au deux saoul du vol quand
voilà après une lecture lente matinale, un dernier effort rapide comme dans l’hallucination de cette fin, voilà longtemps après Pollock , comprendre un peu après toute cette prétention, on peut essayer de reprendre depuis Perrier et Melman, cette place impossible du psychanalyste, thanatol et le mescal, jus de mort dans la jungle tiède, parmi les indiens silencieux, morts, le bruit du souvenir halluciné, la joie du mourir là pour rien,
introduire aux alcools ne saurait être psychiatrique, addictologique, sans doute plutôt sensoriel, hors du temps du chromos, dans ce temps suspendu où se parcourt l’entre deux morts, le Styx si proche et bouillonnant, éviter des formules hors contexte oralité, jouissance autoérotique,
Les textes rassemblés sous le titre alcools de la revue lacanienne de juin 2010 semble errer entre une sorte de psychiatrie noyée d’addiction et de sociologie et une clinique plutôt freudienne et qui loin de chercher le trait du cas, l’articulation élémentaire de l’affaire se perd dans de vagues considérations et ce encore plus quand sont évoqués ces grands buveurs écrivains, on aimerait en savoir un peu plus long sur la langue de Poe, sur ce que cette langue traduirait d’un trouble, non il faudra se contenter d’un récit imaginaire qui évoquerait un corps archaïque non marqué et un corps pris dans une forme signifiante, comme si l’alcool permettait au premier de venir à l’existence. Ce sera la même chose pour Lowry, cette fois au lieu d’une tentative de repère clinique dans une observation qui en ce domaine est de l’importance de l’écrit de Schreber, nous avons affaire à une sorte de mimétisme imaginaire , happé par la beauté des horizons, le Consul est livré à l’outre monde, qu’est ce que ce truc léger, que vient faire l’idée joycienne là dedans. Pour Duras, nous voici dans un descriptif qui oublie visiblement l’articulation pourtant si fine qui peut se faire autour des textes de la douleur, alors Lol n’est plus ce relent d’ivresse, et le texte de Lacan pourrait revenir en mémoire et le second temps dans l’élaboration de la clinique des psychoses ne serait plus un vain mot. j’arrête à la page 64, j’ai sans doute manqué de courage, tout ça m’évoque ce pauvre Galilée!