cinéma paranoïaque
Le cinéma américain s’est longtemps soucié de chercher tous les scénarios possibles dans la littérature, il devient reality show c’est à dire qu’il prend appui de l’actualité comme récit, portant un mélange de dénonciation et de propagande inversée, le tout est livré à un montage entre acteurs cibles, photographes et cascadeurs. Ennemi d’état n’est pas le pire en ce domaine; Tony Scott est un habile faiseur, les acteurs crédibles bons ou méchants, Will Smith, Gene Hackman, les scènes d’action efficaces, bref on y croit, mais à quoi? le bon est noir , enfin face à l’épreuve il devient meilleur, le méchant blanc est un fasciste sans scrupule, doté de pouvoirs immenses mais étrangement inefficaces vis à vis de ce noir de plus en plus malin, il faut dire aidé par un autre blanc chassé des services secrets et qui se venge en étant bon, mais le complot échoue et la loi qui prévoie de surveiller tout le monde déjouée, vive la démocratie! or justement la machinerie est tellement énorme et réaliste qu’elle n’a plus besoin d’être incarnée, on sait bien depuis le nazisme que l’agent ordinaire du système est parfaitement conformiste et inconsistant