Anne of the Indies
Tourneur est un faiseur brillant, génial lorsque la commande n’est pas trop lourde, et la distance entre la féline et un film de pirates est infinie, on pourra célébrer Franz Waxman mais ce serait justement souligner la question musicale, conventionnelle et souvent peu traitée , comme un collage à propos duquel il n’y a rien à dire ou presque, mais ceci participe du silence sur la musique dès lors qu’il s’agit de la lire comme portance du signifiant, le film est de 51 et donc daté question réalisme des décors, des personnages, Tourneur fabrique un objet dont on peut se demander la part d’autoparodie parce que ce bélâtre entre deux femmes dont une, l’épouse, est une poupée stupide et l’autre une sorte de vierge guerrière complètement défaite dans sa fonction dès qu’elle croise le regard de l’espion, quant au méchant pirate obèse et peu crédible, il est aussi un père cruel qui ne peut qu’en venir à tuer ses enfants dès lors que ceux ci se prennent à la civilisation, c’est à dire à la mascarade des rapports