Apeiros khôra
Le grec dit sans fin, infini, inextricable, sans terme marqué, mais aussi sans expérience, ignorant, ce qui balise un champ sémantique moins moderne que semble vouloir lire Marie Charlotte Cadeau qui se sert du grec comme appareil d’intimidation dogmatique comme d’autres peuvent user des termes mathématiques ou logiques d’autant que peiro désigne traverser, transpercer, parcourir d’un bout à l’autre
Quant à khôra mythifié dans une filiation philosophique lacanomaniaque, avant d’être un mot valise c’est un espace de terre limitée et occupé par quelqu'un ou quelque chose, un intervalle, un emplacement, un rang, le sol
Il y aurait cette idée de franchissement de ce qui fait le lieu d’un parlêtre, soit sans doute plus l’acte vers le xenos, l’étrange, le différent que cet idéalité ordinaire du côté de l’ésotérisme platonicien, le forçage du sens qui cherche à trouver du réel lacanoïde partout
Peut être que la banale question du nombre serait plus intéressante, le surgissement progressif de nombres effrayants parce que locaux et sans limite; diviser 1 par 3 et vous avez le même vertige que de calculer la diagonale d’un carré de 1 de côté ou cet étrange rapport de la circonférence d’un cercle à son diamètre; la question tout autant de la fascination maintenue pour le caractère entier des nombres, le perfection des figures géométriques, carré ou cercle, qui cacheraient des abîmes numériques; la lettre pi vient ici faire leçon identique à aleph zéro;
c’est la même chose en physique où toute une série de constantes minent la perfection lettrique des formules, constante de Planck, vitesse de la lumière, constante gravitationnelle; que serait un monde qui partirait dans ses calculs de ces monstres numériques plutôt que de la perfection des entiers qui les engendrent