être ainsi démasqué de sa place pseudo close puisque n’existant qu’au titre de cette séparation, l’autre singulier ne peut être que l’Autre qui parle dans la parole même du sujet
l’intersubjectivité pose aussitôt la question de la consistance de la réalité, c’est à dire à travers quel filtre et impasse elle nous parvient, de fait selon avant tout la consistance ou non de l’Autre, ce qui signe la névrose ou la psychose. Nous sommes d’abord à essayer de localiser quelque chose entre symbolique et imaginaire dans leurs rapports au signifiant. Si l’Autre n’existe pas, le sujet perçoit l’autre comme pure ombre qui lui renvoie son dire au prix d’ailleurs d’induire une sorte de localisation chez le névrosé qui le “comprend”, car si l’Autre justement garantit, y compris et surtout, le mensonge, il donne une signification supposée à la parole et non pas laisse l’énigme entière, l’hallucination en écho du sujet ,ne produit que l’énigme du sens, on pourrait dire d’ailleurs que le névrosé devrait en prendre quand même un peu de la graine, et c’est au psychanalyste à le renvoyer à cet espace de non sens qui laisse le signifiant ouvert, on retrouve ici la psychanalyse comme folie organisée et le réel demeure en attente de ce que l’Autre de toute façon voudrait bien avancer, l’hallucination rend possible l’articulation fantasmatique qui construit la logique d’un Autre, le signifiant déchaîné vient à se localiser autour d’un fantasme qui appelle l’Autre, la “truie” est le constat du morcellement, mais tout autant la mise en scène de ce morcellement, l’intrusion du sexuel, venant non pas d’un autre mais de l’Autre comme autrifié,
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Voilà ça continue, malgré tout, malgré l’absence, le silence des presque morts, la fatigue et tout le reste, ça continue malgré tout, il y a d’ailleurs tellement peu de temps, alors nous ponctuons en écho au séminaire soutenu mais aussi à partir d’un commentaire du fameux not knot qui passionne les foules
Not Knot : Abstract
(Suite de ‘N’ouages’ et ‘Toc toc…’)
Seul un nouage absolument inextricable hormis coupure du lien noué, c'est-à-dire dont les extrémités sont soudées pour former une boucle, est un véritable nouage au sens mathématique. Les nouages du quotidien, tels les lacets de chaussures, et les assemblages de boucles inextricables en apparence seulement, car pouvant se dénouer sans coupure, sont de simples nouages. Le nouage par excellence est celui constitué par les anneaux borroméens. (il est donc question de consistance ouverte ou fermée, selon qu’elle boucle ou non sur elle même, encore qu’un ouvert est boucle à l’infini, ceci interroge aussi le local de boucle, puisque l’hyperboloïde psychotique est nappage langagier asymptotique, ce qui anticipe déjà sur l’hors noeud hyperbolique et des questions d’espace temps
Pour les mathématiciens, l’espace enveloppant le nouage est lui aussi un nouage, appelé ‘complément’. L’observation de la structure du complément permet de mieux appréhender les propriétés du nouage initial. On peut extraire un point du nouage (centre du cercle dans un plan) dans l’espace tridimensionnel pour le déplacer à l’infini et transformer ainsi un plan en cône, voire en cylindre au fur et à mesure que le sommet s’éloigne de la base vers l’infini.
Pour un observateur placé à l’intérieur de la structure, la lumière est diffusée en droite ligne. Pour un observateur situé à l’extérieur, cette lumière s’incurve. Ceci peut être mis en évidence si l’on déroule la structure à plat après l’avoir coupée de la base au sommet : les traits lumineux tracent des lignes droites sur le plan. (cette question de l’espace complémentaire est fondamentale puisqu’elle traduit l’effet du nouage même, l’espace euclidien imaginaire est déformé par le noeud qui plie l’espace dans son mouvement, ce n’est pas un lieu neutre absolu mais bien une sorte de matière qui ex-iste au noeud et dont on peut éprouver la nature par divers mise en cône ponctuels
À partir de cette structure appelée ‘domaine fondamental’, il est possible, après avoir recollé les bords de la coupure, de vérifier que le tracé lumineux est incurvé pour l’observateur extérieur. À la différence du plan, dans lequel une ligne et une seule passe par deux points, et deux seulement, plusieurs lignes droites peuvent réunir deux points à la surface d’un cône. Une ligne droite peur même réunir un point à lui-même.
Non seulement le point de vue de l’observateur situé à l’intérieur de la structure ne correspond pas à celui de l’observateur situé à l’extérieur, mais encore le choix de points de vue ou de modifications appliquées par l’observateur extérieur (ajout d’éléments de structure par symétrie) en arrivent à fausser la perception du réel pour l’observateur placé à l’intérieur: ce dernier ne différencie plus l’objet réel de l’objet virtuel ou copie, jusqu’à les confondre. (le schéma optique cherche à modéliser le jeu RSI des objets, sauf que sa dynamique, celle du miroir plan rotatif, ne peut que produire un point limite indistinct et compact, point triple également non visible dans la mitre cross capique et au coeur de la surface de Boy
À partir du dodécaèdre rhombique et de la perspective hyperbolique, on peut visualiser le complément des anneaux borroméens. En répliquant cette structure par symétrie autour de ses axes, on place le lien à une distance infinie de l’observateur situé à l’intérieur, créant un réseau de vortex dans lequel la lumière ne peut jamais atteindre le lien dont elle s’éloigne constamment. (la visibilité du complémentaire du noeud opacifie de fait la fausse visibilité de la pseudo immersion euclidienne du noeud
La géométrie hyperbolique (ou structure hyperbolique pour le complément du lien) nous ouvre donc les portes du monde ‘imaginal’ où l’impossible d’une structure devient accessible grâce à l’observation des compléments et des domaines fondamentaux initiés par les liens et les nouages, et leur évolution infinie à partir du déplacement ou de la suppression d’un seul point ou d’une seule ligne. (devons nous considérer l’espace hyperbolique comme espace général d’immersion nodale,dans lequel le noeud ferait t écran à la possibilité de percevoir cet espace naturel au psychotique et sans doute à l’analyste passant?
Nicole Bénech-Rowley
Lire certainement, toujours et encore, lire en suivant un programme minimal qui est toujours collectivement excessif sauf au titre de la passivité induite par la maîtrise, il n’est pas sûre que ceci favorise l’invention.
En tout cas il s’agit de quelque chose d’assez proche d’une bien classique confusion entre psychose et névrose, comme s’il était possible d’y entendre chez le psychosé quelque truc familier de névrosé, c’est toute la distance hyperbolique, confondre ici le délire avec le symptôme, c’est à dire poser le refoulement comme exprimé dans le familier du symptôme comme un point commun de différence, mais sur une bande moyenne il y a du recto verso du même, ce qui n’est plus pareil si l’effet de bord justement est disjoint parce que l’Autre n’offre plus aucune garantie. Nous comprenons la “fantaisie” schrebérienne de transformation de sexe comme à la limite une fantaisie perverse, c’est d’ailleurs pour ça que l’on est après tout d’accord avec l’opération des transexuels. C’est depuis le symbolique que l’écart Réel imaginaire se mesure. Le réel est une truc que le névrosé ne comprend pas plus que la structure ternaire de la parole, parce qu’il comble les failles du signifiant par un lise imaginaire que lui autorise la bienveillance du Nom. Le point de vue média nous amène à comprendre le psychosé, comme il nous amène à croire que le repérage de l’Autre est éternel, que nous comprenons Aristote, c’est à dire que non seulement nous croyons à l’inexistence de la psychose, mais que nous négligeons l’effet dans le discours des coupures épistémiques, on peut se demander dès lors ce que peut être pour nous la folie antique, pris dans cette double distance. Nous écoutons le psychosé depuis Descartes mais aussi depuis Freud, mieux depuis la quantique, et nous imaginons que c’est toujours pareil, lisse, linéaire. Nous ignorons ce que peut être le rapport physique à l’Autre, distancié que nous sommes de sa présence plus ou moins crépusculaire.
la psychanalyse n’est pas qu’une science, elle n’est pas sans l’être, elle cesse d’être à n’être que scientifique, tout autant qu’elle n’est plus de ne pas l’être, cela tient au noeud; ce qui revient à noter le primat de la structure dans le repère de l’expérience, le rapport énigmatique du concept à la topologie; il ne faut donc pas trop se presser à comprendre ce qui s’énonce comme expérience élémentaire, soit ce qui advient à un sujet lorsque surgit un réel non symbolisé, soit l’appareil de la lalangue compromet d’un symptôme, soit l’énigme s’impose en soi, l’étrangeté indique ce réel qui tient à l’objet, le névrosé imaginarise ce réel comme le psychosé par son délire; l’élémentaire doit donc s’entendre au titre de la structure, ses modalités sont ainsi cliniques et la perte de la réalité conséquente à ce point
il y a un rapport du symptôme à la lettre, après tout un continu entre le journal intime moîque et l’ouvrage paranoïaque d’explication du monde; l’expression du sujet oscille entre versohnung et verdichtung, réconcilitation et condensation, termes là encore peu usités, il y a un champ de termes ponctués non abordés rationnellement dans leur articulation fine
là par la lettre se pose la question de la création, la psychose au mieux produit un texte explicatif, ce n’est plus le cas de Joyce qui crée un monde commun, le style de la psychose n’est pas toujours le même, encore une vaste question
entre névrose et psychose, la question de l’acting out et de la psychosomatique, si l’on voulait traiter du déploiement de la structure;
exercice pratique de localisation d’origine du symbole, symboliser le symbole qui est déjà là, le cas de l’enfant du for da, non pas est ce qu’il y a une enfance de la psychose mais qu’est le psychosé avant la psychose? les négations portent sur la bejahung de manière plus ou moins totale , là encore modalités de la verwerfung?
Schreber donc ignore qu’il puisse y avoir de la féminité autrement que comme une sidération qui lui imposerait d’oeuvrer à instituer dans le délire ce terme, c’est après tout les modalités de l’homosexuel
rien de plus difficile que de se tenir à une certaine rigueur, et pourtant la théorisation des psychoses n’est possible qu’à ce prix, le président dialogue avec un dieu qui le révèle charogne dans le cadre d’un déplacement intersubjectif dont la substance imaginaire démontre qu’il y a du symbolique, ce nouage demeure lié . Le biais fondamental clinique est la paranoïa ordinaire que Lacan reprend chez Dora parce qu’alors il y a faille symbolique et donc libération d’un rapport à l’autre purement spéculaire donc persécutif , dans le jeu éthologique entre baise et dévoration, çà a quelque conséquence socio-politique ce truc d’ailleurs, en particulier l’indistinction des termes autres d’où les extrêmes pratiques inceste et meurtre ordinaires, la fuite des noms les effacent des tombes, c’est ce contre quoi fonctionne le délire, rétablir du sens, peut être à partir du son, ce qui recoupe une réflexion de Virginia, la cavatine du 13ème quatuor peut être, le chant des morts, bref reconstruire du sens sur la bruyance du monde,
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Relire les Ecrits.. encore, se laisser porter par la phrase qui tombe, forcée et sûre, ce style épouvantable, efficace donc , exercice sinthomatique selon une période à dire.. ou pas, ça baratine derrière la parlotte, selon la structure articulée, certes l’éclair freudien vient ici déterminer le symptome, sans pouvoir trancher sur le plan de la portance, polyvocale pour un linéaire de lecture, toujours recommencé, sans cesse, ça parle selon une métrique rigoureuse où l’hystérique va puiser son dol d’être soit victime, soit élevée à l’Etre, sublime et tragique folle, non relevée désormais même par un Charcot, voilà le sujet pris entre ineffable et stupide, soumis à l’articulé de ses fondamentaux, le sexe d’être différ@nt, et la mort d’être articulé du temps, un monde lisible au prix d’une sorte de fixité de structure, viens le temps post freudien d’un possible, celui de n’être qu’au prix d’un ouvert qui vibre jusqu’au terme désormais purement comique
bonne nouvelle disparition clinique du transexualisme, c’est fort, le tout confondu avec la lutte contre la discrimination sexuelle, l’homophobie, plus d’hystérie, plus de transexuel
il est sans doute nécessaire de noter une certaine discontinuité dans la logique de ce séminaire, ce qui pose une question de fond, relative à la psychanalyse des psychoses, relative à son articulation atlantique. Il est donc tout à fait clair qu’à partir de septembre, le séminaire, en sa suite, devra interroger son cadre d’exercice (lieu, référence instituée, mode de participation). Si la cinecure et la lecture de Lacan semblent pouvoir être reconduits tels qu’indiquées dans le site d’Atlante, la séquence Freud pourrait trouver un autre aspect "leçons élémentaires de musique à l'usage des sourds, des ignorants et des psychanalystes", ou encore ce qui mettrait en jeu “folie du droit, droit de la folie” à partir du travail de Carl Schmitt, Derrida, Foucault, Foucault, Ivan Segré, Mireille Delmas Marty, ... quant aux psychoses, il faudrait là aussi quelques travailleurs pour construire cette folie et la chose littéraire à quoi nous invite Nietzsche, Celan, Derrida et quelques autres, à quoi l’enseignement d’Onfray offre une part de contexte, de sorte que pour l’instant cine et Lacan seront seuls en ligne