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çà passe ou ça casse

 

 

çà passe ou ça casse

 

impro sur un air valas

 

 ... Dʼemblée la rupture est consommée avec les post-freudiens. Certes à supposer qu’in fine ce ne soit bien pire 

le graphe ici appliqué suppose que la voie de l’AME demeure dans le fond freudienne et imaginaire ; est-il sûr que le passage à l’AE entraîne un changement d’énonciation et pourtant.. passe de Grodeck, de Ferenczi, de Freud, de Miller, de Melman...

 dès le stade du miroir, Lacan montre que le moi est loin de remplir une fonction de synthèse permettant à lʼhomme dʼy trouver les assises de son autonomie, ce qui se savait déjà depuis un certain temps. La critique fondée de l’ego psychology en particulier à partir de Balint questionne ce qu’il en serait du Moi de l’analyste

 

traversée du fantasme suppose une réécriture de la structure  qui va au delà du savoir y faire avec 

 

Lacan ajoute, ce qui est le plus important, que non seulement le moi a une fonction de méconnaissance du principe de lʼaliénation imaginaire, mais quʼen plus il nʼa de consistance que parce que le rapport du sujet à lʼimage narcissique est réglé par la dimension symbolique. On est dans une logique ISR où c’est le langage qui en second relit l’imaginaire comme pré-dit, ce qui questionne aussitôt un au delà du langage qui serait hors langage. La formule est déjà chez Augustin mais lui sait bien ce qu’il vise. L’Art occupe cette place dans l’imaginaire qui serait réelle. Elle ne saurait l’être qu’au prix d’une critique du jungisme de base à quoi participe plus la déconstruction que les pétitions de principe. 

 

Le sujet ne peut saisir son désir que dans sa parole adressée à lʼanalyste pour sa reconnaissance.

Lʼobjet premier du désir est sa reconnaissance même par la médiation de lʼautre. Le désir est donc soumis aux lois de la parole, il insiste alors, indestructible, jusquʼà être reconnu.

En cette période, encore hégélien, Lacan pense que le sujet peut trouver le principe de son identité dans sa reconnaissance. La fin de lʼanalyse serait alors dans lʼaccord du sujet avec son désir reconnu et assumé.

Sans doute avons nous tendance à demeurer au lieu de cette phase héroïque mais qui demeure après un singleton un peu moins crétin que celui du moi fort sans pour autant assumer ce que désir implique quant à la fenêtre du réel qu’il ouvre, mais c’est sans doute aussi le temps des analystes qui ont quelque chose à dire d’être peu univoque dans la science analytique

 

« Là où cʼétait je dois advenir » est la traduction du Wo es war soll Ich werden.

 

En substituant lʼAutre du signifiant à lʼAutre de la parole, Lacan déplace lʼaccent de la cure. Dès lors le désir du sujet nʼest plus soumis aux lois de la parole pour sa reconnaissance, mais par le moyen de la parole pour sa reconnaissance aux lois du langage.

Autrement dit, le sujet est toujours plus séparé de son désir au fur et à mesure quʼil sʼavance dans la parole de sorte quʼil ne peut plus le reconnaître, il faut le lui interpréter.

Cette relative antinomie des lois de la parole et du langage aura une conséquence majeure. La fin de lʼanalyse nʼest plus lʼaccord du sujet à son désir, mais lʼavènement de sa propre destitution subjective, de son manque-à-être.

Le héros de la parole devient un pur jouet du langage, de sa logique, inconsistante en ce second tour, il n’y a pas de moment tragique mais la mélancolie d’un vide qui ne tient que d’un semblant puisque sauf à virer au culte de l’Autre quinexiste , rien qu’un réel radicalement excentré

 

Mais Lacan ne restera pas sur cette promotion de lʼEtre-pour-la-mort où sont restés en panne nombre de ceux qui croyaient le suivre.

En effet, il a très vite désigné une possibilité de franchir cette limite

Entre l’arrangement freudien aux rigueurs du sort et cet être de rien, le choix pourrait sembler facile, panne de seconde génération ou de second temps logique 

 

En ce point il n y a aucune difficulté à disjoindre ce qui serait une méditation théorique d’une série d’interférences , le dialogue cursif avec Denise et Jean louis et Jessica à propos de l’institution analytique , le montage comme raison du texte, Susanna tango, le maçon juif et sa pulvérisation de chapelles sur fond de zèbre , de Balsamo et de fantômes de l’hôpital, tout ce flot pas tellement contradictoire et ces vieux messieurs qui parlent de leurs ennuis de santé comme de l’orientation  létale du monde sur la base de la croyance au discours de la science , l’efficience sur le réel n’étant que l’effet d’un dispositif de langage qui découpe l’apparence selon le nombre 

 

Lacan a inventé lʼobjet (a), constituant lʼêtre du sujet qui se distingue du sujet barré pour le signifiant.

Lʼobjet (a) est le produit de lʼopération signifiante dont le sujet est lʼeffet. Ce qui revient à dire que si tout nʼest pas signifiant tout est structuré.

A côté du $, lʼavènement de lʼêtre du sujet devient un enjeu majeur pour la psychanalyse.

Dans son séminaire sur La logique du fantasme(1967), Lacan va précisément développer le rapport dʼarticulation entre le sujet et 1ʼobjet, dans leur conjonction et leur disjonction, ce qui correspond à lʼinscription du sujet dans lʼAutre du signifiant.

Soit le procès dʼaliénation qui ne va pas sans le procès de séparation dans lʼacte analytique, car cʼest bien de cela dont il sʼagit dans la cure.

Si lʼintérêt se centre sur le fantasme (il permet dʼailleurs de rapporter les signifiants structurants le symptôme au désir de lʼAutre), cʼest parce quʼil nʼest plus pour simplement fantaisie imaginaire, voire scénario, mais axiome, en tant quʼil a une signification absolue.

Il fait fixion autre du réel, cʼest une structure, et comme telle, son parcours logique doit permettre dʼen déchaîner les éléments qui la constituent.

la traversée du fantasme, nʼest pas à entendre comme la traversée dʼun cerceau de papier.

 ce qui ferait référence à lʼimage narcissique, mais parcours logique du battement de sa structure.

Faut-il encore que le parlêtre vienne mettre en jeu un peu de sa substance qui est cliniquement plus attestable que la structure mythique d’une rencontre et d’un enjeu morale, il s’agit cette fois de déployer les termes de sa représentation , qui n’est simplement l’à priori de son idéal du moi, mais bien le réel que son moi idéal malgré tout promène. Bref le sujet a encore un peu la parole face à un Che vuoi qui renonce à sa figure gothique pour un temps d’écoute des errances de certitude dans la carte du tendre. Hamlet prend quelques détours après la rencontre avec le spectre, il lui faut d’Ophélie épuiser les mirages.

Wo es war soll Ich werden, il ne peut s’agir d’une conscience prise à cette errance qui ne pourrait se fonder que de l’acte parfait avec une représentation commune qui lisserait les sujets à l’identique d’une même comédie. Après tout, si le parlêtre vient à témoigner de son embarras c’est difficilement de ce précieux qui fait fantaisie en lui, ce ne saurait être que des conséquences de cette fantaisie qui se détache de son support mondain. L’analyste est pris à témoin de ce commerce avec l’autre dont il voudra bien assumer la place oscillante entre cet autre du commun et un Autre incommode. L’oscillation d’une place l’autre peut virer à l’infini compulsif et le silence trouvait le nom de la belle cruelle ou du Dieu sadique. A moins que d’Autre il n’y est point , que cette place est vide radicalement et donc que la belle inconnue est un x d’un processus logique. Un peu d’enseignement va pouvoir ici rebondir de toute la force d’un procès dans le fond disjoint de cette vie palpitante malgré tout . cette fois ni héros tragique, ni errance kraftebingienne, mais le délice d’une gödelisation de la cure, dont le terme sera le ravissement sinon de Lolo du moins d’une inexistence en aucun lieu. Il y a quelque urgence en changer de place. 

Le parlêtre va t il se retrouver in fine à assumer à son tour cette place sans éclat et de fait sans invention, sous peine d’être repris dans les erres de l’amour, fut-elle de pur savoir. Un parlêtre averti est loin d’en valoir deux, de son symptôme disjoint, de son fantasme éteint, pur opérateur logique qui n’aura plus grand chose à dire que les litanies de son Ecole.

 

Si l’analyste ne se soutient du fantasme hors celui dont il va faire bord, la jouissance de son acte demeure question, jouissance de pure logique cependant sauf déjà mort il ne peut guère que voir défiler les objets noyés d’amour et y lire le sien propre qu’il a vu passer, pris qu’il est d’ailleurs, comme chacun dans la folie du monde

 

 

 

 

La théorie psychanalytique, nʼest pas figée une fois pour toute, elle se doit de suivre le mouvement de la pratique, et se renouveler en fonction de ce qui lui vient dʼelle, soit lʼinvention dʼun nouveau réel, spécifique à chacun dans sa différence absolue.

Si les psychanalystes refusent dʼentendre cela, alors la psychanalyse, dont Colette Soler dit justement quʼelle est à la merci des psychanalystes, est foutue.

Patrick Valas, 15 mars 2010.

foutu entre détestable et considérable

Elle foutit saintement avec ce saint homme pendant deux ans et le mit au tombeau. Cependant, il la dota … — 

  • Pourvu que je foutisse un jeune con, que m'importait ?... J'allai nu au lit ; je trouvai des tétons naissants, un conin qui tressaillait. Je dépucelai... — Eh bien, monsieur le duc, j'ai toujours remarqué au cours de ma longue carrière […] que quand on a envie d'une fille, si on y va carrément, neuf fois sur dix elle ne vous dit rien, mais si on relève tout doucement ses jupes pour regarder ce qu'il y a dessous, le plus souvent, elle vous fout en correctionnelle. — de quoi faire colloque dans le genre

«la psychanalyse est foutue»

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