der Tod ist ein Meister aus deutschland
er ruft streicht dunkler die Geigen dann steigt ihr als Rauch in die Luft
Il y avait devant l’hotel de ville de Munich, la semaine passée, une scène installée pour protester contre la psychiatrie, on aurait pu croire qu’en Bavière une protestation ouverte pouvait s’afficher sur la place publique pour dénoncer la chimiatrisation comportementale de la clinique. A l’erreur de lecture près, il pouvait sembler heureux qu’en ce lieu de mémoire lourde monte la lutte contre la réduction du sujet. Ce n’était même pas le collectif de patients de Heidelberg marxiste et tout, mais bien la bonne Scientologie qui s’exprimait pour vouloir interdire toute portée légale à la psychiatrie. Merveille du temps, le discours néo-fasciste se coule dans la critique socio-politique de gauche.
il y avait aussi au musée un nymphéa, une marine de Turner et la bataille de Lepante de Cy Twombly.
Dachau est dans la banlieue de Munich
La clinique freudienne est scientifique c’est à dire qu’elle s’informe de l’état de la science, la psychanalyse n’existe pas sans la psychiatrie et inversement. Ce Janus ne peut se déployer que dans ce commerce problématique. C’est une place difficile puisqu’entre la marchandisation médicale, à savoir le neuro-cognitivisme, et la magie théocratique, à savoir les pratiques résiduelles et dégénérées d’antiques savoirs, le chemin de la parole n’a jamais été aussi difficile. Le clivage des oppositions formelles se retrouve alimenté par un arrière fond idéologique commun. Après tout le magicien cherche la même chose que le chimiste , que le sujet se taise une bonne fois, qu’il livre son corps et son esprit qui à l’industrie qui à Dieu. Dieu a toujours béni les canons et les barbelés des camps.
La souffrance, la douleur fait symptôme dans ce monde réduit aux effets de surface et chacun cherche à faire taire la dimension de jouissance pour y lire qui le possible impact de la drogue sur la cobaye, qui l’offrande au Dieu obscur.