Amour mourir
Hell est un petit film,
Hell, une jeune fille issue d'un milieu aisé, passe ses nuits dans les boîtes parisiennes et ne fréquente que la jet set. Mais dans ce monde où tout n'est que paillettes, elle est en proie à un certain mal de vivre. C'est alors qu'elle fait la rencontre d'Andrea, un jeune homme avec qui elle s'isolera pendant six mois pour entamer une descente aux enfers. une certain beauté sauvage parcourt certaines séquences
tout comme sept ans de mariage, comédie de boulevard cette fois
ils ne sont pas dans des champs culturels connexes à priori. Seul le hasard a pu les mettre en présence, mais il est manifeste que le pathos romantique de l’un a quelque rapport avec le pathos bourgeois de l’autre, que l’hysterie de l’un vient croiser la compulsion de l’autre sur le point ordinaire de l’objet, mourir d’amour, amour du mourir... de rire s’entend.
Il est toujours intéressant de pouvoir croiser ce genre de monstration des larmes d’Eros
qui n’ont jamais été aussi superbes qu’au prix du maintien d’une possibilité de peindre les corps, j’oppose alors une séquence qui parlerait de Jansem( belle peinture érotico-académique)
jusqu’à Dufour (où la torsion du corps cherche la posture)
en gardant dans notre regard troué , troublé la séquence des peintres comme
Lydie Arickx, Schiele bien sûr en arrière plan..
savoir que la scène d’amour s’est nécessairement déplacée depuis Auschwitz
Sans doute que l’accent est depuis mis sur l’Autrejouir à savoir quelque chose entre réel et imaginaire, un ouvert que ne tient le nouage en trèfle. Ce qui ne limite pas l’enjeu plus classique où l’amour fait sens entre imaginaire et symbolique, hors jouissance donc , et sans doute du côté de la réalité psychique freudienne vers ISR , c’est en ce point que se joue à la fois la fantasmagorie névrotique per-verse (la question est à nuancer de ce qu’avance Allouch, cf Cigare) , le bornage freudien de la jouissance, l’orée d’une érotique qui ne serait pas du semblant. Lorsque le camp a rendu officiel Krafft Ebing comme décrivant le réel sexuel, il est évident qu’il y a eu quelque dérive, poussant amour et sexualité à la fois sur le terrain de la marchandisation des parlêtres et sur le terrain plus difficile d’une érotique sans Autre. Marivaux définitivement inscrit à la république de Salo