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Des nouées

Des nouées

 

à propos de 

 

« Un nœud à l'endroit, un nœud à l'envers » 

  Conférence du 7 février 2009 de Marc DARMON  

 

il est toujours intéressant d’écouter Darmon puisqu’il est un des seuls, sinon le seul qui s’efforce de continuer à clarifier la question topologique, on peut même penser qu’il participe d’une certain erre qui va trouver son terme comme tant d’autres avec le fil du temps qui use l’invention au profit justement de l’alignement des pensées dans l’ordre universel du temps. il n’aurait sans doute guère été difficile de construire un espace de travail adéquat à cet objet. Est ce que nous avons là une butée réelle de la structure et/ou de la façon dans Lacan aborde ce fait? 

En tout cas il est d’abord question de tricot, une maille à l’envers , une maille à l’endroit, ce qui constitue le tissu même et renvoie aux remarques de Melman sur ces questions, à la suite de Freud à propos de l’invention des femmes, sur la question aussi de l’écriture. il y a sans doute aussi des choses du côté des notations incas.

Il suffit aussi de noter que dans le cas de deux fils croisés, le dessus suivi d’un dessous croise les fils et qu’un dessous -dessous ne peut créer qu’un faux nouage, et sur la question du dédire qui n’annule pas le dire, ce serait plutôt du paradoxe de dire deux fois dont il s’agit, mais là nous sommes dans une logique à deux termes, c’est à dire le croisement trivial qui ne coince rien, qui ne permet aucune localisation , qui indique simplement qu’il y a un signe, aucune structure. Le signifiant surgit avec la tresse à trois dont l’aspect logique est la fonction avec trois lettres RSI qui jouent sur le semblant du deux pour rendre manifeste l’intecroisement impossible, hypothétique et nécessaire du trois. 

L’exemple qui est alors rappelé est celui de la phrase de structure

“je te demande de  me refuser ce que je t’offre parce que c’est pas çà” Le refuser vient là comme troisième terme entre ce qui serait sinon les deux pôles imaginaires demander-offrir, c’est à dire les deux pôles de l’amour, aucun réel qu’au prix du refuser . Cette logique que l’on trouve à l’oeuvre par exemple chez Kierkegard  à propos de Régine ou selon la fonction de la fiancée de Kafka est aussi présente chez Freud et il y aurait à interroger la place de Martha entre drogue et psychanalyse, si la drogue tue Freud, cela se fera grâce à un long détour qui est l’invention de la psychanalyse. 

Si après tout la théorie topologique tourne en rond, c’est aussi parce que nous croyons que la psychanalyse est inventée et donc nous nous retrouvons dans une logique binaire.

Après des considérations sur le délire de Lacan, sa façon à lui de considérer que justement la psychanalyse est à inventer, Darmon en vient au noeud à quatre qu’il qualifie d’irréductible, ce qui amène un double embarras , qui est sans doute de même portée, d’une part le fait que la psychanalyse ne pourrait que réduire des faux nouages , d’autre part qu’elle ne peut rien au nouage lui même, laissant dans le fond la question de la chirurgie nodale hors de toute construction, comme un lieu dont on ne pourrait qu’indiquer la ligne de Lacan même, le cas exceptionnel de Joyce qui réussit à écrire une sorte de réparation . Encore dit -il si l’on considère qu’il est fou.

Dès lors ce qu’avance Darmon va se réduire à des considérations purement locales concernant les développements de la théorie des noeuds, le passage par la théorie des groupes qui suppose l’espace du noeud mais visiblement comme celui de l’espace ordinaire dans lequel le noeud existe comme immersion, pas du tout comme ce qu’il en est de la découpe de l’espace par le noeud. C’est d’ailleurs la même idée qui préside à jouer d’une sorte de projection sur le noeud de termes, un peu comme le fait Lacan, dont la fonction symbolique et imaginaire est manifeste. Passé l’étonnement du noeud c’est à dire cette logique à trois , voilà bien le retour de l’imaginaire qui cherche à caractériser le noeud par une notion d’invariant, sans y arriver d’ailleurs. Les mouvements de Reidemeister demeurent alors triviaux, malgré un passage vers le fil à pêche et la complexification nécessaire pour effectuer un dénoyage qui d’ailleurs est de pur semblant. C’est en ce lieu que pourrait venir le transfert, aider le parlêtre à pouvoir à nouveau pêcher à la ligne bien tranquillement. Le transfert ne semble alors qu’un artefact de passage, aussi embarrassé que l’impétrant. Ne vous affoler pas, ça a l’air très embrouillé mais on va bien réussir à réduire tout ça, même si dans le fond ce que vous me dites, franchement je suis incapable d’y distinguer ce qui est structurel de ce qui ne l’est pas. Il faudrait quand même que le transfert soit réellement pris dans l’imaginaire de demander-offrir pour que le refuser puisse faire manifestation du terne RSI

Relisons le journal de l’homme aux rats pour voir comment Freud est réellement pris dans le transfert, que c’est le transfert qui l’oblige à inventer sans cesse quitte à résister dans sa structure même, qui résiste au matériel du patient au sens où il s’identifie à ce que le patient lui adresse

Peut être que la topologie est quelque chose de matériel, que c’est ça la matière mais il faudrait quantifier l’affaire

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