Commentaire light de l’acte
Le temps estival arrêté, ce silence qui s’installe avec la chaleur, tout ce temps ouvert sans but précis, l’indistinct du non préparé, loin du non frayé cependant, vient l’idée d’une nouvelle séquence de commentaire, à propos de l’acte, deux mois devant sans rien d’autre, pour soutenir, ce rien devant, aller à la rencontre de ce rien, de cet acte de rien, vient autant le taire, l’effacement par la lecture que cette référence multipliée, ce style de César, de Montluc, de Machiavel, de Debord... références infinies déjà des textes et de la méthode, et là d’emblée, dans la phénoménologie de l’instant, se saisit du moindre acte affecté et s’interroger, à travers la singularité factuelle, sur la nature ou non d’acte. A noter d’ailleurs ce trouble de mémoire qui confond commentaire et discours à propos de Machiavel.
L’adjectivation de l’acte en questionne le concept vaguement compris, en tout cas c’est bien parce qu’on peut parler d’acte sexuel que la notion d’acte analytique prend sa saveur ou l’inverse en tout cas c’est l’analytique qui peut problématiser le sexuel, le renvoyant à son non rapport logique. L’actuel suppose la sexualité, ce qui permet sans doute de l’associer au genre. L’acte met en jeu la volonté et exprime l’intention, mais si on en croit Aristote l’acte demeure toujours en deçà de lui même puisque fractionné de son but total, puisque l’acte serait l’expression totale de la puissance . De sorte que l’acte est le plus souvent une action qui demeure en deçà puisque l’acte ordinaire suppose une matérialité de la matière et dans la matière ce qui y localiserait la puissance.
L’acte analytique suppose un paramètrage dans le champ du transfert où l’inconscient puisse venir témoigner de l’ex-istence du sujet. L’interprétation est ce qui acte un sujet, ce qui le fait advenir, dans son rapport au réel. Pour ce faire, cet acte qui est celui du psychanalyste, suppose donc un mode d’effectuation puisque justement le réel qui concerne le sujet est justement ce qui lui demeure excentrique. Le langage vient là en ordinaire d’une semblance portant cependant la chaîne signifiante comme ce qui de la lalangue atteste la logique. Une série logique en découle depuis le transfert imaginaire par essence mais exprimé symboliquement par la parole, en passant sur le pas de sens qui signe l’ex-istence de l’inconscient comme structure logique, jusqu’à cet effet-sujet qui indique le sens fond moïque de la parole comme pure écriture $<>@, ce qui défait de facto l’Autre du transfert, comme barré du sens.
Ce temps de l’interprétation qui acte le sujet est le retour dans la séance de ce qu’il , à son insu, inauguré d’origine en prenant la parole en ce lieu de sa cure, ce par quoi il quitte la commune mesure qui demeure lié au sens du symptôme
Il y a ce temps ordinaire de l’installation du psychanalyste, cette sorte d’auto-proclamation (et de quelques autres...) qu’il y a là du psychanalyste... possible à qui on s’adresse pour qu’il en est, c’est à dire que s’y mette à l’épreuve , par l’acte, puisqu’il n’y a aucune consistance de et en l’Autre, qu’il ex-iste. Le psychanalyste paraît ainsi au lieu même du transfert imaginaire comme parfaitement réduit au silence... de la pulsion. Son apparence , à quoi tient son allure, sa vesture, son lieu, son discours... tout ce qui soutient la semblance du sujet supposé savoir, voire l’inapparence de Socrate (justement pour cela objet d’amour d’Alcibiade) est le masque vide où le singulier ne trouve aucune totalité qui pourrait le légitimer.
ça pense à faire quelque chose, ça pourrait même le faire, ça le fait parfois, et ça y repense, ça en parle en tout cas, voilà l’action posée qui pourrait quand même détourner justement de l’acte. Prenons une inhibition , il en parle de cette pensée qu’il a de telle femme, et viendrait après s’en réjouir, jusqu’à un certain point, d’avoir mené quelque action à son égard, et pour peu que l’analyste et la dite dame trouvent à leur goût la dite action, nous voici bien argumenté pour soutenir l’efficace de l’interprétation... imaginaire, bien que le fantasme y participe et le sujet autant, mais dans cet espace où justement le signe de l’action viendra annuler la question du symptôme qui ménage son destin de désigner le fantasme qu’il remplace
Il y a effectivement une pratique qui se soutient d’une certaine réflexivité du signe, et sans doute que l’inhibition “levée” d’une action sous transfert va pouvoir trouver le repos énergétique, pour un temps, et laisser ce qui laisse à penser, à désirer, dans un refoulement d’autant plus inaccessible que discrètement dépourvu d’actualité . Une action positive pourrait ainsi trouver le tranquille d’un déplacement transférentiel, car après tout si notre bonhomme s’adresse à son psychanalyste pour lui parler de son inhibition vis à vis de la dame c’est sans doute pour autre chose que pour qu’il l’aide à lever cette inhibition là sans y penser ou en y pensant comme il convient dans l’ordinaire. Encourager l’action, même et surtout indirectement, est après tout du meilleur confort dans le transfert.
Quant à la théorie elle peut se satisfaire, voire satisfaire la compacité de l’Autre de demeurer en deçà de son acte dès lors qu’elle mythifie quelque action dénommée dès lors salvatrice. Qu’alors l’effet psychothérapeutique soit indéniable n’en écarte pas moins toute l’affaire de ce qui pourrait quand même être d’une toute autre tenue, à savoir la structure même de la langue comme essentiellement rapporté à un moi qui ne fonde en l’autre que l’illusion de son désir
quelque chose sinon vient à jour de la structure dont le transfert est la forme rendue visible, quelque chose qui suppose cette perte radicale de tout ce qui de l’imaginaire pourrait se prétendre prise au symbolique, il y va de l’analyste en son concept fondamental comme de l’analysant en ses signifiants premiers. Ce qui vient au jour manifeste un insu dont l’expression n’a point besoin d’être au champ de l’acte puisque l’action suffit à faire monde phénoménal
Sans doute que la psychanalyse propose un rapport nouveau à la réalité, par épuisement du champ de l’imaginaire, entendu comme l’assomption du concept dans la représentation qui devient la réalité même puisque cette réalité ne peut exister que lorsque le concept lui donne une consistance dans le dogme. La psychanalyse part du symptôme que ne peut intégrer la science et y prend appui pour rendre visible la base langagière de la représentation. Mais le réel démasqué va à la fois être imaginarisé par la science (théorie du tout, jungisme pratique, topologie dogmatique...) et rendu à sa substance fantastique ( irrationalité socio-politique , économisme délirant, disparition de l’art dans la marchandise, techniques corporelles...) L’inconscient y opère son éclipse au titre cette fois des discours
.La critique du discours théologique permet à la philosophie de dégager la science qui est et en même temps plus qu’une modalité plus réaliste de lecture puisqu’après tout la science est avant tout une écriture portant sur le langage , c’est à dire que l’instrument d’explicitation se trouve en même temps distancié, pas en tant que tel mais en tant qu’il peut engendrer des propositions inter-dites, ce n’est qu’après qu’il va pouvoir se saisir lui même comme linguistique, poser son origine, son rapport à la réalité en soi, voire essayer d’articuler ce qui en lui même atteste de l’articulé de la représentation elle même, et Brentano ici rejoint Freud. Que l’on puisse vouloir achever l’affaire comme langue intelligible, rejoint le retour de l’Autre anonyme qui efface le sujet qui n’y est plus guère utile. On peut reprendre ça de Descartes à Aspect, d’Aristote au computer, l’histoire des mathématiques sous l’angle de la théorie des nombres ou celle de la logique
quelque chose vient peut être ici faire concept dans un champ où les substances se multiplient dans l’exemplaire, quitte à s’épuiser dans un dire qui ne bute sur aucun dit, pouvant autoriser une perspective certes d’allure totalisante mais de facto plutôt digne d’un certain soulagement, de n’avoir point à produire sans cesse avec l’exemple, la somme de tous les exemples possibles, la littérature y perd sans doute l’infinie nuance d’un signifiant l’autre mais y gagne à la fois l’efficace qui est le propre de la science et l’évidence tout autant du sans fond du concept, car celui ci ne tient qu’aux limites de l’applicable
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ce qui est jeu dans la lecture des signes, par delà la correction expérimentale, est bien de localiser de quelle conceptualisation , par quelle localisation , il est possible de rendre intelligible cette lecture. Toute la mascarade des neuro-sciences repose sur une objectivité du signe , sauf que ce signe est pris au langage, qui n’est garanti par aucun Autre qui pourrait justement établir un monde clos sur des signes. Dire qu’il y a du signifiant dans l’énonciation de la science, c’est dire précisément que le principe d’Helseiberg est applicable , non que la quantique soit celle du signifiant (encore qu’il faille pousser cette question de la substantification du langage) mais que la logique (et ici Gödel est à l’affiche) est la structure de ce langage , qui excentrise un réel, ne pouvant que le désigner, ce qui quand même mieux que de la forclore à vouloir le faire taire
Il est étrange que les neuro-sciences ne tiennent aucun compte de leurs fondements historiques, à savoir ce louable souci de faire science, en mettant entre parenthèse un certain nombre de choses dont bien sûr le champ même de l’expérience. Il y a du langage, et donc de l’Autre, et du sujet, et le signe embarque avec lui le signifiant qui le structure. Le type particulier de névrose scientifique qui se développe dans les laboratoires de recherche est assez exemplaire de ce type de méconnaissance, qui s’accompagne d’une remarquable stérilité conceptuelle, et d’une non moins remarquable érotisation inter-expérimentateur, ce champ latéral où les effets de transfert se déploie hors science justement, faute de repérer la dépendance du concept à l’effet sujet. Reste l’histoire des sciences qui multiplient les exemples épistémologiques en ce sens.
Le chemin est assez amusant s’il n’était sinistre si, à partir d’un Descartes très au fait des conséquences de la parole (à savoir que le concept peut se payer au prix du sang), on en vienne peu à peu à vouloir un univers rigoureusement matérialiste, c’est à dire qui exclut justement le sujet et la question de la vérité, au profit d’un vérisme matérialiste (comme quoi l’insupportable et l’opération freudienne qui vient boucler la coupure cartésienne même) dont se régalent les théologiens, heureux de voir revenir vers eux un espace où l’Autre est à nouveau bien clos hors langage, une science qui ne tire pas à conséquence, sauf à détruire l’homme lui même, faute de l’entendre. Le refoulement du freudisme est l’effet direct de tout ce procès.
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Freud interroge en quoi l’Autre mis de côté est logiquement impliqué dans cet acte inaugural, en quoi il perdure et sous quelle forme. Il est quand même remarquable de songer que le dernier point de résistance à la critique d’Aristote porte justement sur la Logique. Si Freud peut poser cette question c’est qu’il a affaire à un champ clinique où son efficace implique justement les paradoxes de l’autre à l’Autre. L’axe selon lequel on peut croire Freud et la relativité et la quantique passe par là.
La méthode est simple, le texte du séminaire entrecoupé de fragments dialogués , lecture continue, érudite, au jour le jour dont le site rend compte, chacun poursuivant et sa lecture et la lecture plurielle. La méthode est d’autant plus facile à indiquer qu’elle demeure singulière, close sur sa forme même, ce silence ouvert devant, un peu angoissant mais quand même.
Il est permis d’y injecter des fragments autres, comme ces Explications de Guyotat que je viens de lire, étrange texte très savant, très intéressant quant à un tas de domaines dont bien sûr la clinique de la dépression et l’écriture. Charles Melman éprouve le besoin de me dire qu’il n’aime pas Guyotat, est ce comme quand il dit cela de Millet?
Une petite question d’actualité parle d’une femme qui veut devenir prêtre catholique, qu’elle soit excommunier semble choquer, pourtant dans le système dogmatique romain, il n’y a aucune place pour une telle opération égalitaire, c’est une idée protestant, capitaliste, nullement une idée théo-logique fondée. Après tout la question féminine est une question qui trouve avec Descartes une solution psychiatrique, puis avec Freud une solution inconsciente, ce à quoi Lacan apporte le paradoxe des formules de la sexuation, point de départ obligé de tout questionnement , sinon effectivement l’Autre anonyme cette fois y apportera sa réponse parfaitement reçue par Rome qui adore la Science pour peu que celle ci maintienne l’Autre en place. Encore la Physique d’Aristote et ce cher Gödel
Le discours psychanalytique tire à conséquence puisqu’il part du discours de la science pour en situer son arrimage aux terres réelles de la lalangue, bien entendu dans la mesure où il creuse (c’est l’extension freudienne), ça a des effets de savoir, c’est à dire tout autant ça alimente le discours universitaire. Et après tout la psychanalyse peut bien finir universitaire, c’est à dire ne plus tirer à conséquence, c’est sans doute ce qui arrive maintenant, ce qui justifie après tout le naufrage au delà des colonnes d’Hercule. Il faudrait relire Platon.
Bien sûr il n’y a pas de discours psychanalytique proprement dit, sinon non réduit à son universalisme, qu’au prix d’un acte singulier qui pose un sujet , celui de l’inconscient, comme au principe des structures qu’il déploie. Et sans doute qu’ici se creuse un paradoxe, celui qui verrait dans l’extension de ce discours, son adresse à quiconque le moyen de soutenir l’urgence de sa place intrinsèque. Le quiconque vient ainsi témoigner non pas d’un savoir de la connaissance mais d’un savoir insu qui soutient et subvertit toute connaissance
Le contexte actuel, obscurantiste, devrait nous imposer d’affermir nos concepts et justement en les confrontant à une démarche scientiste redondante qui voue le langage à sa fonction instrumentale, c’est à dire de mettre l’acte analytique en “action” vraiment et non pas comme une simple citation historiquement datée et supposant une érudition lacanienne finalement de bon ton. Quand j’ose m’interroger sur la question topologique, j’obtiens effectivement plus qu’un réserve comme si la confrontation connexe devait se contenter de l’encyclopédie freudienne , certes pas lacanienne, puisque justement Lacan n’a jamais craint d’aller voir où ça coinçait dans les autres discours et dans la confrontation de ces autres discours avec le discours psychanalytique
L’acte psychanalytique est avant tout réponse à l’acte symptomatique, c’est une interprétation sous transfert d’une action hors sens qui relève justement du signifiant refoulé et avec lui le sujet pris à la méprise de cette acte qui peut alors lui être relevé ou révélé
La question s’impose alors de savoir quel type d’interprétation et reposant sur quoi permet de situer l’acte analytique dans le transfert , car s’il s’agit d’une sorte d’herméneutique objective, on est bien obligé alors de trouver que Pavlov et Freud c’est la même chose, c’est à dire que l’inconscient n’existe qu’au niveau d’une sorte de conscience du moi, certainement pas d’un sujet insu qui y déploie son erre. L’objectivité de l’analyste vient signer alors tout autre chose qu’un acte, mais bien un passage à l’acte de l’interprétance, ce qui est toute autre chose
Dès lors que l’objectivité est ici en place de maîtrise , il est bien évident que la scène freudienne redevient breuerienne, c’est à dire que le transfert est bien une défense de l’analyste contre justement ce qui pourrait advenir comme passage à l’acte, mais l’interprétation ne portant plus sur le signifiant porte sur l’explication explicitation dénégative et donc incitative, c’est à dire sur le champ imaginaire où l’amour de transfert est non seulement réel mais part de l’analyste, faisant du coup reporter l’effort d’interprétation sur l’analysant, ce dont on ne peut attendre que le pire
A cette pente participe l’enveloppe idéologique qui pose l’amour idéal en clôture du transfert, façon de noyer le poisson qui , lui, parle, non pas au nom d’un saisissement objectivé mais bien d’un insu qui parle depuis la bouche d’ombre, là aussi la pente pythique est ouverte, mais après tout ce que nous savons des oracles à DElphes montre bien que la dite dame tenait quand même plus au signifiant qu’au Dieu inspirateur. Si nous reprenons le schéma L, il y apparaît que le lieu de l’interprétation n’est ni le lieu de l’autre, ni celui de l’Autre mais bien le witz qui surgit au croisement des deux comme réel. Si le désir n’est point de l’autre, il n’est pas plus de l’Autre même s’il y passe
entre l’être et l’avoir, en l’un et l’autre, se joue l’éclipse du signifiant qui ne signifie pas justement autre chose que le pas de sens du désir, ce à quoi le parlêtre ne tient nullement, tout exemple clinique peut ici faire l’affaire, le laisser à entendre d’un sens qui devient l’ouvert du signifiant sur l’ensemble des signifiants, c’est à dire en fait sur la structure, suspend d’un bien entendu d’autant plus vif à maintenir qu’il viendrait à porter sur certains items par trop explicites puisque sexualisés, posons ce “pin” modernisé au portable numérique qui équivoque à la peinture, au pénis, au le pen, à quelque premier ministre d’opérette finale, etc... bref tout un champ sémantique singulièrement noté alors autour d’une fantaisie d’inter-dit pourtant transgressée dans le transfert latéral. On voit qu’à se faire l’héros du sens on pousserait ici à n’être que le zéro du transfert, non pas tant au titre de l’imaginaire négatif que justement d’une positivation de l’incarnation à la Bleuer
La place de l’analyste est donc à la fois très fine, très savante et parfaitement stupide, puisque , de toute façon, on l’attend du côté de la belle interprétation, s’il est un peu con et laid, ce n’est pas pu mal, et sans doute que le transfert va pouvoir y jouer plus librement que vis à vis du bélatre standard par trop intelligent. Bref l’analyste attendu du côté de la connaissance ( le pousse au S2 est sensible dans la demande hystérique de maîtrise) vient offrir la face de déconnaissance où gît la structure du signifiant. Place non naïve certes puisqu’elle suppose la savoir de ce que l’acte articule en matière de logique et surtout de topo-logie
L’acte d’interprétation est un ouvert au déchaînement du signifiant, c’est à dire au fait que le signifiant ne trouve en l’Autre aucun signifiant fondateur dont l’analyste aurait la clef, tout au contraire ce serait d’un “pardon!je deconnais” que pourrait surgir ce claquement de porte où un “quel con!” viendrait souligner et l’impasse imaginaire et la garantie symbolique du sens, c’est à dire encore l’impasse du symbolique à faire le tout du monde, y compris et surtout le tout de la jouissance qui serait le plein du sens du sujet, à quoi viendrait faire écho le rapport sexuel enfin possible. Ce serait faire là aussi peu de cas du champ des jouissances trine, c’est à dire absolument non totalisables
L’exprès du con sauve le transfert, il déconnait pour voir, dès lors la connerie qui laisse le signifiant à son erre se trouve faire retour par l’Autre au champ de l’énigme dans laquelle l’imaginaire et le symbolique vont pouvoir engouffrer leur pratique
Il est peut être à noter que certaines opérations du biopouvoir vont dans un sens de dénouage du boroméen pour une structure en trèfle, un univers de signe, et une jouissance des objets, égalité homme femme, extrabiologisme de la reproduction, choix du nom, mariage homosexuel, bricolage de la filiation, le réel est forclos, aucun signifiant donc aucun sujet, le phallus symbolique est idéologisé et le phallus imaginaire positivé , ce qui le sépare radicalement de l’objet cause du désir, peut être qu’alors Millet a raison, c’est le nombre qui fait le sexe, et le couple avec Henric fait leçon moderne pour les castors du temps
Je ponctue de l’étrange entreprise de Pascal Quignard, sur le jadis, étrange car s’il s’agit de sauver de la ruine moderne ce qui peut faire après tout le fond de toute histoire humaine, du temps de l’humain, que la shoah n’était point parvenue à effacer, et que le capitalisme univoque effectue sous nos yeux, on peut s’interroger sur la nature de cet anté-passé qui dirait quelque chose de Xora vis à vis de quoi nous prenons nos distances puisqu’il s’agit que du temps second du redoublement de la question de l’origine qui fait structure. Il demeure que ces fragments d’histoires ont quelque chose de triste, d’attachant, de nécessaire...
Après tout le référentiel dogmatique est une chose qui tire à conséquence, et l’acte analytique s’en trouve infléchi nécessairement selon que l’on est une sorte de visée ou non dans la cure, certes celle de l’égo psycholoy est grossièrement normative, et vise une normativité justement génitale sublime de facto, de sorte que l’interprétation ne peut que savoir d’avance où l’affaire doit arriver, et d’ailleurs elle y arrive , poussée par cette sorte d’empathie sublime elle même
Tout discours porte pourquoi pas à confusion, pas sans quelque mauvaise articulation cependant comme le court circuit qui consisterait à fonder un final normé au retour à quelque idéalité primitive, il est certain que les madonnes ont un côté marchands d’où certainement aucune parole de désir ne saurait sortir
Si nous tenons le transfert comme conséquent à l’acte qui est celui du langage, alors il n’y a plus effectivement moyen de l’Autrifier, de l’objectiver autrement que comme l’effet de cette conséquence, à savoir d’un effet de signifiant
A travers la pseudo-objectivation quelque chose cherche à dissimuler le réel mis en jeu par la relève freudien du symptomatique
et cette relève a sans doute quelque chose d’insupportable, sans doute au sujet mais bien mieux à l’analyste lui même , dont l’acte s’éclaire du repositionnement de la didactique
La question freudienne de la fin de cure vient ici de redoubler de celle de la fin didactique, un je n’en veux rien savoir semblant venir ici boucler les choses sur un indicible dont la pente dogmatique est alors patente. Quelle différence viendra ici se poser au niveau de deux types de cure? On sent la dimension topologique de l’affaire, et donc le manque d’instruments métapsychologiques .
Quelque chose serait toujours déjà là, in fine, quelque chose d’absolument insupportable mais tout autant d’incontournable. S’il y a une éthique de la psychanalyse, elle est du réel, mais quel réel, sinon celui qui se fonde de la distinction de la consistance et du point de nouage trine
Au coeur du singulier se trouve un savoir qui porte à connaissance, à un universel, c’est le but de l’éthique de la psychanalyse, sa vertu, l’essence de son acte que de s’y reporter sans cesse, sans pouvoir en se poser elle même comme un universel à ce titre enseignable, ce réel insu tend à une écriture qui en trace la forme, sans en limiter l’étendue, le réel du nouage, le commun excentrique à tout parlêtre s’inscrit à travers son réel singulier, la fin freudienne pose un terme structurel celui d’une différence justement entre deux places , deux types de vertu, ce que reprend la formule de la sexuation
Comment l’universel se dégage de la fonction sujet? en soi et non pas comme opération hypnotique , en quoi l’acte préserve ce surgissement de l’insu? On peut dire qu’il y a un ordinaire de l’évitement de l’éthique du réel dès lors que le conformisme préside au final ordinaire, c’est donc qu’effectivement l’analyste demeure platonicien soit idéaliste
Il n’est pas possible de parler d’interprétation hors du champ de l’acte, hors de la spécificité d’une place produite par l’analyse menée à son terme logique, il s’agit tout autant de se garder de l’idéalisme, à savoir rendre visible une sorte d’image homonculaire originaire, que d’une autre forme d’objectivisme signifiant cette fois, c’est à dire de lecture d’une écriture à traduire
La question de la place de l’analyste est ainsi définie par un appel à un savoir conclusif c’est à dire totalisant, quelle que soit la subtilité de cet exercice, c’est à dire qu’entre l’image achétypale et les localisations signifiantes, il y a effectivement un pas, mais c’est de fait un pas de sens, ce qui fait faille justement dans tout savoir, l’appel infini au S2 laisse intacte et la complétude de l’Autre et le sujet. Et promouvoir comme je l’ai suggéré un temps un déplacement RSI de l’interprétation aboutit quand même à un pousse au mieux savoir identique
Ce qui fait le charme du transfert, son hainamoration est bien la réponse de l’inventivité à la feinte, c’est à dire un type de relation imaginaire qui évite l’analyse du transfert en tant que mise en place d’un dispositif de résistance au savoir qu’il s’agit d’un dispositif
Pourtant un immense travail s’opère qui retourne toute chose jusqu’à, sa plus élémentaire composante, une usure de l’imaginaire se poursuit à travers justement sa plus totale effervescence, une algébrisation abstraite vient poser un rythme de la ponctuation comme essentielle au procès, toute la clinique freudienne converge à ce savoir qui pourtant demeure excentrique au procès même de l’acte dont on attend un autre type de produit, spécifique à cet insu que sait de l’une bévue qui est la racine de l’enseignement de la psychanalyse comme psychanalyse. On pourrait dire que chaque cure contribue à l’extension de quelque chose qui demeure c los en intention
Les ouvrages de Frédéric Pajak sont toujours instructifs, celui sur Nietzsche travaille la folie comme le seul meurtre possible du père dans la psychose, c’est à dire celle du sujet, à partir de quoi il sera possible qu’advienne autre chose, possible qui dans ce cas semble à sens unique comme pour Holderlin, au passage le bruit antisémite de Luther et la question Réforme/baroque, bref une foule de pistes qui viennent croiser notre affaire d’acte, pour qui veut entendre...personne...rien
La mélancolie de Pajak est étrange, on dirait presque du biographique mêlé au collage fragmentaire, Leopardi, Dalida, Milan, le père qui roule follement, l’Italie, Renan, Otranto, Esdras, Léautaud, Delteil, Morez, Malévitch
il y a un enfer
et puis surtout ceci, à propos d’un rêve “ je suis certain que ce rêve est lié à ma venue au monde. Il semble surgir d’avant ma naissance, de ce temps et de cet espace dont j’ignore absolument tout” et plus loin “ Lorsque j’évoque ce rêve, je me heurte à l’inexplicable. Mais j’ai toujours eu l’intuition qu’il était la clé de ma vie, de sa fin. Chaque tentative d’interprétation échoue et me laisse dans le vertige de l’inexprimable, dans cette fureur de l’ignorance que je refoule au mieux, sous peine de perdre ma raison” . Ce n’est déjà pas mal, mais il poursuit plus loin “ Avant que nous fassions l’amour tous deux pour la première fois, Marie m’avait prévenu: le sexe de la femme n’a pas de fond. Cet avertissement, qu’elle tenait de je ne sais qui, me fit passer une nuit d’initiation atroce. Je perdis mon pucelage en gagnant une nouvelle angoisse. Chaque fois que je couchais avec elle, je tombais dans un abîme. Sans qu’elle le sache, ce vertige ressemblait étrangement à mon rêve, comme si ses lèvres étaient des doigts gigantesques qui m’enserraient sans me toucher”
Peu importe d’ailleurs, mais il y a là un “trou” estival par lequel passe le Joyce de Pajak, le travail de Fabre, de Nadj, le texte d’Artaud et celui de Derrida, la question du corps, de l’érotisme, de la mort, le monde de charnier généralisé, cette lueur de fin du monde qui est celui du symbolique et le procès esthétique qui tente de soutenir l’éthique au dessus de l’abîme.. bref des lueurs d’Avignon 2005 où Atlante aurait pu venir, passé Fès....
Quelque chose qui a toujours été sans l’être puisqu’elle n’existe que de l’explicitation, quelque chose donc advient qui peut faire l’objet d’un savoir enseignable au besoin, du moins d’une indication dans le savoir qu’un tel processus est à l’oeuvre, processus dont il convient quand même de déployer les termes, à savoir ce qui advient de l’analyste dans cette opération non pas extrinsèque de sédiment mais intrinsèque
Dès lors que la question de l’acte s’extrait du referenciel imaginaire du contre-transfert, quelque chose d’inoui se dévoile dont l’horreur subjective suppose un repérage topologique qui en précise le statut parce que sinon on ne voit pas bien quel bénéfice il y aurait à centrer l’affaire sur un pathos ,même si du réel il porte les bases quasi religieuses
Hors donc de l’imaginaire qui se leurre d’un terme platonicien harmonieux demeure la rugosité d’un hétérogène qui atteste d’un ouvert maintenu par la parole non bouclé de l’analysant, et pourquoi pas évoquer en ce point la rencontre avec la parole singulière d’un Guyotat qui certes répond à l’argument d’un pathos, pour autant que l’on ne tienne à la lettre qu’il articule au delà, question rebondissante alors sur nos extrêmes jusqu’alors posés, ainsi indiquer que le texte de Joyce justement demeure en chemin alors ...
un champ sémantique s’ouvre sur le plan d’une distinction dans l’obscur des termes vérité, être et d’autre part interprétation, transfert. Ce que fait l’analyste lui échappe, puisqu’il ne veut savoir de son acte, d’ailleurs institué d’une semblance qui indique le relatif de son propre chemin
Le passage à l’analyste implique peut être de centrer l’attention non sous couvert d’une pensée secondaire mais comme axée sur le primaire lui même où advient le sujet, au lieu d’une jouissance qui vise un réel et non un bien dès lors que le réel implique l’hallucination , ce qui sectionne l’aspect raisonnant ; il y a à s’interroger entre la théorie infantile et cette sorte de position de la pensée qui est serait homogène au processus primaire, sans doute que l’élémentaire psychotique est un support utile, cette orée du sujet , le travail de Joyce qui est celle du signifiant mérite d’être suivi en ce sens, mais la voie est difficile, sans doute inaccessible
Donc une image à penser, ou une image qui pense, quelque chose en tout cas qui s’écrit d’une drôle de façon, qui pose des articulations à partir de RSI, c’est à dire ce que l’on peut attendre de RSI vis à vis des doublets, ainsi de @ comme ce réel sur SI, ou $ comme de même S sur RI ou l’unaire comme I sur SR, ce n’est pas très clair, cela questionne en tout cas, d’autant qu’un supertriangle développe tout ça avec une jouissance comme poursuite R@ et le symptôme comme depuids I1 ou la vérité comme S$, là aussi les concepts ne semblent pas homogènes ou du moins difficiles à verbaliser. On peut entendre que cette présence de l’objet dans la dire sur l’imaginaire ou inversement pose une jouissance insue qui est à portée de l’acte, la question vérité et symptôme est certes moins articulablepmuisqu’à chaque fois le réel demeure un peu opaque, bon!
Il y a là comme une rupture, un changement de ligne de lecture, ce qui pouvait apparaître comme un travail en ligne se trouve parcouru d’une séquence où la question du sujet dans son rapport justement à l’objet se pose radicalement, ce lointain qui s’ouvre, en écho paradoxal avec le texte sur Celan qui nous parvient, témoignant que le travail du groupe demeure possible après et même peut être grâce aux confusions des places, des discours et des lieux, après tout certains effets de mise en scène auxquels il nous a été donné d’assister attestent justement de ce glissement ou de cette coupure. Il n’est sans doute pas possible de s’attaquer efficacement aux éléments de structure si l’imaginaire n’a pas été nettoyé de sa composante de pantomime. En écho à la scène d’Avignon, je dirai que les masques sont tombés, les acteurs jouent leur texte sur un plateau vide de tout objet de fascination relative
il faut se détacher bien sûr du schéma pour lire ici cette triple exigence de la cure d’être, pour l’analyste, justement en défaut et du côté de l’Autre (pas de structure qui ne se lise sans se défaire), et du côté de la jouissance (puisqu’il y a la répugnance à la jouissance qui est l’hainamour du transfert) et du côté du savoir (qui n’est que fantaisie universitaire)
CEtte position intenable de l’analyste qui ne peut incarner ni le lieu de la structure, ni celui de l’hainamour, ni celui du savoir, est une place vide, de pur déchet, de pure inconsistance par laquelle se croisent les diverses positions adoptées par l’analysant sans pour autant y trouver le moindre répit, au point de conjoindre en cet absurde d’un lieu central à sa subjectivité la cause de son ex-istence
Comment ça commence, c’est à dire à partir de quel point peut on parler de commencement, il y a là question générale où l’acte vient instituer sa place nécessaire arbitraire de signifiant, dans le champ du réel indifférent advient un signifiant, ou plutôt le signifiant en tant qu’il pose la structure en tant que telle, l’acte analytique postule l’ex-istence de ce temps premier en tant qu’il maintient l’inertie même de la structure noyée d’imaginaire originaire; au delà du biographique se lit le support structurel de toute bio-graphie possible
A partir du moment où il y a du signifiant qui origine la structure n’importe quel signifiant vient attester de cette origine, l’acte manque vient au signifiant comme l’invite d’écoute de l’analyste, quelque chose se détache du communiqué pour signer justement un écart à dire, à penser, à être, bref un désir qui vient sourdre de manière résolument nouvelle au champ phénoménal de l’ordinaire, déplaçant la plainte à désirer du côté de ce qui en atteste l’étendue et l’incise un désir insu d’être pourtant proféré d’un symptôme, avant tout celui d’en venir à dire quelque chose de soi même, dans une adresse à l’autre qui dérape de sa circoncision au lieu imaginaire de l’hainamour
Quelque chose se détache de la ligne posant sa piste hasardeuse vers un creux insu , la demande trébuche sur ses termes mêmes, un sachant autre chose, une jouissance subite, un autre amour, se latéralise tout autant qu’au lapsus ce phrasé qui n’a point de logique autre que son défaut de sens
cette place du rien qui ne répond à l’ordre triple de la demande implique un écart en narcissisme et objet, de sorte qu’une logique de caoutchouc y devienne intelligible, ce au prix d’un semblant d’objet dans l’adresse, semblant impossible à tenir cependant de n’être pas le signe d’une place inouïe
la ritournelle narcissique se satisfait de son propre moteur, laissant hors pensée la nature même de sa motorisation. La structure de boucle comme telle autour de l’objet ne peut advenir comme telle qu’au prix d’une distinction principielle
la tripoartition de la demande savoir, hainamour, jouissance vient recouper une triple opération vérité, transfert et aliénation (ce qui est quand même problématique). Demeure l’effet de structure supposé à savoir celle inhérente au groupe de Klein, bref la structure n’ex-iste qu’au centre vide de son écriture
l’acte de l’analyste est de signer l’ex-istence de l’inconscient, non comme principe à priori (en ce sens pris dans un savoir médico-psychologique) mais comme ce qui advient dans le mouvement même de l’interprétation signifiante
Mais ce qui est vrai dans le mouvement même de la cure comme interprétation du pas de sens demeure pris à un double effet logique , celui qui institue un début de cure et celui qui pose ce début avec ce qui a pu faire fin pour l’analyste de sa propre cure. Quelque chose ici logiquement se boucle
le psychanalyste dans son acte est ainsi renvoyé au pur semblant de sa présence, à son inconsistance d’origine et de fin qui est désir pour le coup de rien d’autre que de ce rien de l’être; l’objet réel renvoie à la négative de sa présence imaginaire ou symbolique, parade et inconsistance de l’Autre. Ne peut on dire qu’il n’y a de rapport sexuel qu’au titre de l’acte analytique puisqu’il n’est alors question que du réel justement
le dénuement du sujet est son rapport à l’objet perdu , perdu radicalement c’est à dire sans aucun terme de suppléance RSI autre que cette vérité qu’il constitue et qui d’une certaine façon va maintenir un clivage entre l’intramondain phallique (montage fantasmatique plus ou moins heureux) et l’être analyste au lieu de vérité de son être, sans doute tout autant l’écart de l’AA au l’AMA
le sujet freudien vient rétablir quelque chose que la coupure cartésienne a institué à savoir une objectivité du sujet comme psychologique et quasi mécanique, un sujet objectif sans corps, toute la clinique de l’hysterie depuis Descartes l’atteste, sujet hystérique donc qui revendique d’être cause de soi, cause de son désir, au prix du symptôme langagier qui l’aliène justement, au service d’un Autre organisateur cruel d’un rapport sexuel soumis à l’arbitraire d’un fantasme quelconque. L’éclipse du sujet freudien rétablit cette origine cartésienne en repassant vers l’Autre comme inc omplet, Gôdel en poche. On conçoit que cette opération historiale puisse être parfaitement identique à la découverte freudienne. Freud demeure le psychanalyste , Lacan de même. Qu’il puisse ne plus y avoir de psychanalyste signe sans doute un autre type de forclusion, moderne s’entend cette fois.
ce défaut d’amour qu’il n’en sache rien sur la jouissance laisse une présence horrifique, cette communauté possible des frères freudiens, possible mais non certaine, comme il n’est certain que du psychanalyste advienne, voulant supporter son être à ce prix.
question connexe, la déchéance de l’analyste ne peut advenir que comme coupure réelle, c’est à dire sans trace autre que l’advenue de l’analyste nouveau, trace dont un savoir est en attente, ce dont la passe veut soulever l’inconnue puisque ni le destitué ni le destituant ne savent ce qui vient d’advenir
qu’il y ait du psychanalyste ne va pas de soi, d’un semblant certes attesté, mais plus loin obscur, car le caractère intelligible du positionnement ne va pas sans recouper quelque effet de toge qui demeure l’horizon stoïcien de l’affaire, à savoir une certaine tenue, dont le moins qu’on puisse dire est quant à cet actuel, il s’agit bien de pouvoir distinguer ceci de la mélancolie pure et simple de l’analyste, point en clinique mais dans l’articulé d’un dire
si la question s’appuie d’une posture classique, elle demeure consistante à une parole elle même vectrice d’une automaton grammatical , le fantasme qui n’est lisible qu’au prix du transfert au savoir supposé, savoir qui n’ex-iste que dans l’acte qui l’explicite, si l’acte origine la fin, ce n’est qu’au titre d’une prise arbitraire à n’importe quel signifiant qui se fera support de la chaîne insue du dire
personne, ou plutôt rien ne vient in fine répondre, c’est toute la structure qui défaille, elle qui n’existe qu’au titre du symptôme freudien entendu comme jeu du signifiant où glisse un sujet, sujet qui n’est que celui présentifié en l’analyste, l’analysant reconnaît son existence de sujet dans ce supposé savoir jusqu’au point où il n’y a plus de sujet, rien que l’objet réel qui chute avec, le transfert est sans adresse, point de sujet puisque l’imaginaire y disparaît
ce que peut savoir le psychanalyste c’est que l’adresse qui lui est fait part d’une position d’aliénation dont il devient, de facto, l’opérateur principal, depuis la frustration qui en explore les lignes, il n’est point aliéné au terme du procès dont il est le centre
la frustration renvoie ainsi à ce terme de castration où le sujet très freudien donc va pouvoir lire le terme de son affaire, à savoir que sa demande d’amour frustrée rencontre l’incommensurable d’une complétude qui est autant jouissance de soi, que rapport possible, entendons que la désubjectivation de la castration ne renvoie à aucune maturation harmonieuse dès lors que l’illusion des projections oedipennes se serait dissipée dans le transfert, c’est dans ce mouvement tournant qui porte après l’imaginaire du transfert sur le défaut de savoir quant à la jouissance que peut advenir du psychanalyste, c’est à dire qu’il y ait bien destitution de l’analyste et non pas agrégat à quelque catastrophe collective, sorte de rite de passage qui laisse intact en fait la structure logique de l’affaire, c’est à dire précisément celle du langage, or ceci ne peut s’interroger qu’au prix d’un questionnement cette fois de la jouissance elle même quant au réel, cet au delà de l’oedipe creuse le substratum langagier de son origine, portant donc en tout point identique, ce en quoi tout signifiant est porteur de désêtre, c’est ce que sait le mélancolique justement
c’est un même mouvement, sans antériorité logique (donc clinique au sens cartésien) que parcourt et le sujet aliéné frustré vers sa castration et l’analyste vers son désêtre, même face tout autant qui appelle la rencontre de la question de Freud posée à Descartes, à savoir justement que l’être vient à faire défaut in fine, après tout c’est bien que la consistance de l’Autre logique dont il s’agit dans le mouvement de la cure et dans celui de la psychanalyse
il est émouvant de souligner en quoi le mouvement de la cure vient poursuivre la lecture du texte cartésien par exemple au nom d’Hegel qui sauve ou tente du moins de sauver une place de Savoir au delà du questionnement, une sorte de récupération in fine de jouissance, ce qui de ce point de vue n’est pas étranger à ce qui pourrait maintenir l’analyste en place, non pas Socrate mais bien Platon qui enseigne la psychanalyse.
le rapport de la castration à la jouissance pose à la fois la question d’un au delà de la réponse Freud Lacan au couple Descartes Hegel et bien sûr celle du terme conséquent de l’analyse en terme de jouissance, le déchaînement de la jouissance et ne pas renoncer à la jouissance, le maître absolu maintient la fiction d’une jouissance mesurée
il y a là nécessairement un paradoxe, celui d’une intervention signifiante nullement prévisible, et pourtant signant un savoir qui serait celui relatif à l’existence du psychanalyste, qu’est ce que ça implique une position d’origine, d’interprétation qui serait à la fois savoir supposé et savoir desêtre, le sédiment d’un passage, la trace d’un instant qui pourtant ne pourrait s’écrire autrement qu’attestatabloe au titre de l’interprétation c’est à dire de l’aptitude à ne compter pour rien dans une mise en tension du sens comme non sens
donc un acte logique détaché de l’imaginaire actif, purement signifiant, visant un mouvement de la structure de l’analysant, dont un objet singulier qui demeure extrinsèque au psychanalyste tout en signant son particulier de desêtre. Après tout l’interprétation opère depuis cet objet là insu de la cure cependant. On ne peut ici en rester à une place de semblant qui dans le fond préserve l’Autre, il faut donc à la fois distinguer deux natures , deux places de l’objet @ entre cure et passe, et sans doute pouvoir articuler ce qu’il en serait d’une structure propre au psychanalyste dans son acte
l’analyste hérite de la réflexion philosophique pour mener son action à ceci près qu’il ne peut la fonder de la droiture du Bien, aucun Autre pour signer quelque vertu de son acte, aucun lieu kantique qui ne soit sadien de principe, ce qui actualise d’ailleurs le vieil Aristote puisqu’il s’agit de la loi du plaisir, bien plus sûr côté réel que ne pourrait l’être une métaphysique du coeur. le plaisir de l’analyste nous conduit à quelque chose de l’ordre d’une jouissance de l’acte bien éloignée de sa forme imaginaire et pourtant portant de style de son desêtre
l’enseignement de la psychanalyse porte sur un croisement de plusieurs termes, d’une part une sorte de corpus qui vise à l’universitaire et d’autre part quelque chose qui n’y peut entrer d’aucune façon et qui est justement le fait qu’il s’agit d’une parole qui en elle même puisqu’elle tient à la structure et au signifiant fait acte, un enseignement donc conséquent à la cure, et conséquent à ce que la cure permet d’articuler sur la notion de structure. De ce point de vue, la résistance à la psychanalyse porte sur tous les termes, y compris et surtout à ce qui lui serait spécifique, à savoir une certaine structure ainsi déployée.
Ne pas vouloir de la structure, ne pas vouloir de la topologie, c’est sans doute ne pas vouloir de l’analyse c’est à dire de ce que Lacan opère depuis Freud pour maintenir cette question de l’acte ouverte. C’est d’ailleurs la seule façon de sortir de la question de l’intention, soit la pente imaginaire, car autrement il ne peut s’agir que d’un effet logique qui enchaîne les propositions.
il est notable que le moi fort de l’analyste va venir se réfugier dans son être même pour ne point s’aligner sur le signifiant, c’est à dire pour maintenir un ouvert doctrinal qui est l’incommensurable de la cure elle même et de son enseignement
En tout cas il n’y a point de substance métaphysique en arrière plan, supportée d’un Autre d’autant plus plein, point de mystère de l’être qu’une biologie prise au fil du langage
le psychanalyste résiste non pas tellement à ce que lui dit son analysant qu’à ce que cette parole véhicule en matière de structure qui le renvoie à un pur opérateur qui tient du catalyseur chimique, sauf qu’il ne s’agit pas d’une opération irréversible comme pourrait l’être l’exploration d’une structure par découpage, le retournement non trivial de la sphère respecte la structure , ce qui justement permet de “traverser” le miroir, je peux risquer la formule de la résistance en notant justement que la résistance du psychanalyste est topologique; la chose est d’importance dès lors que l’on parle du psychanalyste à venir et de l’enseignement, car le parcourt péri-spéculaire peut bien sûr demeurer dans R2
De ce point de vue l’acte tire à conséquence puisque le discours analytique acte le monde, du moins en principe qui reste, de facto, de pétition de principe pour des raisons conjoncturelles et subjectives, mais nous pouvons bien avancer quelque formule sous le coup d’un réflexif de fait hors pratique, etc...
développer une articulation topo-logique n’a rien de tragique, la résistance à l’acte en tout cas est alors tragique, reste à établir ce que parler ainsi peut avoir comme conséquence quant à la notion d’école
les limites de l’enseignement sont justement à entendre dans le fait même de l’acte langagier qu’il implique, non pas l’un sachant articulant un dire nouveau, mais ce nouveau pris dans le discours nouveau qui s’y pointe, l’analytique justement qui lève un voile sur l’impasse philosophique de l’acte au faire
il n’y a d’acte que supporté par la parole, soit le signifiant qui déploie jusqu’au bout les conséquences langagières de la structure, jusqu’au bout c’est à dire jusqu’à la logique elle même, lieu où viennent se cacher les restes aristotéliciens de l’Autre
Que Lacan ne puisse que continuer à poursuivre sur l’idée de son erre n’implique pas pour autant la question ouverte auquel son psychanalyste vient faire défaut, Fliess?
si l’on place le signifiant en tant qu’il signe l’asens du sujet, l’acte suit sa formule, mais la formule peut fonctionner hors réel, le contexte du commentaire peut demeurer philosophique, sauf si ce commentaire venait à tirer à conséquences, ce qui renvoie à la remarque amusée du chien comme Autre, l’antériorité de la structure n’existe qu’au titre du style de la cure qui est son erre topologique
l’acte de l’analysant n’est il pas pris entre un début et une fin , selon les deux faces du sujet supposé savoir, qu’entre deux il y ait de l’action, pourquoi pas, l’imaginaire s’y règle, la structure non; l’acte pose l’arbitraire du point de retournement non trivial de la structure;
la découpe logique de l’inconscient ne vise aucune origine de l’être
là encore, la substance métaphysique prend figure symbolique cette fois, car le signifiant d’être symbolique marque un réel
si l’acte est une parole qui révèle l’ex-istence de l’inconscient, la structure, alors l’agir s’y trouve pris mais comme RSI, l’acte ne peut renvoyer qu’à un acte, il faudrait interroger le sexuel dans un cadre si l’on peut dire, pour noter qu’après tout ce serait du côté de Bataille qu’il faudrait voir, la mise en agir de la mort, élément hégélien qui anticipe un peu la suite de manière plus vive,
le discours universitaire peut très bien se saisir de ce savoir pour produire du comment taire cette fois, et après tout la délectation scatologique n’est pas sans faire figure d’analyste
ce n’est effectivement qu’une interprétation universitaire, puisqu’en principe l’objet anal ne peut être terme en soi, encore qu’une certaine compulsion des choses montre que le Dieu de Luther est souvent actif in fine
ce n’est quand même pas la même chose que de dire que ce qu’avance Lacan est une doctrine ou un effet de structure
l’enjeu est à situer du côté des discours, c’est à dire pas exactement selon la critique marxiste de l’idéalisme, il convient plutôt de repérer ce jeu dans la structure qui déplace la question du côté de la Verleugung, c’est à dire d’une grammaire de l’inconscient qui nie plutôt que d’admettre justement l’ex-istence de l’inconscient
le manque ne surgit pas d’une coupure qui défait la structure mais de la mise en circulation de l’insu de cette structure; il n’y a pas de premier signifiant détaché en soi mais dans son non rapport au réel
l’objet a est la structure en tant qu’elle se déploie , c’est à dire en tant qu’une structure vient à croiser l’astructure de l’analyste, la question demeure de la cure en tant que non finie puisqu’alors il ne peut s’agir que d’un effet psychotherapeutique
malgré l’effort d’universiter le discours, l’objet a déplace la question même du discours à partir duquel il serait possible de dire enfin quelque chose de nouveau non pas du côté de la connaissance mais du savoir
Sans doute qu’il s’agit du langage, de l’articulation de la structure au langage et donc de l’entrée en jeu de la structure qui ne préexiste cependant à l’acte analytique, de sorte que l’origine n’est qu’un mythème qui masque le véritable enjeu de la question, l’écriture de cette structure, écriture qui n’est ni le fait de Lacan, ni de quelque élève électivement doué
l’essence du mythème est la scène primitive, c’est à dire le fantasme de Freud, la structure Fliess, ce que peut lire Lacan, comme analyste, c’est à dire jusqu’à ce qu’il advienne l’objet a de son enseignement
je reprends autrement, plusieurs raisons à cela, singulière d’abord d’un texte adressé dans le fond à Lacan ou Melman et qui va demeurer sans adresse donc sans lien avec son contenu. Il n’y a d’enseignement qu’au prix de la position de Lacan instable et certaine. D’autant que les élèves ont montré leur position pour le coup inquiétante, et Lacan, retour de vacances, reprend les choses de manière assez radicale. La logique donc, de manière à la fois formelle et vivante. Lacan propose une modalité d’exposition tendue entre l’histoire de la logique et sa coupure par le discours psychanalytique, l’ébauche de la question des quantificateurs depuis la logique d’Aristote trouve ici un ouvert questionnant vers la théorie des discours et l’encore. On pourrait essayer de lire comment la question sujet dans son exception vide va venir se redoubler sur les modalités de la jouissance, une fois que la question des discours a pu elle même exploser.
L’aspect formel des choses est à entendre comme effet de l’institution, l’invention du discours analytique, qui hésite entre l’hystérie et la psychanalyse, puisque là c’est $ qui est l’agent du discours , c’est le psychanalysant qui cause le psychanalyste, même s’il n’y a de psychanalysant que parce que le sujet supposé savoir n’existe.
Aristote lui même posant au coeur de sa logique l’énigme du sujet, de l’être et le recouvrement formalisé de son texte n’a pu effacer cette question jusqu’à la logique moderne qui tente de produire un texte qui évite de passer par cette fonction cause de la parole. Entre ces deux pôles, il y a le sujet de la science qui forclot l’origine sauf sous forme mythique, donc la question du quelconque qui fonde la structure comme sans origine
Il y a une fonction , il y a un trait vertical,phi(x), l’universel dit que tout x est phi(x), tout parlêtre est phallé, tout psychanalysant résiste... mais il y a du sujet qui n’y répond pas , la difficulté est le croisement de l’universel et du particulier, et il existe donc un secteur ou affirmatif et négatif se croisent sur un vide, où Lacan place le sujet, mais on ne peut séparer ces termes, pas de trait qui ne soit vertical, n’est pas sans être, s’affirme comme objet d’être justement exclu, le désir singulier est à l’articulé de ce croisement de discours
un sujet s’aliène à un discours, y dérive, s’y perd, démissionne et alors advient
ceci dit quel lien entre objet a et psychanalyste, car il est semblant de a sans pourtant ne pas être sans être objet a puisque sa destitution subjective n’est pas semblant, une bascule s’opère entre pour soi et en soi, pas un sans l’autre, le support de l’aliénation n’est pas métaphorique, entre la pensée et l’être demeure un identique disjoint, tout signifiant est quantique à condition que cette proposition elle même le soit sinon un restitue toujours de la substance, de l’Autre négativé soit sous la forme du Dieu métaphysique soit sous la forme de la Verlungung capitaliste. Ce dernier point est renforcé par l’idée que le psychanalyste est en place production, inhumain du discours puisqu’il n’est point dans le contre transfert
Peut être que la lettre anonymise le sujet, le rendant au pur rythme de son énonciation, lestant l’énoncé du poids de son dire, le passage à l’écriture qui ne serait pas du semblant entre poème et mathème, nous n’avons en ce domaine guère que l’exemple de folie, ce qui laisse en deçà l’écriture psychanalytique, nécessairement universitaire, hors sujet, cet ennui des conférences, sauf à tenir aux portes des origines, non pas comme Jung, mais bien comme cet effet d’une écriture dans l’écriture qui se redouble dans la structure du possible discours psychanalytique, au lieu du @, non pas la consistance finalement imaginaire de la lettre mais l’entre deux lettres qui fait réel, un psychanalyste se devrait de s’y tenir, dès lors que l’écriture le pose avant l’effet invocant-spéculaire de son incarnation, au lieu de passe, mais l’imaginaire vient sans cesse recouvrir ce qui pourrait ici se démasquer, il n’écrira donc qu’au titre du lecteur qui le fait supposé savoir, pris aux limites d’un artifice, d’un art où, même si et surtout si, il ne donner crédit à l’imaginaire, va s’engouffrer le fantasme énamoré, d’autant pris désiré qu’il apparaît comme couvert d’oprobe, à chaque fois ici se redouble ce qui ne cesse d’essayer de consister dans l’amour
Il ne faut si Phi y est, le leurre de l’amour se fige dans la présence de l’objet phallé, fantaisie qui recouvre de séduction l’indiscible de l’objet, se croire au lieu du savoir y contribue de ne point se croire bête dans cette affaire. C’est après tout ce qui est en attente dans le transfert, à savoir que ça s’actualise cette question de l’amour, comme pour de vrai, c’est à dire à la fois dans la présence et dans la répétition du déjà vécu, bref que ça vienne s’actualiser comme destin, alors que le transfert est ce par quoi justement il n’advient que quelque chose qui n’a aucune question d’être que ce que l’interprétation éclaire. La mémoire ramène ce qui va pouvoir signer la structure comme tel, le désir, et non le lisse paraoedipien de l’amour. L’amour s’adresse au supposé savoir afin qu’il puisse venir incarner un savoir sur l’amour qui échappe à la jouissance, à la vérité parce qu’il demeure topologiquement linéaire. La question ne peut alors porter que sur l’origine de l’amour et non pas comment l’amour vient recouvrir la cause du désir.Le pousse au passage à l’acte évite ainsi l’acte analytique, à entendre de l’ordre du langage qui seul tire à conséquence, à savoir réduire l’interprétation à une fonction psychologique hors coupure qui lève l’hors sens de l’imaginaire. D’ailleurs l’hystérique, le tout sujet du transfert, ne veut rien savoir justement du semblant de l’amour, pente paranoïaque où nous retrouvons l’orée des thèses de Lacan sur les psychoses.
et rien à attendre alors d’un biologisme des passions qui voudrait tenir cette affaire langagière au niveau des substances, la biologie dont on connaît déjà l’eugénisme thanatique, s’efforce bien sûr de radicaliser tout ça , avec bénédiction papale dans le fond. Dans le fond s’agit toujours de noyer la disjonction des jouissances par les variantes de la carte du tendre, quitte à organiser cette affaire comme orchestre de la jouissance pleine et obligatoire. Et on comprend que l’Eglise oeuvre là dedans car si elle en vient à admettre cette disjonction irréductible, alors existe l’Autre de l’Autre.
il n’y a de complémentarité des jouissances qu’au titre réduit de l’organe mâle et il serait fort ludique de ne point en rester aux embarras sexologiques si l’on veut que quelque chose d’intelligible advienne logiquement mais la sauce cocaïne viagra a sans doute réduit cette question à un plus tard que le shortbus pourtant articule dans la Big Apple explosée.
La difficulté bien sûr serait de pouvoir sortir l’oedipe de la jouissance c’est à dire du leurre de la jouissance imaginaire phallique, mais comment faire advenir quelque chose qui serait articulable strictement à l’indivise de l’objet. D’où une scène tragique peut être mais en tout cas débarrassée de la grosse artillerie de Sophocle, une scène où l’antagonisme des jouissances renonce à l’happy end. L’oedipe est le cadre d’un jeu de contraires qui permet de déployer l’antagonisme non de lui donner solution.
Il faut la psychanalyse pour que la logique d’Aristote puisse venir à se situer à l’intérieur du discours et non plus comme loi de l’Autre. L’acte psychanalytique suppose un sujet au savoir, savoir sur @ mais le S2 n’est que dans la logique d’une écriture S1-$<>@-S2, il y a un terme, l’épuisement de l’imaginaire qui impose d’en venir au réel qui, lui, est invention, se servir de l’objet @ sans l’avoir dans la poche. L’effacement du sujet supposé au savoir dans le transfert suppose qu’il y ait que de savoir insu de l’analyste non celui du professeur
$ -- S2(A) du transfert
$-- S2(@) de l’analyse
Il n’y a rien avant que les choses ne se disent, la mémoire des choses antérieures cryptées n’est que dans la supposition du savoir de l’analyste. Le parlêtre y soumet l’indistinct du continu qui est le possible illimité d’un centaine pour une mise en paroles qui vise à un silence plein, lui même n’est qu’un ouvert sur le réel qui, lui, est sans nom. La lettre tient au réel, en tant qu’écriture, écriture qui n’existe que comme lecture seconde, c’est à dire symbolique sur une trace imaginaire de la lettre, ce qu’indique Derrida d’un effacement im-possible de la lettre brûlée. La scène originaire est ainsi mythico-métaphorique et n’existe que comme un dit qui l’invente. Il n’y a de vérité que du dit, c’est ce qui incomplète l’Autre. Il n’y a de scène primitive que du @.
RSI est un leurre imaginaire qui suppose que la chaîne ainsi posée existe en elle même et existe pour qui le voit, le dit, le manipule. Or il n’y a de chaîne que du point de vue discontinu et linéaire de la parole, du symbolique qui décrit l’imaginaire et donc le réel, SIR. On peut entendre alors RSI comme plutôt une découpe de chaîne sur un compact, chaîne donc trouée. L’analyste est donc à la fois imaginaire comme continu et réel comme pure scansion. L’amour est savoir continu sur @ donc s’oppose au désir qui répond d’un objet d’@-mur
Il n’y a pas d’universel qui serait le langage se niant lui même d’être totalisé, un langage qui dirait l’inter-dit, langue compacte pouvant enfermer le signifiant qui s’y midit. Tout parlêtre est terroriste pour le Pouvoir dès lors qu’il évoque son désir, c’est à dire le point réel qui l’excentrise. Il n’y a pas de texte de l’objet@. L’objet échappe à la tentative d’effacement de la trace, il échappe au corps comme âme.
Le psychanalyste advient à un discours qui n’est pas le sien qui est de Freud ou de Lacan, à proprement parler de personne, qui articule des propositions fiables et pourtant indéfinies. Elles n’existent qu’au mathème qui les lit/e, attachement de lettres indistinctes à déchiffrer, le sens qui fuit devant le pas de sens de la lettre
Il y a un lien entre Valdemar et le discours psychanalytique, c’est à dire que l’hypnose ne lâche pas l’analyse au point de manifeste la chose au delà du refoulement forclusif de la psychanalyse elle même, de sorte que le parlêtre arrive à faire monde de la chose. La mélancolie devient clinique hors langage. s’phère au @ autrement que comme authentification de l’Autre, pas sans l’avoir du coin s’entend, nullement pris à la sauce de l’affaire du pseudo travail de transfert au transfert de travail. Plutôt le fantasme à l’acte dans l’instant du dit, nullement comme originaire du pathos. De toute façon s’il n’y a pas de trace stoïcienne, il n’y a pas non plus de trace psychanalytique malgré la médiatisation qui recouvre et bouffe au fur et à mesure ce qui se risque d’un dit. Demeure l’impuissance du savoir sur @ et le destin tragique ne peut que se prendre au comique de situation . il y a de l’indécidable, la négation sur l’universel fait sujet, mieux il n’y a de sujet que dans le redoublement de cette négation, ce qui règle la question d’une antériorité en attente.